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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 08:48

~ 001 - An Unearthly Child

1er Docteur, Susan, Ian & Barbara

 

Ca fait un tout petit peu plus de 4 ans maintenant que je me suis lancée dans l'aventure des classiques, et puisque j'ai été très discipliné et que je les ai vécu rigoureusement dans l'ordre... ça fait donc un tout petit peu plus de 4 ans que je n'avais pas revu cet épisode. Il ouvre le bal de mon nouveau voyage spécial jubilé lol!


C'est fou comme 50 ans plus tard, on arrive encore à se faire happer par le premier épisode. Je me le suis quand même tapée 5 fois en une après-midi (vivent les dimanches de pluie doublés d'un gros rhume: Broadcast, Broadcast+Commentary, Pilot, Studio Pilot, Studio Pilot+Commentary. Et la version infotext 5 jours plus tard) et je commençais à peine à en avoir marre sur la 5e.

L'intro est géniale, faut dire. Ce brouillard, cet entrepôt bien glauque avec ses gros plans un brin inquiétants, cette cabine de police qui bourdonne mystérieusement... et on ne nous explique rien. On doit beaucoup à cette scène d'intro. On dit que ce qui a rendu la série éternelle a été l'arrivée d'un second Docteur, et c'est pas faux, mais... ce sont ces 5 premières minutes qui ont suffisamment agrippé l'écran pour que l'on soit envoyé assez loin pour voir passer 3 années.

Citation:
"That opening scene of Doctor Who's very first episode, An Unearthly Child, wast he hook that caught and held the nucleus of what would shortly become one of the biggest family viewing programmes ever put out by either the BBC or ITV".
DWM n°55



J'adore le 76 Totter's Lane. Si c'est ici qu'on est sensé faire nos premiers pas dans une série tous publics, on peut deviner d'emblée que coller une frousse de tous les diables au plus jeunes va vite devenir très tendance.

Sérieux, c'est pas flippant ce genre de truc à la pelle?



Et encore, on a perdu l'affreux masque de clown entre le pilote et la version diffusée



Et oyé 1963, on a tout dans un seul plan séquence, fait qu'on a bien le temps de s'enfoncer dans cette ambiance glauque... Non vraiment, je trouve cette toute première scène fascinante.


Tout comme l'est l'introduction de celui qui donne "presque" son nom à la série. C'est marrant, parce que quelques années après avoir terminé l'ère du 1er Docteur, je me souvenais d'abord de lui... affaiblit, hélas, et j'avais surtout cette impression fort marquée qu'au début, il n'était QUE bougon. Du coup j'ai été étonnée de le redécouvrir aussi enjoué dans sa première scène geek (il calme sa joie dès la seconde, il ne nous faudrait pas prendre de mauvaises habitudes Laughing ). Certes, il est loin d'être sympathique avec Ian et Barbara, et l'espèce humaine en général, mais bon sang que ses yeux pétillent, que son sourire point souvent au coin de ses lèvres, et comme on le voit à deux doigts de se fendre la margoulette dans le dos des deux singes - parce qu'il se moque, certes, et c'est plus méchant que malicieux, mais je sais pas, elles m'ont émues plus que prévu, ces ptites bouilles là


(le petit regard en coin, j'adore)

C'est évidemment un côté que l'on aurait perdu s'il avait fallu se contenter de ce sale bonhomme et de sa psychopathe de petite fille du pilote. Je sais que certains regrettent le Docteur du pilote; mais pour moi ce changement était un ticket gagnant. Il doit certes être distant, différent (tout puissant à bord du TARDIS et complètement dépendant des muscles de Ian dès qu'il en sort, j'adore le contraste au passage)... mais il doit avoir quelque chose de suffisamment intriguant pour qu'on aie envie de le suivre, pas de s'enfuir à toutes jambes!

Et si c'est l'interprétation d'Hartnell qui nous offre 2 Docteurs (puisque grosso merdo il a gardé les même lignes), c'est l'écriture par contre qui nous propose deux Susan si différentes entre les 2 versions, et là aussi c'était salutaire: cette môme étant notre porte d'entrée vers les étoiles, son allure de tarée du pilote nous donnait là aussi tout sauf envie de la suivre. La version diffusée nous la rend de nouveau assez intrigante pour vouloir en savoir plus, mais surtout assez attachante pour avoir tout comme nos professeurs envie de l'aider plutôt que de s'enfuir en courant (certes on déchante dès The Cave of Skulls quand on découvre qu'elle ne fait que brailler mais c'est moins grave; c'est trop tard on a déjà décollé geek ).


Mais mon coup de coeur commun à tant de gens suite à ce premier épisode, c'est Ian. Ian qui agit et pense en même temps, ce qui n'est pas donné à tous les sidekicks silent , Ian qui traite Barbara comme son égale et ne se cache pas derrière de faux prétextes en balancant cash que s'il suit Susan, c'est plus pour satisfaire son côté fouineur que pour aider la gamine (nous sommes à 6min 45 d'épisode, "We can't justify curiosity", et avec cette réplique il scelle définitivement mon affection pour le personnage pendant les ouatemilles épisodes à venir. Et il l'a échappé belle, l'infotext m'a appris qu'à l'origine il devait sortir 10 secondes plus tard 2 remarques mochement sexistes qui aurait grandement entaché ce début d'amitié.).

Bien sûr le traitement de Barbara est un peu plus douloureux vu avec 50 ans de recul... mais elle saura faire autre chose qu'hurler, à ses heures. Pas aujourd'hui, mais on peut pas tout faire d'un coup :shame:

Bref, 50 ans plus tard, ce premier épisode brille toujours autant. Il est suivi de 3épisodes où l'on patauge méchamment dans une gadoue préhistorique plus ou moins digeste, mais ces 25 premières minutes sont si fortes que même une heure et des brouettes de grognements et de courses à l’allumette ne peuvent les ternir. (Une mention tout de même à l’engueulade entre Barbara et le Docteur dans la 2e moitié de Forest of Fear qui reste l'une de mes scènes favorites).
Mais ce qui est bien avec le paléolithique, c'est que c'est là qu'on se rend compte en plein milieu d'un épisode qu'on fait un blocage débile depuis 10 minutes sur les jambes des acteurs (ysontpoilusoupas?) et qu'on s'aperçoit avec soulagement sur les bonus que ça les a pas mal travaillé aussi à l'époque lol!

Et à cette équipe à qui on avait confié ce projet, en étant presque certains qu'ils se planteraient, presque comme si on voulait en faire une leçon.. Personne ne croyait en eux, sauf eux-même, et ils ont mis toute la rage qu'ils avaient à prouver qu'ils en valaient la peine.

Je crois qu'ils ont gagnés.


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Du côté des bonus, j'ai beaucoup aimé les commentaires, plus encore l'infotext - et même si du coup, vu le foisonnement de documentation"publique" à lire, voir et entendre sur cet épisode on croit qu'il ne nous reste plus grand chose à découvrir sur ces pistes, on arrive toujours à y dégoter un petit truc en plus, finalement.

Et puis j'ai adoré les sketchs, of course. Ma palme va à The Kidnappers (peut-être parce que c'est le seul que je n'avais pas déjà vu, du coup il a un goût de nouveauté que n'ont pas les autres, forcément) et ça m'a pris jusqu'à ce que Mark Gatiss, tout en pyjama et lunettes de travioles, me sorte "'I've not cried this much since Adric died" pour que je me mette presque à pleurer moi aussi. Mais de rire, qu'on se rassure lol!


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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who Classics
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