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Game of Thrones

 

 

 

30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:51

Désolée de ne plus tellement utiliser ce blog. Overblog a complètement changé sa plateforme, et je n'ai pas envie d'apprendre à utiliser la nouvelle pour être honnête.

 

"-Hello.
-I'm the Doctor.
-Sorry about the Dalek.

-... Also the showing off"
 


   Tout d'abord je tiens à dire que oui, si je veux, je peux trouver des reproches à faire à cet épisode. Bien sûr qu'on le peut toujours. Mais je ne veux pas. Du coup cette review va être une ôde à l'épisode, avec une allure de fandebaz incapable d'accepter l'idée que sa série n'est pas parfaite. Je ne m'en excuse pas. C'était bien trop important pour que je me parasite moi-même à chercher de quoi remplir une partie "reproches" à cette review. On nous offre ce cadeau et je le chéri tel qu'il est. Je l'aime tel qu'il est. Ses défauts même me le rendent parfait.


Et je le répète: je ne m'en excuserai pas. 




Vous savez, je dois admettre qu'au premier visionnage - et c'est de ma faute -  j'ai trouvé la première partie un chouille longuette. C'est parce que je ne la regardai pas de la bonne façon, et c'est au deuxième visionnage, après avoir compris que les zygons en eux-même n'avaient aucune importance, que j'ai pu l'apprécier complètement. Il fallait simplement une menace à la fois assez réelle pour qu'on s'en mêle et pas trop trop terrible non plus, histoire de laisser la place à l'observation de Chinny & Sandshoes - et de doucement nous familiariser avec le concept de frozen moment. Du coup la seconde fois, ça serait presque passé trop vite. 

Clairement on nous enfermerait nos trois Docteurs dans une pièce et on les laisserait tourner en roue libre que ça serait parfait de toute façon. D'ailleurs c'est ce qu'on fait et c'est parfait - on note au passage que le Docteur, c'est le seul personnage de fiction pour qui le coup de ne pas vérifier si la porte est ouverte est totalement crédible! Qu'ils soient entrain de faire les andouilles, de se foutre l'un de l'autre ou de s'engueuler proprement, toutes leurs interactions sont fascinantes. Je crois que pour moi tout ça est cristallisé par ce moment où Ten et 8.5 se disputent et qu'Eleven se marre tout seul "on dirait moi quand je me parle à moi-même". La réplique en or massif.

On connait déjà les deux grands machins, arrêtons nous donc sur l'ex-dragon: quand Steven Moffat a pris la tête de la série il y a presque 5 ans de ça, je l'ai dit, et j'ai passé 5 ans à continuer à le croire, parce que c'était juste impossible, le connaissant, qu'il passe à côté d'une telle opportunité: c'était évident qu'un jour il nous présenterait un Docteur dans le désordre. Et ce qui est fou, c'est que j'accepte si facilement qu'il vienne du passé, comme si oui oui je l'avais déjà connu. Et je voyais une réunion de 3 Docteurs dans ma télé, et non pas une réunion de deux Docteurs+un nouveau. Et d'ailleurs sa présence à la fin avec tous les autres, qui aurait pu irriter, parait en fait si naturelle. Bien sûr qu'il a le droit d'être là. Bien sûr qu'il est le Docteur. 
Du peu que l'on savait de lui jusque là, je l'imaginais plus du genre commando, un genre de rustre militaire intergalactique. J'ai été ravi de le découvrir aussi... humain. Aussi fort et fragile à la fois, aussi rongé non pas par ses doutes, mais tout au contraire justement, par sa certitude. Et en fin de compte il n'est là que pour observer, le warrior. Pour apprendre ce qu'il est. J'ai adoré. John Hurt était parfait. Il passe la moitié de l'épisode à tirer à boulets rouges sur les deux abrutis qui lui servent de futur, et conclut son lynchage par un superbe "Those men... extraordinary". C'était parfait. Et... c'était tellement le Docteur.



J'aime aussi la façon dont cet épisode est vraiment encré dans le présent de la série, et ne se contente pas de faire du fan service... tout en en faisant beaucoup quand même. Parfois comme un bourrin, parfois plus finement, et ainsi tout le monde est servi. Mon petit clin d'oeil favori est le "cherchez dans les fichiers de 1970 ou 1980, selon le classement". Ceux qui le ratent ne se rendent pas compte qu'ils le ratent, ceux qui l'ont arborent fièrement un sourire attendri. 
Mais mon plus grand moment de OMFG revient quand même à... One qui prononce le mot Gallifrey. ONE QUI DIT GALLIFREY!! One qui dit Gallifrey pour la première fois, et mon coeur expose.
Mais au delà de ça, on a une vraie histoire, fermement plantée dans l'évolution en cours d'Eleven, et qui fait vraiment faire un pas de géant à la série. Là où souvent les épisodes anniversaires (en général, pas de DW en particulier) se contentent d'être une espèce de self-congrats géante; ici on fête ça en prenant l'énorme risque de tout remettre en question. Quelle force a cette série, pour oser faire ça. Et en même temps, quel nouveau souffle elle se donne! Quelle série, après ne serait-ce qu'un quart de tout ce temps, arrive encore à être capable de se relancer elle-même à ce point!!! S'il fallait une nouvelle preuve que JAMAIS on aura fait le tour de tout ce qu'il nous reste à raconter...
Et dans le même temps, elle respecte son passé. Elle se permet de réécrire presque 10 ans d'un coup (on va se géner), voire même 50 ans en fait, puisque tous les clampins ont participé, mais elle respecte et adore son passé sans restrictions, même dans ses faiblesses qu'elle souligne avec tendresse (mon chouchou bien sûr reste le tournevis que l'on brandit à toutes occasions et qui devient tellement magique qu'il en ouvre même les portes déjà ouvertes).
Elle lui rend hommage tout juste comme il fallait: tout le monde est là, parce que c'est là qu'est leur place; mais ça n'est qu'une touche, parce que c'est vers l'avenir qu'il faut regarder. Ces Black Archives, avec leurs murs couverts de photos et leurs cabines remplies d'objets, permettent de venir délicatement ajouter la touche finale à l'affaire (mais Ciel, les louboutins sont devenues une arme de destruction massive xD ).
Et puis, aww, voilà que Capaldi bat tous les records mondiaux en étant instantanément adoré de millions de fans avec juste un plan de 3 secondes sur ses yeux . Bienvenue chez les fous, l'ami!  (pi ça devait être rigolo le coup de téléphone "salut, dis tu nous prêtes tes yeux et tes sourcils pour le 50th steuplait? On emprunterait bien aussi le reste de ta personne mais on n'a pas encore choisi ton costume").


Et puis Billie. Billie qui n'est pas Rose, et ça, c'est juste l'une des meilleures idées de l'année. D'abord parce que ça m'arrange de ne pas rebouffer du Rose, ensuite parce que c'est encore mieux comme ça, cette idée de Moment qui nous ouvre cette magnifique fenêtre dans le temps. Parce que si Rose me gonfle je suis par contre ravie de revoir Billie, parce qu'en bonus c'est logique qu'elle ait cette apparence, parce que cette Conscience a un petit goût d'Idris dans sa folie qui me plait beaucoup, et parce que ça masque avec brio le fait qu'en gros, le mec peut mettre fin à la plus grande Guerre de toutes les galaxies juste en appuyant sur un pauvre bouton. Et on note que c'est amusant, finalement, toutes ces discussions suite au trailer "mais elle joue qui Billie, parce que c'est trop pas Rose ça??" alors qu'en fait elle nous donne tout justement la réponse dans le dit trailer de manière on ne peut plus explicite "The Moment is coming" . Coucou c'est moi!!
Je souligne aussi que le Moment hérite de l'une des réplique qui m'aura le plus touchée de toute la série: "You know the sound the TARDIS makes? That wheezing...groaning. That sound brings hope wherever it goes. To anyone who hears it, Doctor. Anyone, however lost..."


En vrac, je glisse au passage que si j'avais aimé l'idée du personnage de Kate pendant la saison 7, Kate en elle-même m'avait laissé assez indifférente, mais là je l'ai ADORE. Et Osgood, a.k.a. Inhalor Girl, a.k.a. la-représentante-officielle-du-fandom, elle claque bien aussi. Par contre Elizabeth, mis à part pour la joke sur la continuité que je continue d'admirer, elle ne s'est pas démarquée plus que ça - il faut dire qu'en sandwich entre Hurt Smith et Tennant ça demande une sacrée personnalité pour exister.


Et toujours en vrac, j'ai trouvé les images de la guerre du temps sublimes. Tout en close-up, c'était ce qu'il fallait. C'était affreux, c'était vrai. Lorsque 8.5 shoote le Dalek au début, on le voit voler hors de son tank - le vrai Dalek, le machin avec des tentacules qui vole devant la caméra. J'ai été scotchée par ce plan. 
Un jour, je le verrais en 3D: Riri, Fifi et Loulou qui évoluent dans le tableau ça doit être épique.




Et c'est forcément avec le gardien du musée que l'on termine, parce que.... parce que pour une fois que le spoiler avait tenu jusqu'à la dernière semaine, il a fallu que ce crétin de premier ordre qu'est Tom Baker se mette à brailler 3 jours avant  qu'il était dans le 50th *trèsfâchée*
Certes, une bonne partie du dialogue entre Eleven et le gardien est en fait un dialogue entre Matt et Tom - et connaissant Tom, on se demande même si c'était pas carrément de l'impro avec Matt qui suit parce qu'il n'a pas le choix - mais n'empêche, quelle meilleure façon de finir l'épisode que d'aller caresser ainsi le 4e mur. Les yeux qui pétillent de l'un et le sourire nostalgique de l'autre sont juste tellement touchants, même si on n'a jamais vu un seul épisode de la série classique. C'est juste le passé fier du futur et le futur si reconnaissant du passé, et c'est très beau. C'est aussi très foutoir comme dialogue, mais c'est ce qui le rend typiquement Doctor Who.




En bref, on nous sert 75 minutes d'exubérance Whovienne aux dialogues taillés dans des diamants, tout ça juste pour en arriver à nous offrir l'un des plus beaux plans de ces 50 dernières années - et pour une fois personne ne souligne l'effet spécial foireux parce que bon sang, tout le monde s'en contrefout, et à raison:  12 Docteurs, le nez en l'air, et là-haut, cette promesse: [i]Gallifrey.


"My journey is the same as yours, the same as anyone's. It's taken me so many years, so many lifetimes, but at last I know where I'm going, where I've always been going.


HOME...the long way round."

 

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commentaires

StullKid128 16/12/2013 21:34

Merci pour cette critique pleine d'enthousiasme. Et j'en profite, 50 ans oblige, pour te remercier pour ce blog qui m'a permis de plonger encore plus dans cet univers que j'aime temps. Tes traductions sur les nouvelles, le DW mag ou the Writer's tale sont vraiment excellentes et merci encore de m'avoir permis de mieux connaître First et Seven au travers de tes traductions, sans oublier Eight grace à tout l'amour que tu lui porte ;)