Publié dans : BBC Sherlock
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Prélude à ce dernier chapitre, j'ai oublié de vous dire dans la partie précédente que grâce à Mo', le Mouvement #believeinSherlock avait atteint les studios de France Télévision: voici comment
elle a redécoré la salle de cocktail
Si j'avais su en pondant l'affiche qu'elle se retrouverait catapultée là, je me serais un peu plus appliquée pour la découpe de Moriarty xD (ouais bon, quand on sait qu'à la veille de l'événement France 4 a twitté ça, on se dit que ça n'a pas dû les perturber plus que ça)
***
~ Partie 4: Sherlock a sa propre théorie sur la chute de Sherlock
Ainsi donc, voici John Watson. Mazette, il est bien plus grand que l'original
. A partir de là, tout ce qui va sortir
sera en vrac, parce que mon cerveau en surchauffe a atteint les limites de ses capacités et que ma mémoire commence vaguement à nager en plein brouillard.
Mais je me souviens que l'on est restées un moment à papoter avec Watson tout seul, avant qu'il soit rejoint par son ami le détective (alors oui, ils s'appellent Yann Peyra et Gilles Morvan en
vrai, mais dans le flou artistique du moment, c'était plus simple pour tout le monde de les appeler Watson et Sherlock et vu que vous savez quoi? Ils répondent aussi quand on les appelle
comme ça
, on va continuer sur cette lancée. Watson, donc, à qui j'ai dû poser environ 3403455 questions dont
je connaissais déjà la réponse mais c'était juste trop tentant de pouvoir le faire en live
. Du style est-ce
qu'ils ont l'occasion de voir l'épisode en entier à l'endroit avant de doubler ou pas? Pas toujours pour les autres doublages, mais comme pour Sherlock c'est tous des gros fans bien geeks (comme
Sherlock nous en fera la démonstration haute en couleur un peu plus tard) et bien oui, ils ont vu tous les épisodes de la saison 2 avant de les doubler. Ils ont tellement détesté qu'ils les ont
même regardé 3 fois
.
Lolotte lui demande s'il aura possibilité de suivre la carrière de Martin Freeman sur d'autres films (elle gère Lolotte, quand tout le monde pète un plomb elle ramène les moutons dans le pré) -
en sous-texte dans la question, il faut entendre "tu vas jouer les hobbits, dis?" - et Yann partageant une partie de son esprit avec Watson, comprend immédiatement le sous-texte
. Donc... pour l'instant, il ne peut donner aucune réponse officielle. Parce que rien n'est signé, et parce que
probablement, il n'a pas le droit de trop en dire pour l'instant. Mais... il a fait des essais. Et d'une manière générale, oui, il aimerait pouvoir suivre la carrière de Freeman, qu'il aime
beaucoup. Il a d'ailleurs demandé à pouvoir le rencontrer prochainement.
Toujours dans la série "on connait la réponse mais on demande quand même" ils doublent l'épisode dans le désordre, n'est-ce pas? Oui, ils doublent dans le désordre, parce que par exemple lorsque
Mycroft vient faire ses scènes, il fait toutes ses scènes d'un coup. Dans la mesure du possible, ils essayent de réunir tous les acteurs présents dans la scène pour les faire doubler en même
temps, mais ça n'est pas toujours faisable. Pas uniquement pour des questions de disponibilité, mais aussi parce que parfois, les plans diffèrent et ils sont obligés de prendre les voix
séparément (l'exemple que nous donnera Sherlock viendra du Reichenbach "quand Sherlock fait sa crise avec son freesbee de la mort pendant que Watson parle tout seul dans le canapé"
)
Ils nous apprennent d'ailleurs que c'est le lendemain que Sherlock doublera la scène de fin de The Reichenbach Fall que je ne détaillerai pas pour éviter les spoilers mais il s'agit bien
de LA scène; alors que Watson a déjà doublé sa partie il y a quelques jours.
Nouvelle anecdote ayant pour thème les au revoir, c'est à ce moment que Watson annonce qu'il s'en va et nous salue (et dit au revoir à Sherlock dans un joli câlin qui me fera dire à Jam que ça y
est, elle l'a eu son câlin John/Sherlock mais non, ça lui suffit pas
). Enfin bref il dit au revoir. Une première fois. Et comme monsieur BBC, une demi heure et 15 au revoir plus tard, il sera toujours là (apparemment on est difficiles à quitter dites donc
).
Toujours en vrac, arrive sur le tapis le fameux débit delamorkitue de Benedict, qui ferait cracher ses poumons à plus d'un. On pourrait penser qu'à devoir régurgiter autant de mots aussi vite,
Sherlock aurait souvent besoin de refaire ses prises mais on apprend qu'en fait, c'est plus souvent Watson qui se prend les pieds dans le tapis et qui doit recommencer.
Parce que zut, ça suffit maintenant de parler boulot vu qu'eux aussi sont deux gros fans avec une passion à assouvir
, ils nous demandent si on a vu la saison 2. Tout le monde répondant positivement, on enchaîne sur un gros dépiotage de la saison digne du forum dans ses plus grandes heures de
pétage de plomb. Sherlock nous donne sa théorie sur la fin du Reichenbach: Molly, camion, balle de caoutchouc, vélo... impeccable, y a pas à dire, il se sentirait comme un poisson dans l'eau sur
Tumblr
.
Il relève ensuite une liste longue comme mes deux bras d'indices et de références au canon glissés dans la saison, du plus évident au petit mot écrit en minuscule tout en haut d'une addition de
restaurant que l'on voit environ 3 microsecondes (sérieusement, il est sûr de n'avoir vu les épisodes QUE 3 fois?? ).
Je ne sais plus exactement quels autres points ont été abordés, tant sur le doublage que sur la série. Je sais juste qu'à un moment donné, j'entend un drôle de bruit, et qu'en cherchant à savoir
ce que c'est je m'aperçois que les serveurs sont entrain de replier les tables. Pas très correct, alors que le cocktail n'est pas fini, me dis-je... avant de m'apercevoir qu'il est fini, et
depuis un moment apparemment. La salle est déserte, à l'exception de 8 fans, 2 doubleurs et un adaptateur qui piaillent au milieu et d'une petite 10aine de membres du personnel de FT, du doublage
et de la BBC qui sont en cercle autour de nous et qui nous regarde avec la banane. C'est à dire que nous, on a l'habitude d'être la polulasse qui regardons ces gens en se demandant comment c'est
"de l'autre côté de la barrière". Mais à ce moment là, c'était nous qui étions regardés comme d'intéressantes curiosités "c'est comme ça, leur monde!" . Je crois qu'ils aiment notre enthousiasme.
Niveau inversion de rôles, on en arrive au bouquet du pompon. Voilà-t-y pas que ce sont eux qui nous demandent, presque gênés, si on veut bien se groupir avec les doubleurs pour qu'ils nous
prennent en photo
Une jeune femme qui, je crois, venait de FT, pense même à demander à Jam si elle peut lui emprunter son Deerstalker pour le coller sur la tête à Sherlock (ces gens sont pire que nous) et nous
voilà plantées dans ces studios déserts telles des vedettes sous les feux de la petite 10aine de paparazzis qui ont tout à fait l'air de nous trouver fascinantes (et heureusement pour nous qu'on
avait la maman de Tia' pour prendre des photos pour nous aussi, sinon cet instant n'aurait à jamais existé que dans les bureaux de FT, du département Dubbing de la BBC et du studio de doublage.
Ça aurait été balot
)
Avec tout ça, il est déjà 00h15, et enfin nous sortons (bouaf, ça fait à peine 5h qu'on est là ^^).
A temps pour récupérer l'avant-dernier tramway. Hormis les officiels, il ne reste personne d'autre que 8 des 10 de départ. Puis 7. Puis 2. Parce que pour sortir des studios de FT, il faut passer
par un sas de sécurité via 2 portes en verre. Comme à la banque, en fait. Puisqu'on ne peut pas rentrer à plus de 4 ou 5 dans ce sas, c'est Lolotte et moi qui nous retrouvons les dernières "côté
FT" des portes, alors que les autres s'éloignent déjà "côté rue".
Notre porte s'ouvre, nous allons sortir. Il n'y a plus que nous. Nous et ce petit groupe qui monte les escaliers. L'un d'entre eux fini de grimper en courant, bien décidé à profiter de notre
passage dans le sas pour sortir aussi, parce que, hé, c'est pénible de poireauter en attendant son tour.
C'est ainsi que Lolotte et moi nous retrouvons enfermées dans le sas de sécurité en compagnie de notre Watson Francophone (Watson qui je vous le rappelle, était sensé être parti y a une bonne
heure de ça déjà).
"C'est bien, au moins on ne risque rien" lui dis-je. "Aucun danger, vous êtes sous la protection du Docteur Watson".
Ce ne sont que quelques secondes, mais c'est une bien jolie façon de conclure l'histoire de cette surprenante avant-première. C'est aussi un parfait récapitulatif de ce qu'a été cette soirée: une
succession absurde d'évènements improbables. Et c'est ainsi qu'à 00h20, alors que nous quittons des studios désormais presque déserts, Lolotte et moi trouvons le moyen d'ajouter une nouvelle
anecdote complètement surréaliste à cette soirée.
Surréaliste. Le mot du jour.
~ Partie 3: Qu'est-ce que cette chose verte que je viens d'avaler?
Ca y est, on atteint le point où ça devient urgent: il me faut quelque chose à boire. A savoir que j'ai très mal à la gorge depuis le matin (pour info, 2 jours plus tard je suis carrément aphone)
et que là, il me faut humidifier tout ça en urgence. Les filles semblent refuser catégoriquement de s'éloigner de la sortie de la salle de projo, donc j'attrape Lolotte et nous filons de l'autre
côté de la salle récupérer un verre tant convoité. Coca, jus de fruits, eau ou vin. Original. Je vais m'en tenir au coca (parce que j'ai aussi mal à la tête donc pour l'alcool on repassera. Il
s'avère que j'avais aussi de la fièvre et que c'était - c'est toujours - une angine qui prenait ses quartiers. Mais dans l'euphorie du moment, je me contentai de mettre les tambours de mon crâne
en sourdine et de trouver qu'il faisait chaud
)
Le buffet proposé est un "buffet britannique", rempli de bidules aux formes bizarres et aux couleurs inquiétantes dont il est impossible de déterminer le contenu. Même pas peur, je tente pour
commencer un machin vert fluo recouvert d'une chose rouge. Pas mauvais. Je suis dans l'impossibilité totale de vous dire à quoi c'est sensé être. Vu que je n'ai pas la moindre idée de à quoi est
quoi, je picore ce qui me tombe sous la main (ben oui, je veux goûter, c'est moins loin que d'aller en Grande Bretagne juste pour l'expérience culinaire). Je passe d'un petit four salé à un petit
four sucré avant de faire exploser une chose à la cannelle dans ma bouche. Le mélange est détonnant, et tout ça est très particulier. J'y vais plus par curiosité que par goût mais c'est très
amusant
.
En route, on a aussi récupéré nos jolis programmes de la soirée. A priori ils étaient à la sortie pour qu'on les prenne en partant, mais vous savez, les fansdebaz, c'est comme ça: on va le
prendre toussuite parce que peut-être après y en aura plus
. Finalement ils s'avèreront utiles avant l'heure pour
quelques unes, ces jolis programmes. En attendant, ils nous apprennent que les DVD français de la saison 2 sortent le 24 avril, info qu'Hélène s'empresse de twitter. Hélène et Steven Moffat ayant
exactement le même portable, ça doit expliquer pourquoi ils ont aussi exactement la même maladie
. (Et
sinon, le programme nous apprend aussi qu'H2G2 a été écrit par... Arthur Dent!! Vous l'ignoriez mais c'est une autobiographie, en fait! )
Lolotte et moi arrivons en bout de table, soit revenues au point de départ: la porte de sortie de la salle de projection. Par laquelle Moffat finit par débouler, à la grande joie de celles qui
voulaient un autographe - toutes ne seront pas servies (trop de monde, manque de temps) et n'étant pas particulièrement amatrice des autographes, je me contente d'observer. J'aurai pas craché sur
une photo avec l'homme mais puisque je suis celle à qui on refourgue les appareils pour prendre les photos, je ne suis jamais du bon côté de l'objectif
. (Consolation, je peux regarder quelques photos d'untel et Steven en me disant que c'est peut-être eux deux sur la photo, mais
que techniquement, c'est moi qu'ils regardent
(non, je n'essaye plus de
me soigner))
Mais entre nous pour être honnête, puisque je l'ai observé d'un peu plus loin que "le gros tas de têtes, de jambes et de bras duquel il essayait de se désengluer", je persiste: il semblait
vraiment, vraiment fatigué. Juste pressé de sortir de là et d'aller embrasser un oreiller. Il ne lui restait plus grand chose en patience et en énergie, et il a mis tout ça dans le court chemin
qui séparait la sortie de la salle de projo de celle de la salle de coktail. Si je garderai, moi, un excellent souvenir de la soirée (excellent, c'est même un peu léger), je pense que ses
souvenirs à lui seront un peu plus mitigés 
D'un point de vue personnel, ça a l'avantage de me fournir de quoi comparer: je l'ai vu une fois en grande forme, une fois dans les choux. Une fois de bonne humeur, une fois d'humeur un peu plus
floue. Je vais me rendre bête en l'avouant, mais j'ai trouvé ça intéressant d'avoir eu justement ce 2e point de vue un peu différent
(Qu'il ne se sente pas obligé de me montrer le caractère de merde la prochaine
fois pour autant hein!)
Notez que quoi qu'il arrive, Sue Vertue ne perd pas le nord puisque pendant que son cher époux avançait péniblement, elle s'en est allée promener dans la salle pour revenir avec un verre de
pinard à la main (je pense que c'était leur projet à tous les deux à l'origine d'ailleurs mais pour l'un des deux ça s'est révélé pas possible comme manoeuvre. Mais rassurez-vous, il a quand même
trouvé du vin de l'autre côté de la porte. BEAUCOUP de vin, d'après Twitter
).
~ Partie 4: Les gens de la BBC, en fait, ils sont très gentils.
Steven Moffat parti, certains estomacs commencent à crier famine. D'autres ont des connaissances à aller retrouver, et entre ci et ça, on s'éparpille dans la salle. Hélène, Lolotte et moi sommes
ensemble lorsqu'un charmant monsieur nous aborde et entame la conversation. Aucune de nous ne le connaît mais rien de choquant dans ce genre de soirée à ce que tout le monde discute avec tout le
monde donc nous commençons à parler de l'épisode, puisque c'est là dessus qu'il nous interroge. Il nous demande si nous préférons regarder les épisodes en VO ou en VF parce que... et bien parce
que ce monsieur, c'est le Erick Basly de la BBC, celui en charge des doublages internationaux de la chaîne. Il a l'air d'être absolument ravi d'avoir mis la main sur quelques fansdebaz étrangers
et très très avide de savoir ce qu'on pense de son boulot. On répond donc le plus honnêtement possible à ses questions, très sérieusement pendant un temps. Ensuite, allez savoir comment, le
Docteur et Torchwood on déboulé dans la conversation et c'est un peu parti en sucette
(Erick Basly, fandebaz parmi les
fansdebaz).
Mais on n'en est encore qu'à Sherlock, et il se trouve qu'à côté de certaines catastrophes de VF, Sherlock est quand même vachement bien doublé. Donc on lui dit que Sherlock, c'est quand même
vachement bien doublé. Heureusement qu'on lui répond ça, parce que vu ce qui s'est passé ensuite, la situation serait vite devenue bien gênante si on lui avait dit que c'était de la daube
. On parle du doublage de Sherlock pendant quelques temps, de ce qu'on a aimé, de ce qu'on a moins aimé, de
Benedict que tous les doubleurs de tous les pays assommeraient volontiers pour lui faire ralentir son débit, de tous ces jeux de mots intraduisibles qui leurs donnent envie de s'arracher les
cheveux en français, les волосы en russe et les haar en allemand. Mais l'avantage de Sherlock, c'est que la série a ce moteur supplémentaire que ne peuvent pas avoir toutes les séries: ceux qui y
travaillent aiment vraiment le produit. Je crois que lui-même est assez fier du doublage de sa série
.
Un peu plus tard (après moult digressions sur lesquelles je reviendrais mais je zappe la chronologie pour groupir Sherlock) Jam qui nous a rejointes lui demande le pourquoi du Buckingham en place
de Belgravia. J'émets cette hypothèse que Belgravia parle autant à un Français qu'un trou perdu au fin fond du Maryland, et il confirme: c'est un choix d'adaptation, si ici Blegravia ne dit rien
à personne en revanche tout le monde connaît Buckingham. Et au vu de l'épisode, ils retombent très bien sur leurs pattes.
C'est d'ailleurs un point important sur lequel il insiste beaucoup: l'adaptation, ça n'est pas de la traduction. Les amoureux de la série, qui connaissent très bien la VO, sont souvent très très
prompts à taper sur le moindre écart de traduction. Ils oublient qu'on ne traduit pas pour eux, on traduit pour toute une culture qui n'est pas la même que celle d'origine. Au delà des histoires
d'expressions ou autres jeux de mots intraduisibles qui sont forcément adaptés, il y a aussi tout un vrai, long et difficile travail d'adaptation culturelle à faire, et sa cible principale, ça
n'est pas tant les fans qui savent où ils mettent les pieds, mais le spectateur lambda. Celui qui sait qu'à Londres, le pouvoir, c'est Buckingham, pas Belgravia. Celui qui ne sait des
britanniques que 2 choses: ils boivent du thé et ont une Reine.
Moffat et Gatiss adaptent Sherlock pour le rendre accessible aussi à ceux qui ne connaissent pas un gramme du canon de Doyle. Eux adaptent Sherlock pour le rendre accessible à ceux qui ne
connaissent pas un gramme du canon britannique
.
Mais revenons un peu en arrière et éloignons-nous de Sherlock. Nous sommes toujours 4, Hélène, Lolotte, Monsieur BBC et moi, et le Docteur arrive sur le tapis parce que le Docteur arrive toujours
sur le tapis à partir du moment où il y a une personne vivant de l'autre côté de la Manche dans la pièce
. La
question qui risque de fâcher arrive: le doublage de DW...?? Encore une fois, soyons le plus honnête possible, c'est ce qu'il demande: on sent un vrai décalage entre les 2 premières saisons et
les suivantes. On détaille, on exemple, on étaye... il finit par nous expliquer que pour Doctor Who, ils ont mis en place un vrai relais de coordination pour chaque étape du processus
d'adaptation, qu'aujourd'hui les détails, les incohérences... sont vérifiées plutôt 2 fois qu'une. Et que ce réseau n'a commencé à se mettre en place qu'à partir de la saison 3. Ceci explique
donc cela.
On continue à parler quelques temps du doublage de DW, on questionne, on commente, on est très sérieuses. C'est de sa faute à lui si ça finit par partir en frite
. Sérieusement, c'est lui le premier qui a lancé "c'est qui vous, votre compagne préférée??" . Alors là, ceux qui ont
eu le malheur de passer un peu de temps avec Lolotte et moi savent que c'est très dangereux de lancer ce genre de questions
. Nous voilà tous les 4 en mode gros fans à décortiquer Doomsday et à passer au crible la vie et l'oeuvre de Catherine Tate, avant d'atterrir sur Torchwod dont la saison 4 subira un
procès en règle (nous jouons le rôle des attaquants, il assure la défense
)
Quelques autres petites choses sont encore discutées tant que nous ne sommes que 4. Une partie d'entre elles devant rester privées, il les met de côté maintenant que nous commençons à être
rejoints par tout le monde - et par tout le monde, je ne parle pas juste des gens de notre côté à nous, mais aussi de son côté à lui. Tout un tas de gens qui viennent aux nouvelles et qu'il prend
soin de nous présenter, et surtout, à qui il prend soin de NOUS présenter, de façon super sérieuse, genre on est des gens bien importants, et nous de basculer de nouveau dans le surréalisme
ambiant de la soirée: directeur artistique chef de jenesaisquoi BBC doublage machin et je ne sais même plus quel était le rôle de qui, tout ceci était bien trop improbable pour mon petit cerveau.
Monsieur BBC doit s'en aller, il s'apprête à nous laisser aux mains de.. je ne sais plus, possiblement il s'agissait de Roland Timsit mais j'en suis même plus sûre xD et nous dis donc au revoir.
Pour la première fois. Une heure plus tard il sera en fait toujours là et on en sera environ à notre 48e au revoir
.
Alors que notre petit groupe - maintenant composé quasi exclusivement de "professionnels", chahute dans son coin, arrive 1 nouveau candidat au "cette soirée, c'est du grand n'importe quoi": "les
filles, je vous présente Yann Peyra, acteur, et voix française de John Watson".
Et niveau aventures rocambolesques, nous revoilà parties pour un tour...
Avant de reprendre le cours du récit des aventures de Steven Moffat dans la capitale (récit qui m'a valu une popularité nouvelle dites donc, je suis passée de mes 20-25 lecteurs quotidiens à 130
- bonjour, nouveaux lecteurs! Vous ne repasserez probablement plus jamais par ici une fois fini le résumé de ma petite escapade parisienne mais ça m'aura fait plaisir de vous voir quelques temps.
Sauf qu'en réalité, je ne vous vois pas, n'hésitez pas à faire un salut du bras en commentaire
) .
Donc je disais, avant de m'interrompre moi-même de façon fort impolie: avant de rependre le cours du récit des aventures de Steven Moffat, faisons donc une petite pause musicale. Ce thème m'a tué lors de la diffusion de l'épisode, il m'a tué à chaque fois que je l'ai revu, il m'a tué lors de mes tentatives désespérées pour en trouver la version la plus propre possible sur youtube, en attendant mieux (soit la sortie de la BO officielle dans quelques jours).
Il est devenu encore plus agressif en sortant de la sono surpuissante de la salle de projection de France Télévisions puisque là, il ne s'est pas contenté de me tuer, il m'a sauvagement piétiné avant ça. Ca ne m'empêche pas d'avoir envie d'acheter une salle de cinéma rien que pour pouvoir le réécouter encore et encore et encore dans ces conditions.
Mon coup de foudre de l'année (notez que l'année a commencé le mois dernier
). Il ne s'appelle pas Irene's
theme. Il s'appelle The Woman.
Sherlock OST saison 2 : The Woman
David Arnold & Michael Price
J'adore la façon dont vient s'entremêler la compo violon de Sherlock vers 1 minute
. A propos, c'est justement cette dite compo qui porte le nom d'Irene's Theme (que l'on peut écouter quasi en entier ici
au passage). Alors que pas une seule fois on ne l'entend en brut comme ça en voyant Irene. En fait on ne l'entend que quand Sherlock la compose au milieu de sa dépression il me semble. Son
morceau pour Irene. C'est meugnon (ou morbide, c'est selon
)
(Est-ce que ça veut dire quelque chose quand on fait systématiquement une fixette sur tout ce qui est en 3 ou 6 temps?)
~ Partie 2: un questions & answers, en français ça s'appelle un questions & answers
Toutes les bonnes choses ont une fin, y compris celles permettant de contempler Benedict Cumberbatch et Martin Freeman en taille XXXXL pendant une heure et demi. C'est sous les applaudissements
que s'achève la projection (parce qu'une huée aurait été malvenue tout de même) et que le monsieur se lève pour rejoindre la scène. C'est l'heure du Q&A.
3 fauteuils sur la scène, en brochette: Le traducteur (dont je crois n'avoir même pas entendu le nom une seule fois, sorry sir), le gars qui a écrit le machin qu'on vient de regarder, et Alain
Carrazé.
C'est la 2e fois que j'ai la chance de voir Steven Moffat se plier à cet exercice en live, et c'est toujours aussi impressionnant la 2e fois. Il donne une telle impression de maitriser la bête
(alors qu'apparemment, non) et arriverai à rendre une lecture du bottin intéressante - et drôle. Il peut difficilement s'empêcher de sortir une phrase sans y glisser une joke. C'est probablement
un moyen de défense en réalité. Il se cache derrière le rire, mais il s'y cache bien. J'avais fait la même remarque à la Comic-Con, et je la referais ici: on peut être ou ne pas être d'accord
avec lui, mais il fait partie de ces gens qui, une fois que l'on se retrouve en face d'eux, ont quelque chose de fascinant. Ces Q&A pourraient durer des heures sans qu'on s'en lasse.
Malheureusement, on a dû se contenter de 30 minutes. C'est déjà beau, me direz-vous.
Hormis la question d'ouverture et celle de fermeture, les questions venaient du public (essentiellement composé de journalistes soit dit-en passant).
La première question devait être intéressante, mais j'étais trop occupée à farfouiller dans mes affaires pour écouter
. Je vais donc embrayer directement sur la 2e .( j'ai vaguement entendu que si la saison 1 se centrait surtout sur la rédemption de Watson, la 2 nous montre Holmes face à ses
faiblesses. 3 thèmes cette année: l'amour, la peur, ... la chute. Mais c'est surtout l'amitié qui reste au centre de chaque saison).
Après Sherlock, Jekyll, Tintin et la reprise du Docteur, a-t-il un autre personnage déjà existant dans le collimateur?
A priori non, et c'était pas vraiment un plan à l'origine d'adapter "tous les grands", c'est arrivé comme ça.
La musique: sur Sherlock, sur Doctor Who. Est-ce qu'il met ses doigts dedans ou pas du tout?
Pas du tout, parce que c'est une vraie tanche en musique. Et quand on a Murray Gold, David Arnold et Michael Price sous la main, on se fait pas trop de souci: "they are properly world class
brilliant".
Le réalisateur est sûrement plus impliqué que lui dans la musique, mais avec des types pareil à la compo, y a pas tellement besoin de dire grand chose, il suffit de les laisser faire. Finalement,
son boulot à lui c'est juste de leur donner du matériel pour lequel ils peuvent composer.
James Moriarty: d'où est né LEUR Moriarty, que pense-t-il d'Andrew Scott?
Le problème de Moriarty, c'est que l'original de Conan Doyle est devenu le modèle de tous les big baddies qu'on a pu voir depuis. TOUS. Et donc, de façon assez ironique, faire aujourd'hui un
Moriarty fidèle à l'original c'est refaire ce qui a déjà été fait un millier de fois depuis. Un vrai cliché sur pattes. Ils ont donc décidé de partir vers une autre direction, de proposer un
Moriarty psychotique, effrayant.
A l'origine, Moriarty n'apparaissait pas dans The Great Game, on n'y trouvait que "Gay Jim", dont on n'aurait découvert l'identité que bien plus tard. Il a donc fallu, au moment de
caster "gay Jim", garder à l'esprit que bien que son rôle soit petit, l'acteur devrait être capable de devenir un jour le psychotique Moriarty que nous connaissons. Ils ont donc écrit une petite
scènette pour Moriarty uniquement pour l'audition. Mais Andrew a joué ça de manière si magistrale qu'ils ont décidé d'ajouter la scène de l'audition à l'épisode et c'est devenu la scène de la
piscine qui n'était pas là à l'origine.
Un micro me passe sous le nez, et moi, un peu sonnée à ce moment là, passe 30 bonnes secondes à me demander où c'est donc qu'il va promener avant d'entendre sortir des hauts-parleurs... la voix
de Jam
. Jam qui demande donc qu'est-ce donc que Sherlock a bien pu offrir à Watson à Noël ? (ben oui
quoi, d'abord - ça fait rire la salle, notez. Pas encore Moffat parce que le temps qu'on lui traduise, il est en décalage horaire
)
A vrai dire, il n'a même pas pensé que Sherlock ait pu s'enquiquiner à trouver un cadeau pour qui que ce soit
. C'est Sherlock Holmes, il s'est probablement levé ce matin là en ignorant complètement le fait que c'était le jour de Noël. Mais en tout honnêteté, il ne pense pas que Watson lui ait offert un
cadeau non plus. Ce sont des mecs, à Noël les mecs ne s'offrent pas de cadeaux :p.
Qui a eu l'idée de mettre autant de texte à l'écran?
Paul McGuigan, qui réalisait The great game, le premier épisode filmé. Dans cet épisode, il y avait beaucoup de sms, et Paul ayant horreur de filmer des écran de portable, il a annoncé à
Steven qu'il allait placer les sms directement sur l'écran. Idée que Steven a trouvé affreuse. Puis il est passé par la salle de montage, a vu les rushes, et a trouvé ça brillant. A ce moment là,
il était à la bourre pour rentre son script de A Study in Pink donc il a un peu étendu l'idée de Paul aux déductions de Sherlock, et aujourd'hui ils s'amusent tous à essayer de trouver
de nouvelles façons d'exploiter cette idée, mais à l'origine, elle venait vraiment de Paul.
Que pense-t-il des films de Guy Ritchie?
Il n'a vu que le premier, mais il l'a vraiment aimé! (allez savoir pourquoi le public à rigolé en l'entendant dire ça
). Il pensait le détester en voyant la bande annonce, pensant que ça serait bien trop éloigné de l'âme d'origine, mais finalement il a aimé. En fait, amener Sherlock vers un
blockbuster, c'est ce qu'il faut faire, parce tout ce qui peut être "classique et respectueux" a été fait, donc il est temps d'étendre le territoire de Sherlock Holmes. S'il n'a pas vu le 2, ça
n'est pas qu'il ne veut pas, c'est qu'il est sorti en plein dans la vague de la saison 2 et qu'il avait bien trop la tête à sa série pour faire autre chose que croiser les bras devant l'écran en
disant "c'est pas comme ça qu'on a fait, nous".
Comment arrive-t-on à savoir ce qu'il y a dans la tête de Sherlock, à écrire pour lui?
On ne peut pas savoir ce qu'il y a dans sa tête, parce que c'est la tête d'un personnage qui n'existe pas! En fait, on ne sait jamais vraiment ce qu'il a dans la tête, autrement on perdrait en
magie. On sait ce qu'il y a dans celles de Watson et des autres, mais Sherlock reste toujours à distance. On ne sait pas s'il aime Irene. Steven pense que d'une certaine manière, en quelque
sorte, de façon détournée, peut-être qu'il l'aime bien, qu'elle le fascine, mais même lui n'en sait rien. Si on le savait, ça ne fonctionnerait pas. D'ailleurs dans l’œuvre originale les
histoires sont racontées du point de vue de Watson, sauf 2 qui le sont de celui de Sherlock; et ces 2 histoires ne fonctionnent pas.
Travailler avec Mark Gatiss, comment ça se passe?
Ils se font joyeusement appeler "co-auteurs" mais dans les faits, ils n'écrivent jamais ensemble. Mais ils parlent énormément avant de commencer à écrire chacun de leur côté. Ils parlent avant
même de savoir quelles histoires ils vont adapter. Ils parlent des épisodes qu'ils n'écrivent pas eux-même. Il n'y a qu'une scène, dans la saison 2, qu'ils ont vraiment écrit ensemble. Tout le
monde ne fonctionne pas comme ça, mais c'est cette méthode qui fonctionne, pour eux.
L'humanisation de Sherlock est au centre de la saison 2: cette direction était voulue dès le départ?
Si on regarde, c'est aussi le cas dans le canon. Sherlock est d'abord froid, étrange, un peu autiste, et devient... pas tout à fait un héros, et en tout cas jamais vraiment quelqu'un de bien,
mais il devient un peu plus chaleureux, plus brave. Donc oui, c'était voulu. Cette année, il s'agissait surtout de le confronter au Grandes Méchantes Émotions, et le voir devenir un peu plus un
homme, à la fois dans le sens "humain" mais aussi dans le sens "adulte, qui s'éloigne du petit garçon". Il est encore loin d'être complet, il est encore à plus de 20 ans de l'être, mais il est en
cours de développement. Ces émotions ne le réduisent pas, au contraire, elles l'enrichissent.
Lorsqu'il écrit, il s'en tient au canon ou s'inspire des travaux de fans, des fanfics? (duh!). Certains fans ont même créé des comptes twitter pour les personnages et les font vivre par
ce biais. Est-il tenté par ce genre d'actions?
Pour les fanfics, ils n'en lisent pas une ligne, donc non, elles n'influencent certainement pas leurs écritures. Qu'ont soit bien clairs sur ce point, inutile d'intenter un procès pour plagiat!
. Ils s'inspirent par contre parfois d'autres adaptations qui ne sont pas forcément canon, comme La vie privée
de Sherlock Holmes par exemple.
Quant au côté multimédia, c'est possible. Ils ont déjà des sites pour Sherlock, Watson, un compte Twitter avait été ouvert pour Irene (aujourd'hui fermé, suite aux évènements qui ont lieu dans
l'épisode). Mais non, pas de fanfics. De toute façon, Sherlock Holmes, c'est déjà une fanfic.
Roland Timsit, directeur artistique de la version française, prend le micro. Il présente nos futurs nouveaux amis Yann
Peyra et Gilles Morvan, doublant respectivement Watson et Sherlock. Il révèle que le débit de parole de Benedict a tout de suite été assez problématique lorsqu'ils ont commencé le doublage du
tout premier épisode (tu m'étonnes). Est-ce que ce débit surréaliste était écrit, ou il a été mis au point plus tard par Steven et Benedict?
Après s'être excusé (mais ils ne changeront rien pour autant
) il explique que personne ne veut que ces longs discours
durent des heures - hormis les doubleurs lol. Un discours trop long donne juste l'impression de se faire asséner une leçon, et Benedict voulait vraiment - au début - faire ça vite. ll déchante un
peu maintenant mais trop tard, Ben
. Il compatit avec les doubleurs, mais Benedict doit le faire sans script,
et parfois, c'est vraiment dur. Parce que personne ne parle et ne pense aussi vite que Sherlock. Donc, hey, bon courage, mais d'un autre côté, les français parlent à la vitesse de la lumière!
Le Mouvement #BelieveinSherlock. En a-t-il entendu parler, qu'en pense-t-il? (à priori oui, il semblerait qu'il ait vu ça
- au passage, Paris était déjà gratiné d'affiches mais depuis mercredi une 2e couche est tombée xD)
Il en a entendu parler, il a vu les photos. C'est génial, c'est de la promotion virale qu'ils n'ont pas à faire eux-même
. C'est vraiment génial, ils ne s'attendaient vraiment pas à ce que ça ait un tel impact, mais c'est extra de voir des gens réagir comme ça. Ça doit être curieux aussi pour ceux qui ne
suivent pas la série et qui voient ces affiches: "quoi? Sherlock Holmes existe pour de vrai? Et James Bond aussi?" Moriarty, bien sûr, est réel lui aussi...
La dernière question nous vient d'Alain Carrazé. Il a teasé pendant le Q&A qu'il gardait une "question vicieuse" pour la fin et effectivement, des "ouh là!" se soulèveront du public
en entendant la question (mais pas de la part de Moffat, puisqu'il est toujours en décalage horaire lol). La question concerne le futur Sherlock de la CBS... qu'en pense-t-il?
Ce n'est pas vers Sue Vertue, sa femme; mais vers Sue Vertue, sa productrice qu'il se tourne alors: Sue, qu'ai-je le droit de répondre à ça?? "No comment" !
Le Q&A touche à sa fin, il est temps, enfin, d'aller se remplir le bidon. Pour peu qu'on arrive à gagner l'une des deux sorties, la première étant bouchée par l'attroupement autour de Moffat,
la 2e par celui autour de Sue. Qui s'agite. Et quand elle s'agite, il faut pas être à côté, sous peine de se prendre un gnon involontaire dans le pif. Rigolote, Sue Vertue
.
On finit par y arriver. Plus que quelques petits fours, éventuellement 2-3 autographes de la part du monsieur pour celles qui le veulent, et on s'en rentrera à la maison bien contentes de notre
soirée, non? Pensez-vous....
Il y a des gens qui passent par ici qui connaissent bien mes résumés. Ils savent qu'ils sont souvent plus long que l'évènement lui-même et qu'ils arrivent en morceau, chapitre par chapitre, et
rarement dans l'ordre. Cela-dit cette fois j'ai essayé de garder l'ordre, quand même. Voici l'intro et le premier chapitre, il devrait y en avoir 3 autres, ils arriveront un peu plus tard, ils
seront très longs, et vous ne serez pas obligés de les lire en entier. Je suis trop bavarde. Comme ont pu le constater Monsieur BBC et messieurs doubleurs 
Donc, nous disions: le code pin de Steven, ça n'est pas les mensurations d'Irene - ni celles de personne à priori.
Une fois tapé ce code pin, vous tombez sur son magnifique fond d'écran - superbe artwork des ombres d'Irene et Sherlock sur fond blanc, Steven Moffat étant définitivement un fandebaz - puis vous
constatez à quel point ce téléphone est habitué à enchaîner directement sur Twitter.
Viennent ensuite les sms, et là vous vous dites que ça n'est pas parce qu'on est à Paris que l'on est en vacances, non non, ça bosse sec. Et c'est Caroline Skinner (la nouvelle exec de Doctor
Who) qui smeusra Monsieur Moffat toute la soirée, parce que hein, ça rigole plus, c'est un peu là maintenant que reprend le tournage du Docteur.
Rassurez-vous, si je sais tout ça, ça n'est pas parce que les coupines et moi avons volé ce bel Iphone blanc pour aller le hacker. C'est juste que son propriétaire a passé la soirée du 15 février
à nous l'agiter sous le nez. C'est ça de se faire une séance ciné en compagnie de Steven Moffat.
Mais revenons-en au début, et arrivons aux studios de France télévisions. Puisque c'est là que nous allons, et ce pour assister à l'avant première en France du premier épisode de la saison 2 de
Sherlock, avec la présence de Steven Moffat.
~ Introduction: Il fait bon dans le hall de France Télévisions
D'abord, il faut rentrer, et ce fut long, pas qu'on ait eu à passer 30 sas de sécurité mais le vigile de l'entrée étant un grand bavard... Le rendez-vous était tôt, histoire d'avoir le temps de
se retrouver, de papoter et de piailler comme de vraies filles que nous étions. Seulement il faisait froid donc on est rentrées directement dans les studios, 2h à l'avance, donnant un peu l'image
de groupies de 12 ans avant un concert de Justin Bieber, mais ça n'est pas grave, il fait meilleur quand même. On se raconte les derniers potins, on invente une vie aux candidats de questions
pour un champion (tendu le match Gaius vs Perceval), on fait un starring contest avec Laurent Delahousse (et ne parlons pas de Cyril Hanouna
) et puisqu'on n'est pas sûres de pouvoir prendre des photos à l'intérieur, on en prend dans le hall


Nous étions donc 10, 10 nous étions. A 10 nous sommes passées de l'autre côté.
***
~ 1e partie: Un bon ciné entre potes, y a que ça de vrai.
Ce sont deux jolies demoiselles armées de capes et de Deerstalkers (deerstalkers are cool) qui verifient notre identité à l'entrée, et nous voici à l'endroit où, dans quelques heures, nous
viendrons nous remplir la panse de tout un tas de curiosités britonnes - et oui, c'était de l'ordre des priorités à ce moment là, tout le monde était affamé. Mais entre nous et la sainte
nourriture se sont imposées tout un tas d'épreuves dont on se serait bien passées telles une projection sur écran géant et un Q&A avec Moffat mais bon, bonnes âmes que nous sommes, on s'y est
plié
.
On en profite pour continuer à faire des photos, parce qu'on ne sait toujours pas jusqu'à quand on pourra sortir l'appareil et qu'à priori, le pauvre trou dans la tête à Watson est là pour ça


Vient le moment de passer "de l'autre côté de l'autre côté", et c'est là que les choses ont failli se compliquer.
Il faut savoir que pour cette soirée, France 4 a été comme qui dirait dépassé par les évènements. Leur petite fiesta a attiré beaucoup plus de monde que prévu et résultat, il a fallu répartir
tout ça dans 2 salles où l'épisode serait projeté simultanément. Sauf que Monsieur Moffat n'ayant pas encore acquis le pouvoir de se dédoubler, il ne pourrait être que dans l'une des deux
salles... suspens à l'entrée donc, a-t-on pioché le bon numéro? Le suspens a été de courte durée puisqu'en se retournant, on s'est retrouvées face à ça:

Cette photo est assez épique. La première tentative a été d'essayer de faire ça discrètement, puisqu'à priori ça y est, les photos n'étaient plus autorisées, et la salle était blindée de gens de
FT. Et puis vu que la discrétion et moi ça fait 12, j'ai embarqué l'Iphone d'Hélène et je suis carrément allée me planter dans l'allée, sous le regard amusée de madame France Télévision à qui
j'ai dit, les yeux pleins d'amour pour une affiche "c'est beau, quand même, il faut s'en souvenir" *baf*
Du coup, tant qu'à faire... autant s'assoir juste derrière.
Et quand je dis juste derrière, je veux dire JUSTE DERRIERE

Photo de Jam. Enfin, elle est de moi techniquement vu que Jam est sur la photo
. J'ai une maitrise en "escalade du siège de Sue Vertue"
J'ai évité de réescalader le siège pour reprendre la même photo avec le monsieur assis (d'autant que j'aurais dû escalader sa femme aussi du coup, ça aurait été plutôt gênant) mais oui oui, ils
sont restés pendant toute la projection (en dehors d'une pause pipi de 3 minutes pendant la coupure).
La soirée va être bonne, ne serait-ce que parce que ces fauteuils en cuir sont juste hypra confortables. Je me trouve fort bien placée, décalée d'un siège par rapport à eux, je les vois de biais
plutôt que de contempler les cheveux. Je vois Steven twitter devant moi pendant qu'Hélène twitte derrière moi: on est passé à deux doigts que ces deux là se mettent à papoter sur twitter alors
qu'ils se trouvaient à 70 cm l'un de l'autre
Et c'est alors que Tia' et moi entamons un pêtage de plomb en règle (dont je vais vous épargner les détails, ça restera entre Tia', la madame de FT et moi xD) que le film commence (en VOST s'il
vous plaît), et qu'on essaye d'intégrer qu'on est là, dans une salle de projection, à regarder Steven Moffat mater son propre épisode et rire de ses propres âneries. C'est un poil surréaliste
tout de même. Mais c'est fabuleux: on devrait regarder tous les épisodes dans ces conditions 
Nous avons bien entendu droit à un Previously in Sherlock, avec un système de sono unique au monde puisque les dialogues sortaient en simultané à la fois des hauts parleurs et de la bouche d'une
partie de la rangée - ce qui a beaucoup fait rire Steven et Sue (bien qu'à la fin du previously on a senti une petite inquiétude tout de même: elles vont pas faire ça tout l'épisode dites????
) et c'est parti pour les Bee-Gees.
Ceux qui ont déjà vu A Scandal in Belgravia - rebaptisé pour l'occasion un scandale à Buckingham, puisque le nom du quartier des ambassades ne parle pas à grand monde en France
(ce qu'il a probablement fallu expliquer à Steven plus tard vu le "Buckingham??!!" qu'il a aligné en voyant le titre) - savent à quel point cet épisode est drôle. On rit beaucoup tout seul devant
sa télé. Mais vu en compagnie d'une centaine de personne, c'en devient presque drôle à pleurer. Je pense même que lors de cette fabuleuse scène où Sherlock embrasse Molly et reçoit un sms, on a
perdu une partie de l'assistance
.
Et ceux qui ont vu l'épisode savent aussi qu'il contient une bande originale époustouflante. Vous n'imaginez pas les frissons d'entendre ce thème qui accompagne Irene sortir d'une sono de salle
de projection...
Forcément, avec la vue qu'on avait, on pouvait difficilement s'empêcher de regarder Moffat autant que le film. Je crois qu'il aime bien entendre les gens rire de ses bêtises. Il riait aussi, mais
plus de voir les gens s'amuser que de ce qui se passait à l'écran. Je peux difficilement imaginer ce qui peut se passer dans la tête de quelqu'un dans sa position à ce moment là, mais c'est
intéressant à observer. En tout cas, ça l'a occupé un moment, parce que dès que l'écran s'éteint et qu'il ne se passe plus rien, il a juste l'air las. Et vraiment épuisé. C'est officiel: Doctor
Who vient de redémarrer.
Un petit incident technique est venu interrompre la projection (juste après le pouet de Moriarty, ceux qui ont vu l'épisode situent lol).
A peine quelques minutes, le temps de remettre la bande, le temps pour quelques unes de sortir les rames et de souquer ferme pour essayer de communiquer en anglais avec le monsieur (et accessoirement avec sa femme qui a harponné un coffret DVD français qui lui passait sous le nez, toute intriguée). Comme quoi, les incidents techniques, c'est quand même une formidable invention.
Notez qu'à ce moment là, on pensait avoir atteint le point culminant de la soirée. Et surtout que niveau bizarreries, on avait atteint le quota. Plus d'évènements
inattendus à l'horizon, se dit-t-on alors.
Forcément, on ne le savait pas encore, mais on se trompait lourdement.