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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:53

The-Natural-History-of-Fear-CD-Cover.jpg

 

 THIS IS THE VOICE OF LIGHT CITY.

WELCOME TO YOUR NEW WORK DAY.

TODAY IS HIGH PRODUCTIVITY DAY.

YOUR STATE LOVES YOU.

HAPPINESS THROUGH ACCEPTANCE.

 

 

Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 

 

 

Donc, Quand Doctor Who décide de s'attaquer à la dystopie, on hérite de The Natural History of Fear.

 

 

1984. Dès les toutes premières minutes, ce sont ces 4 chiffres qui vous viendront en tête. Parce qu'on complètement dans l'esprit du roman d'Orwell, au point qu'on les soupçonne même de volontairement insister autant dans les premières minutes à renvoyer notre inconscient sur le roman: on assimile aussitôt les codes qui seront rigoureusement les même et on gagne un temps fou. Plus besoin d'exposition, on nous lâche directement au milieu de ce monde monstrueux dans lequel très vite on finit par perdre la raison.

 

 

Dans un monde où le simple fait de poser une question est un crime. Osez le "où tu as rangé le sucre"? et il vous en coutera (et alors, ne tentez même pas le "il se passe quoi dans le dernier épisode de Doctor Who?" vu que hey, dans ce monde, le Docteur EST un héros de télé ).

 

 

Tout est fait ici pour déstabiliser l'auditeur, et bon sang, c'est efficace.

Ici les noms, les titres sont interdits, effacés. Personne n'a d'identité. Les voix que l'on a appris à aimer deviennent ces étrangers, coquilles vides au mieux, êtres vils et malsains dans le pire des cas.  Le début arrive au milieu, rien ne tient assez longtemps pour s'y accrocher, et on finit par se perdre dans cet audio aussi bien que les personnages: ça n'est pas que l'on "décroche", c'est qu'on le vit assez intensément pour se sentir aussi déstabilisé qu'eux par ce que l'on va considérer très vite comme notre environnement. Et très vite on entonne le discours de la voix dès que résonne le cor, et on développe le reflexe de répondre productivity through happiness dès qu'on entend happiness through acceptance. Très vite on est nous aussi piégés.

 

L'ambiance sonore peut-être modifiée plusieurs fois au sein d'une même réplique, et la phrase lourde de menace va commencer d'une voix caverneuse pour finir sur le ton de la bande annonce avec la bossa d'ascenseur en fond sonore... là encore impossible de maintenir le moindre repère et de nouveau, l'immersion et les sensations sont décuplées, et l'expérience unique et fascinante.

 

 

Je suis vraiment très surprise de toutes les tentatives, de tous les risques pris par ces Audio Dramas. Ils ont le culot de ceux qui partent dans l'optique qu'ils n'ont rien à perdre, et ce sont nos oreilles qui en récoltent les fruits.

 

 

"A gun is not a weapon, a word is a weapon. An idea is a weapon."

 

***********

 

b061_faithstealer_big_cover_large.jpg

 

"All right, Charley and I are members of the Tourists Faith . We worship C'rizz here. And we begin every day with a ritual cup of tea. Happy?"

 

 

Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 

 

 

L'idée est brillante. De cette manière que les choses absurdes ont parfois d'être brillantes. Et arrive en plus à cogner de plein fers dans le sujet des différences culturelles et en particulier de la religion sans vraiment risquer de choquer qui que ce soit - ce qui est tout de même relativement compliqué dès qu'il s'agit de religions, quelles qu'elles soient.

 

Mais l'idée brillante n'est pas forcément exploitée de la façon la plus passionnante de tous les temps. C'est intéressant. Ca aurait pu l'être plus. On aurait pu avoir un peu moins de coups de mou.

 

On en apprend un peu plus sur C'rizz par contre, dans le genre qui te fait te poser encore plus de questions qu'avant... C'rizz adorable, qui se pose très vite en grand frère pour Charley et qui d'un seul coup d'un seul essaye de dézinguer tout le monde, et... on ne comprend pas. Il y a quelque chose chez C'rizz que l'on ignore et qui nous le rend inaccessible et un brin inquiétant (ok, plus qu'un brin). Je ne sais pas si ça n'a pas un rapport avec son côté caméléon: il doit éponger les émotions en même temps que les couleurs de son environnement, un truc comme ça.

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