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Game of Thrones

 

 

 

7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 08:47

Ca faisait longtemps que j'avais pas joué à ça! Et encore plus longtemps que j'y avais pas pris du plaisir, dans le cas de Merlin.

 

 

Bon sang de bon sang, il faut bien le dire: niveau photographie, cet épisode envoie méchamment. C'est beau... les plans sont magnifiques, l'étalonnage des couleurs est à tomber (notamment dans la forêt, on avait jamais eu de telles teintes dans la forêt... pourtant on y a passé une chiée de scènes en 4 ans). Bref, niveau esthétique, on gobe tout et on en redemande.

Pour le reste, on va pas changer une recette qui fonctionne et on nous fait un épisode d'intro tout à fait dans la lignée des saisons précédentes. Et on nous gratine l'ensemble d'un tas de remakes de scènes déjà vues 100 fois, qui auraient pu donner lieu à un drinking game assez rigolo d'ailleurs (on aurait tous fini beurrés comme des coins, cétipa marrant). Notez que parce que ça fait perpette les oies qu'on les a pas vu, ça fait plus fan-service que lourdingue en fait. Ca passe bien.

Et pour tout vous dire, je me suis bien amusée. Ce qui était plutôt une bonne surprise vu que j'attendais queue d'alle. Tellement queue d'alle qu'en fait jusqu'à hier matin je n'envisageais même pas de regarder cette saison. J'avais l'intention d'abandonner là Merlin, tant j'ai été déçue par la saison 4. Donc forcément, apprécier un épisode, même sans s'en taper le cul par terre, ça fait du bien (et l'avantage, c'est que je suis à 200% spoiler-free. Au point que jusqu'à ce qu'il apparaisse à l'écran, je ne connaissais même pas le titre de l'épisode!)


Prenons la bête par le début: Merlin qui prend 40 secondes d'ouverture pour nous montrer qu'il sait toujours courir, c'est plutôt une bonne nouvelle. Pour enchaîner avec la traditionnelle prise de bec débile avec Arthur (et nous de boire un coup): ça aussi ils savent, c'est bien. Ils ont l'air de reprendre en route une dispute qui dure depuis 10 ans, premier d'une longue série d'indices jalonnant l'épisode pour nous indiquer que y a une cocotte minute qui est comme qui dirait sur le point de cracher sa vapeur.

Tout ça histoire de combler le temps de pomponnage de la Reine. Qui a un tas de choses intéressantes à nous raconter, depuis le temps.

En premier lieu, que son décolleté est toujours aussi avantageux (buvons un coup pour fêter ça).



Et ensuite, qu'elle se fait grave chier à jouer les Reines, finalement. On n'a rien à faire de ses journées, on s'inquiète pour son Roi, et ce d'autant plus qu'on n'a pas de quoi se distraire l'esprit vu qu'on n'a rien à faire de ses journées, donc on a encore plus le temps de s'inquiéter, donc.... en rond pendant 2 heures. Finalement, avoir une zoulie robe, c'est chiant. M'est d'avis qu'une Gwen qui s'emmerde, ça ne laisse présager rien de bon pour la suite.


Et sinon, histoire qu'on se calme tout de suite, on nous envoie dans les dents le premier d'une longue série de plans à tomber

Et lors des repas de famille, je vous souhaite bien du plaisir à attraper la salière en milieu de table


D'autant qu'on couple la tablée avec Gwaine & friends gambadant dans le coton, calmez-vous les enfants on n'en est qu'au prégénérique et déjà mes yeux commencent à perdre la raison.

De quel chapeau magique ont-ils sortis ce travelling de malade?? thud


Définitivement ces capes rouges c'est peut-être pas discret-discret mais tout de même, ça en jette.

On finit le tour d'honneur du prégénérique avec la witchette, toujours aussi froide, toujours aussi belle, toujours interprétée avec autant de finesse qu'un éléphant au galop, bref, tout à fait de quoi retrouver rapidement nos repères.

L'avantage de mon indiférence totale à la série au cours de l'année écoulée fait que je suis passée à côté de tout, jusqu'aux annonces casting. J'ai donc fait un bon de 12 mètres en voyant débouler le doux nom de mon aimée Lindsay Duncan, suivi d'une réhausse de 4 mètres devant celui de Monsieur Liam Cunningham. La série reste apparemment fidèle à sa longue tradition de guests delamorkituent, ça sera toujours ça de pris dans le pire des cas.

Et si vous permettez, on va faire comme tout le monde et on va l'appeler Davos. Vu que j'ai même pas cherché à retenir son nouveau nom officiel chez Merlin.

Par contre, la confrontation McGrath/Cunningham, évidemment, c'est assez douloureux côté cheveux longs (ça serait vilain - mais pas faux - de dire que là aussi on peut boire un coup).

Et ça semble reparti pour une année douloureuse pour la jolie brune. Et pour moi aussi du coup


Du côté du châtal (enfin, de l'autre châtal, vu que tout le monde a son propre tas de caillou dans ce pays cette année), Gwen qui s'ennuye toujours nous permet de reboire un coup en faisant à nouveau ce qu'elle a si bien fait ces dernières saisons (et c'est tant mieux vu qu'elle est un peu la seule): elle utilise son cerveau. Nous lâche un plan qui a l'air super chouette et embarque dedans tout son petit monde en 2 temps 3 mouvements. Ca l'aura au moins occupée 5 minutes dans la journée la bichette.

Et à une exception près ça te fait une pub pour un shampoing anti-chute de cheveux du tonnerre



Nous avons ensuite l'honneur de rencontrer (et elle nous paye un coup à boire) la nouvelle méchante-gentille-méchante-infiltrée du jour, qui ma foi vu de loin est quand même relativement adorable. On en croquerait, et ça lui a donné une vraie bouffée de fraîcheur par rapport à ses prédécesseurs dans ce rôle: elle a le côté attachant qui donne un vrai relief émotionnel à sa trahison. D'habitude, ce caractère-type a la subtilité d'un panneau géant clignotant sur l'autoroute qui le rend doublement agaçant: non seulement on a envie de lui coller une beigne, mais en plus ça fait passer tous les autres personnages pour des abrutis finis de ne rien voir.
Ca n'est pas le cas ici, est c'est agréable. Et ça donne une sacrée force supplémentaire à sa dernière scène , autant pour elle que pour Gwen. Mais c'est pas encore l'heure.

En attendant, son talent naturel à la boulette fait un joli écho à un tout jeune Merlin fraîchement débarqué à Camelot y a pas si loin de ça.

Mais avec un peu moins de zoreilles



Niveau mauvaises nouvelles, c'est quand même triste de voir à quel point le budget costumes a été revu à la baisse cette année Rolling Eyes

Et du coup on en profite pour boire un coup


je veux bien qu'ils aient compris que le shirtless attiraient les jeunes demoiselles en plein éveil mais, euh... hein, bon What a Face


Et ça, c'est pas beau dites?



Ce que j'ai adoré dans cette scène, c'est l'absence de musique. J'aime la BO de la série, mais le rendu ici, ce silence, juste le soufle du vent, le craquement des brindilles, c'est wouaouw. D'autant que j'ai investi récemment dans un bon casque pour ma télé et que ma foi, ce genre de travail sur la bande son, au casque, c'est une sacrée expérience. En contrepartie dès que t'as l'effet "bouh!" du bonhomme tu fais un bon jusqu'au plafond xD. (tiens, ça me fait penser qu'il me faudrait regarder le 305 au casque. Là aussi le travail du son était épique)


Et la transition vers la vision dans les vagues de la marre, arf, j'en peux plus.

Et oh tiens, ça a poussé dans le coin!

Ces teintes et champ de bataille, c'est l'épisode 2 d'une autre vision ça


Même en spoiler-free je peux l'affirmer, c'est juste évident à la seconde où on voit sa tronche et son air constipé. Et puis bon, le coup d'épée dans le bide vient rapidement confirmer la chose. Je crois que je suis contente de le retrouver. Mais chui pas encore sûre, c'est en instance pour l'instant.
A priori cette jolie chose ne devrait pas tarder à tâter de la table ronde mais on n'est jamais sûrs de rien avec ces gens. Leur Guenièvre et leur Merlin ont bien passé quelques années à récurer les chiottes


Tout ceci affole tout à fait notre zoreille qui se met pour l'occasion à faire bondir des oeufs dans tous les sens. On comprend aisément la réaction d'Arthur, nous qui savons si bien depuis le temps que cet empoté est tout juste capable de ne pas faire tomber ses propres doigts de ses mains...

Ca a l'air d'être Colin qui jongle pour de vrai en plus. Ca doit être joyeux dans sa cuisine



Tout ça pour poursuivre notre histoire de cocotte-minute:

- Where did you learn to juggle like that?
- I've got a lot of talents, you've failed to notice them, that's all

Ca devient salement sec et presque agressif chez le petit merle. Ya une phrase fatale qui a une envie de nous tomber sur le nez de plus en plus pressante.

Et puis tiens, j'avais presque oublié que Colin n'avait besoin que de ses yeux pour nous raconter toute une vie (et c'est une gorgée que l'on boit avec plaisir). J'espère qu'en dehors du tournage ils continuent de bien le ranger dans une boite anti-choc à l'abri de toute agression extérieure hein. C'est très precieux une bestiole pareille.




Par contre les enfants, si vous me mettez Ser Davos tout de noir vêtu dans un décor tout à fait digne de la Garde de Nuit, je vais jamais m'en sortir pour faire le tri (c'est valable aussi pour le corbeau plus tard d'ailleurs).



Et donc, nous disions:

Colin, file dans ta boite et au galop!



Et hey, le Chevalier Oignon contre le Chevalier Panzanni, de quoi nous assurer le dinner

Mon Dieu, ces teintes...


De là, on a tellement de coups à boire qu'il faut dégainer une bouteille entière rien que pour la scène tant elle est classique: Merlin utilise sa magie pour ramasser son Roi assommé sur le champ de bataille et le traine à l'abri:; joli out-of-focus de la bouille à Merlin sur le POV d'Athur; Arthur roule ses yeux de façon extravagante, l'air complètement bourré (comme nous, bientôt); Merlin qui boude parce qu'il a encore sauvé la vie de l'empoté et récolte autant de reconnaissance qu'on en a pour notre première couche-culotte, etc.
Toujours aussi sec, "I saved your neck. And I can juggle. I keep telling you I have MANY talents"
Ouais. Pas du tout tendu le garçon, donc. Et vu le "You expect me to listen to a sorcerer" du Roi un peu plus tard, l'année risque d'être gratinée sur le sujet. Encore. Humidifions-nous donc le gosier.

Et vu que je les avais oublié ceux-là: non pas que je crache dessus dans l'absolu, mais on est d'accord que ce genre de plans, c'est absolument utile au déroulement de l'histoire, hein?




Aaaawwwwwww I love you



Vu que Tic et Tac semblent à deux doigts de se tarter sur la pogne depuis le début de l'épisode, la classique scène burlesque des deux compères était tout à fait bienvenue. Un filet, 2 lapins et voici venu le festival des répliques débiles, du "I've got [the rabbits]" au "Where did the other rabbit go?" et j'en passe et des meilleures.

Et puis ça nous fait des caps tout à fait délicieuses



Pendant ce temps dans la salle du trône, le personnage de Gwen prend une direction tout à fait attendue et cohérente au vu de l'épisode, mais qui n'en reste pas moins violente: c'est donc prouvé depuis bien longtemps que Gwen est brillante (du moins, en comparaison avec son entourage proche). C'est aussi prouvé qu'elle a un sens de la stratégie parfaitement aiguisé. Et c'était une bonne combinaison pour une gentille servante très copine avec le Prince. Mais c'est un mélange désastreux posé dans les mains de quelqu'un qui a tant de pouvoir... et qui s'ennuie. Terrible, terrible coktail. Un coktail qui pour exploser n'a besoin que d'une allumette. Et souvent dans ces cas là, l'allumette nous arrive par une voie tout à fait altruiste à la base: il suffit de vouloir protéger quelqu'un qu'on aime.

Gwen est au sommet de la pente la plus savonneuse qui soit et s'apprête à faire sa glissade. Et je suis très excitée à l'idée de voir ça, d'autant qu'elle est soutenue par Angel Coulby et que de ça au moins je ne m'inquiète pas.




(oui, j'ai volontaiement occulté l'alien. Pour l'instant j'ai pas assez d'éléments pour faire grand chose autre qu'éclater de rire tant c'est... pas à sa place, du moins visuellement)

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Publié par Melyssa in the Attic - dans Merlin (Reviews)
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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 15:20

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     Ceux qui suivaient les aventures de Sarah Jane Smith sur la CBBC ont tout juste eu le temps de connaître Sky avant que le destin ne nous prive de son histoire. Parce qu'histoire il y avait, et Sky avait encore bien des choses à révéler.  Le Doctor Who Magazine profite de l'un de ses spéciaux pour lever le voile sur l'enfant des étoiles.

 

 

    Nous apprenons tout d'abord - et avec une pointe de regrets - que cette petite fille devait être déposée devant la porte de Sarah par nul autre que le Docteur lui-même! En effet, le premier épisode de la saison 5 aurait dû nous offrir une scène finale dans laquelle Sarah et Sky, se rendant au grenier, y croisaient le Docteur. Qui leur révélait avoir confié Sky à Sarah parce qu'il devait la mettre en sécurité et qu'en se demandant qui, de sa connaissance, était douée avec les enfants, c'était le nom de Sarah Jane qui lui était venu. Il annonçait alors que maintenant que l'affaire est résolue, Sky et lui n'avaient plus qu'à s'en aller.... mais la fillette, doublée par Sarah Jane, demandait au Docteur si elle pouvait rester sur Terre, avec sa mère adoptive. Et celui-ci acceptait.

 

extrait du script original de la scène, cliquez pour agrandir

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    Malheureusement, le Christmas special du Docteur était alors en plein tournage et n'a pas permis à Matt de libérer suffisamment de temps. C'est donc au tenancier de la boutique et à son perroquet que sont revenus l'honneur de nous transmettre le bébé. Mais qu'importe, le Docteur aurait quand même pu avoir son rôle à jouer dans la destinée de Sky. Et c'est un Christmas special offert par la CBBC qui aurait pu réunir à nouveau le Seigneur du Temps et l'une de ses plus fameuses compagnes, afin de conclure définitivement l'histoire de cette enfant qui devait  dans tous les cas n'être  là que pour une saison.

 

    Mais avant ça, 10 épisodes devaient nous aider à compléter petit à petit le puzzle vivant qu'était la fillette.10 épisodes pendant lesquels les teasers seraient jetés, pour nous signifier de l'importance de l'enfant. Le "méchant" d'un épisode devait par exemple s'exclamer, terrorisé par la vue de Sky "Oh mon Dieu! Tu - tu restes loin de moi... Vous devez m'écouter. Elle est - l'enfant - l'enfant du Ch..." Une téléportation impromptue nous aurait alors privé de la fin de la réplique. Ce n'est pas cette semaine là que nous aurions su que le mot tronqué était... Chaos.

 

    Venu l'épisode de la révélation, il aurait été clair que Sky elle-même ignorait qui elle était. Mais il aurait aussi été clair pour les autres personnages, à force d'indices, qu'elle était bien plus que ce qu'elle semblait être. C'est pourquoi Sarah aurait pris d'elle-même l'initiative d'enquêter.

 

    Sky, de son côté, aurait probablement commencé à voir apparaître le Trickster, la nuit, dans le miroir de sa chambre. Lui promettant monts et merveilles...

 

    Sarah, toujours en pleine enquête sur sa propre fille, aurait laissé l'enfant aux mains du Professeur Rivers, afin de lui faire passer quelques tests. Et c'est lors de l'un d'entre eux que Sky se serait transformée en Trickster, lâchant une décharge d'énergie telle que le Professeur aurait été projetée -et emprisonnée - dans un écran de contrôle que Trickster!Sky se serait empressée d'éteindre.

Une fois redevenue humaine, Sky n'aurait eu aucun souvenir des évènements, ni même de sa transformation. Le professeur a disparu, et personne ne sait pourquoi ni comment.

img140.jpg

 

    A propos des transformations, RTD doutant de la validation de la CBBC quant  à l'image d'une fillette avec le visage d'un Trickster, avait prévu la possibilité de caster une actrice adulte pour ce rôle, la croissance erratique de Sky permettant d'expliquer facilement ce phénomène

 

    En option existait aussi la possibilité d'un retour de Jo Grant. Qu'une enquête archéologique aurait menée aux pieds de Sky, qu'elle aurait reconnu pour ce qu'elle était, avec quelque chose proche du traditionnel "Elle nous condamnera tous!"

 

    Ce qui par contre n'était pas optionnel mais bien fixe, était le cliffhanger de fin de l'épisode 11: le Trickster aurait alors pris possession de Sky, voulant utiliser le corps et la voix de l'enfant pour diriger le monde et amener le chaos. Et, dans la foulée, briser le coeur de Sarah Jane, puisque c'est volontairement qu'il lui en avait confié la garde.

Et c'est dans les dernières secondes de l'épisode que nous aurions appris que le Trickster ne prenait pas simplement possession de la fille de Sarah: il prenait aussi et surtout possession de sa propre fille. Ainsi donc, voici le secret de Sky que Sky elle-même ignorait: elle est l'enfant biologique du Trickster.

 

    Le tenancier de la boutique aurait mis Sarah en garde au cours de la saison, bien sûr. Il aurait avoué être lui-même victime des plans du Trickster; et il n'a pas menti: Miss Myers est bien la même biologique de Sky, mais dans ce laboratoire où elle a été conçue, tous ignoraient l'identité du père.

   Le tenancier trompé a donc remis l'enfant à Sarah avec toutes les bonnes intentions du monde, sans savoir qu'il était lui-même manipulé. Mais alors que le côté Trickster de Sky aurait commencé à émerger, et que Jo découvrait toutes ces anciennes prophéties, il aurait tenté d'intervenir, de prévenir. Trop tard.

 

   Le but du Trickster était de s'attribuer un corps physique "utilisable" dans cet univers. L'idée n'est pas claire, parce que le développement de l'épisode final n'était pas très avancé, mais il semble qu'au delà de la prise de contrôle du corps, une partie de Sky elle-même biologiquement Trickster, l'enfant aurait de toutes les façons développée 2 personnalités, et se laisserait volontairement posséder. Le combat entre ses deux facettes aurait été central dans l'épisode.

Et faire de Sky l'enfant de Sarah Jane était un bonus, que le Trickster n'a mis en place que pour asseoir un peu plus sa vengeance contre Sarah qui l'a tant de fois défié et vaincu. Pour la faire souffrir, certes, mais en lui donnant involontairement une force supplémentaire: c'est pour l'âme de sa fille qu'elle devra se battre.

 

 

 

    L'une des idées envisagées était de détruire la maison de Bannerman Road en fin de saison. Dans cette optique, le Trickster aurait transformé l'endroit en une "Trickster Tower", y enfermant Sarah. Il aurait alors été impossible de cacher l'évènement aux habitants. C'est ainsi que les parents de Clyde et de Rani auraient découvert ce que faisaient vraiment leurs enfants, et à quel point ils étaient héroïques. C'est ainsi qu'ils se seraient joints à eux pour cette ultime bataille, dans un épisode final qui aurait porté le titre de The Battle of Bannerman Road.

 

 

    Et alors qu'elle est isolée, perdue, apparemment sans armes, nous découvrons que Sarah est en fait beaucoup plus préparé que nous le pensions. Et que Jo n'a pas découvert son temple et ses prophéties par accident: c'est Sarah qui l'a envoyé là-bas, pour en découvrir plus sur ces mythes. Et l'accident du laboratoire n'était pas entièrement un accident: le champ électrique dégagé par Sky a été analysé, mesuré, étudié. Sarah sait où se trouve le professeur Rivers, et comment la libérer. Et ce sont Clyde et Rani qui s'en chargeront.

 

    Et alors que sa plaidoirie devant Trickster!Sky pour en appeler à son côté humain a échoué, Sarah prend le contrôle de ce champ électrique et "éteint" le côté Trickster de Sky juste assez longtemps pour banir définitivement Trickster père de notre dimension ("et ça aurait été vraiment définitif, cette fois", nous précise Russell T. Davies).

 

    Mais ça aurait aussi été la fin définitive de Sky, qui aurait alors acquis sa forme finale, celle d'une figure  angélique, éthérée, pleine de la sagesse et de la compassion transmise par l'éducation de Sarah Jane, qui se serait alors élevée au-dessus de toutes les dimensions pour veiller sur elles; montant la garde à jamais auprès de la prison de son père. Elle serait une dernière fois redevenue furtivement Sky l'enfant, le temps de remercier Sarah, de lui dire au revoir, avant de disparaître...

 

 

Source: Doctor Who Magazine special The Sarah Jane Companion Volume Three, Automne 2012

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Publié par Melyssa in the Attic - dans Doctor Who Magazine - Divers
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 11:07

220px-Neverland_-Doctor_Who-.jpg

 

"I'm everyone who never was. Everyone who's never be. Eveyone who never lived. Everyone who never died. And now, Charley, you're mine"

 

Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven 

 

 

Ah oui, ça calme. On te ressort du placard Romana et Rassilon, et on te remythologise l'histoire de Gallirey via quelques contes de fée de manière magistrale en 2 coups de cuillère à pot (ou en en deux coups de cul hier à Pau, selon vos préférences).

Autant dire qu'après ça, les Seigneur du Temps en pantoufles et collerettes qui passent leur temps à glander dans le panopticon dans la série classique peuvent aller se rhabiller.

 

On en profite également pour conclure l'arc de Charley et du R101 en le saupoudrant d'un tas de twists aussi savoureux qu'inattendus (c'était un peu du caviar pour les auteurs cette histoire! Et c'est Alan Barnes qui en toute logique la conclut, puisqu'il en a écrit la première page avec Storm Warning) et tant qu'à y être, on titille notre curiosité en balançant, sans qu'on s'y attende, une introduction en béton armé pour Zagreus et le prochain arc (l'arc des "réalités divergentes", apparemment pas vraiment aimé des fans, pourtant faut reconnaître que ce sous-titre claque joyeusement sa maman).

 

 

"Romana, this is Charley, one of my best ever friends! Charley, this is Romana, one of my best friends ever!"

 

Les retrouvailles avec Romana, que du bonheur, une fois passé son petit quart d'heure pète-sec dû au fait que Oh, hé, je suis Présidente de Gallifrey moi Môssieur. Mais justement, ce décalage entre la Romana qui se doit d'être sérieuse et celle qui, hors regards, peut redevenir celle qu'elle était auprès du Docteur est très bien géré, que ce soit au niveau de l'écriture ou de l'interprétation de Lalla Ward

Lady Romana nous offre en bonus quelques pépites qui ne pouvaient venir que d'elle (ou de Donna Noble peut-être xD), entre autres sa façon complètement hors de propos de sortir que Rassilon a oublié de lui envoyer une carte postale depuis l'Anti-time m'a fait éclater de rire. Yep. This is Romana.

 

- So I'll ask you, just this once: are you loyal? Come on, quick, the whole of reality may hang on it!

- Madam, I will serve you until the stars decay and the cosmos is not but a dying embryon in eternity's fire.

- Well, the next five minutes will do.

 

 

 

Paul McGann est comme toujours parfait dans le rôle de ce flamboyant 8e Docteur qui passe de l'adulte juste et responsable au grand gamin fou avec un charme qui n'appartient qu'à lui.

Et définitivement, Charley est la compagne idéale pour ce Docteur. On a rarement eu compagne aussi active, aussi consciente des choses,et, franchement, aussi dégourdie. Aussi touchante aussi: son discours dans le dernier épisode m'a tout bonnement collé les larmes aux yeux, et le "I can't. Charley you're my friend and I love you" que le Docteur nous assène de sa voix tremblotante est à briser le coeur.


"Happy Birthday, Charley! Happy Birthday, he says.Only it isn't my birthday. It isn't my birthday because I'm not suppose to have any more birthdays"

 

 

And last but not least, on conclut ce drama avec un cliffhanger delamorkitue qui donne une furieuse envie de s'attaquer à Zagreus dans la seconde!

 

 

 

*Oui, j'ai une crise de police en gras aujourd'hui

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Audios] Big Finish Audios (reviews)
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:16

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven révèle son secret pour maintenir les surprises - mais shhht! Ne le dites pas à vos amis...


 

Et la voilà, sur vos écrans, dans une robe rouge sexy et armée d'un batteur à oeufs - tout le monde dit bonjour à Jenna-Louise Coleman. Étiez-vous surpris de la voir? Je pense que la plupart des gens l'étaient. Et franchement, j'étais surpris que vous soyez surpris, parce que je ne pensais pas qu'on pourrait cacher ça.

 

Et c'est le bon endroit pour en parler, parce que - en quelque sorte - tout a commencé dans les pages du DWM. Il y a un peu plus d'un an, Tom Spilsbury - le harceleur des Production Notes et l'éditeur du DWM - m'a raconté son plan pour lancer The Impossible Astronaut. "Quatre couvertures", a-t-il dit. "Le Docteur, Amy, Rory et River - lequel d'entre eux va mourir?" Ce qui, bien sur, était une si bonne idée qu'on la piqué pour la campagne publicitaire. Hourra pour le DWM!

 

Mais même alors que nous commencions à travailler sur cet angle, je souriais cyniquement pour moi-même. Parce que dans la (pas tout à fait) dure réalité des lancements presse et des reviews en ligne, avec tout un réseau internet qui twitte en boucle, vous ne pouvez pas garder un secret. Au moment où les téléspectateurs allaient s'installer devant leur télé, tout le monde saurait que c'est le Docteur qui va prendre la balle. Et à voir l'épisode diffusé au lancement presse - le sincère mouvement de surprise dans la salle alors que le corps du Seigneur du Temps brûle sur le bateau - je me suis senti un peu misérable. Parce que l'histoire ne marcherait jamais aussi bien sans l'onde de choc des minutes d'ouverture.

 

J'avais toujours ça en tête lorsque la session de Q&A a commencé, et je me suis retrouvé à faire quelque chose que je n'avais pas prévu. J'ai demandé à la presse de ne pas révéler le secret. Simplement. J'ai simplement demandé. Une simple demande polie.

Il y a eu un moment où l'audience m'a dévisagé en silence. Un silence peut-être un peu amer. Et alors que je partais, j'ai trouvé Caitlin Moran du Times assise sur le sol devant la salle de projection, déjà entrain d'écrire sa review. "Moffat, tu ne me laisses rien dont je puisse parler. RIEN!" Et il m'est venu à l'esprit, alors que je ramenais ma culpabilité à la maison, que nous venions de montrer 90 minutes de télévision à un public invité, et on leur a interdit de parler de quoi que ce soit au delà des sept premières.

 

Mais vous savez quoi? Contre toute attente, contre le sens commun... ça a marché. Ca n'a pas juste marché, c'est allé au delà de ce dont j'aurais pu rêver.

Parce que la presse a fait ce que la presse fait de mieux - ils ont tordus cette histoire jusqu'à ce que les têtes tournent. "Attendez de voir ce qui se passe sur cette image!" sous-titrait l'un d'entre eux, sous une photo de Matt au bord du lac. Et, bien sûr, Cailtin a noyé tout le monde avec brio.

 

Quelques mois plus tard, j'y étais à nouveau - à nouveau le coup de la demande polie - avec la régénération Mels/River. Et de nouveau cela a marché, et de nouveau la presse a dépassé nos attentes "Est-ce la nouvelle compagne?" demandaient-ils sous les images de Mels. Et bien, oui, en quelque sorte - bien joué!

 

Donc quand l'idée a germé d'introduire Jenna dans la série d'une toute nouvelle façon, ça a commencé à devenir irrésistible. Et si nous pouvions la glisser dans l'écran avant que quiconque ne s'y attende? Avant que quiconque puisse croiser les bras, et froncer les sourcils, et s'asseoir pour asséner son terrible jugement sur la "nouvelle fille", et si elle était déjà sur cet écran, à les faire rire et à les charmer - même alors qu'ils se grattaient la tête en se demandant "attends un peu, c'est pas elle?!"

Est-ce que ça, ça ne serait pas une formidable façon de raconter l'histoire?

 

Impossible, bien sûr! Une histoire bien trop importante pour espérer qu'un journaliste puisse l'ignorer. Bien trop de rumeurs pour que les membres des forums et les bloggeurs la laissent passer. De plus, il va y avoir quatre avant-premières - Londres, Edinburgh, New York et Toronto et il n'y aura pas moyen de garder le silence sur chacune d'entre elles.

 

Mais au diable, nous avons essayé quand même. A Londres au BFI - rougissant furieusement - j'ai demandé à la presse rassemblée de ne rien dire à propos de la plus grosse histoire de la soirée. Je suis allé à Edinburgh et j'ai recommencé. A New York, Matt et Caro ont supplié dans un théâtre bondé de ne pas éventer notre petit secret. Aucun d'entre nous ne pouvait se rendre à Toronto, donc j'ai envoyé une petite vidéo. Dieu sait de quoi ça avait l'air - toute la magnificence du travail de Nick Hurran sur Asylum, suivi de moi planté devant une webcam, pleurnichant à l'écossaise.

 

Et de nouveau, d'une façon ou d'une autre, contre tout sens commun et contre toute croyance populaire, le secret a été gardé.

 

Je ne suis pas entrain de m'en vanter, au fait - pas du tout. Parce que honnêtement, rien de tout ça concerne la demande polie. Tout ceci, en fait, concerne la réponse généreuse et unanime. Donc à tous les fans qui étaient là, et qui n'ont rien raconté à leurs amis, pour qu'ils puisse profiter de l'épisode correctement - merci. Et à tous les journalistes qui ont rendu leur vie de reporter juste un peu plus difficile, pour que notre série puisse être un petit peu mieux - merci.

 

Oh, et encore une chose. A propos d'Oswin, le Dalek explosé. Vous ne savez rien. Vous m'avez entendu? RIEN!!

 

Et il se met à rire d'un rire diabolique, et balance sa cape sur son épaule et s'éloigne dans un brouillard mystérieux sous le vacillement d'un improbable lampadaire...

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:27

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"Listen to my voice, Charley, focus on my voice, it's the Doctor! Charley, I need you! without you, I'll just be a lonely old man, rambling around the TARDIS with no one to talk to. And you need me. You have seen the universe Charley, and you have made a difference to me. You must remember me. You must remember the Doctor!"

 

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  Ah, le voici le voilà, mon gros coup de coeur à moi. Il y a un phénomène qui m'arrive souvent avec les épisodes télé mais qui ne m'étais jamais arrivé avec les audios jusqu'à maintenant; c'est cette envie, une fois arrivé le générique de fin, de rappuyer aussitôt sur "play". Je l'aurais fait volontiers avec The Chimes of Midnight.

 

 

De bout en bout, j'ai adoré cette histoire, que l'on démarre en mode Agatha Christie, plongés au beau milieu d'une partie de Cluedo géante, avant de basculer dans le drame humain, mais avec une bonne grosse dose de Timey-Wimey et une abondance de "Gné" telle qu'on se demande comment tout va pouvoir être résolu en 2h (mais c'est le cas, promis).

S'entremêlent des twists particulièrement brillants et d'autres qui frappent avec une logique de l'absurde absolument implacable (et fort amusante - pensée pour Sherlock quand on en arrive à la conclusion que la seule personne qui a pu commettre le meurtre... c'est la victime elle-même (parce que "She's got shifty eyes")). Toutes les péripéties autour de la Chrysler qui est en fait une Bentley m'auront fait sourire plusieurs fois également.

 

 

L'histoire se centre principalement sur Charley, ce qui fait tout à fait mon bonheur vu que je l'aime de plus en plus. Sur Charley et sur le paradoxe qui l'entoure, ce qui place cette histoire en lien direct avec les évènements de Storm Warning, créant une continuité digne des grands arcs de la série télé que je rencontre pour la première fois dans les audios - ceux produits par la BBC pour la nouvelle série étant totalement indépendants les uns des autres.

Et son histoire est tellement touchante, petite Charley si courageuse et pleine de vie qui commence à comprendre...

 

 

"Please find out who killed me soon. I'm so tired of dying..."

 

Et par ricochet, touchante aussi est l'histoire d'Edith. Presque à la limite de basculer dans le pathétique parfois, mais la brillante lecture étragement atone de Louise Rofle nous permet d'y échapper, et de rester dans ce qu'il faut d'émotion pour s'arrêter à la larme à l'oeil.

 

 

Notons au passage que les fans de la nouvelle série ne seront pas dépaysés: de la phrase clé répétée en boucle pour être d'abord amusante, puis agaçante, avant de finir par être angoissante; aux petites comptines enfantines stressantes au possible; au personnage qui hésite entre l'état de vivant et celui de mort, au temps qui ne cesse de faire des bonds en arrière; à l'histoire qui n'est que prétexte pour creuser dans les personnages..et certaines des "brillantes idioties" que l'on croise dans cet audio drama n'auraient pas du tout détonné sous la plume du showrunner actuel.

 

 

"Christmas wouldn't be Christmas without one of my plum puddings!"

 

*******

 

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"We are old acquaintances - in my past but in your future. I have waited through the generations for this meeting, so I can finally look you in the eye, finally allow myself to feel the satisfaction of your death.  I have killed you, Doctor"

 

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Il y a quelque chose de chouette à écouter cet audio drama avec 6 ans de retard: aujourd'hui on a des mots à mettre sur ce dans quoi le Docteur se noie. On est allés plus loin que la série classique - et que le Docteur lui-même sur ces sujets là. Le temps peut être réécrit. Les points fixes dans le temps. Le temps peut être désécrit. Pourquoi le Docteur a-t-il un tel droit d'aller modifier la time-line qui le lie à Sebastian Grayle alors que Charley doit... quelle morale permet ça, quelles lois, et pourquoi s'y plier? Comme un prélude aux idées qui attendront the Fires of Pompeii et surtout The Waters of Mars pour exister officiellement; mais l'aventure que l'on vit ici s'intègre tellement bien avec ce que l'on apprendra plus tard qu'on se demande presque si en fait, tout ça, c'est pas pour-de-vrai


Il faut dire aussi - j'en profite pour le recaser - que le 8e Docteur est presque plus proche de nos Docteurs nouvelle génération que des anciens. Tellement que je suis obligée de faire un travail sur moi-même toutes les 5 minutes pour me rappeler que non, il n'est pas encore le dernier des Seigneurs du Temps (parce que l'oublier commence à poser problème dans cet audio, et encore plus dans 2 audios de là). Enfin, Eight est principalement un produit des années 2000, il est né y a pas si loin!


Grayle est un formidable Baddie, qui attaque le Docteur là où il est le plus vulnérable: sur ses principes, sur son sens moral; et les ressorts classiques de la quête (que l'on fait à rebours d'ailleurs, ça met un peu de nouveauté dans la chose) sont ici très bien utilisés.


Et moi, j'adore quand on trifouille dans tout ça. Quand le Docteur doute, quand il est en ligne de mire, et quand il se prend tous ses beaux discours dans la tronche. Quand on mêle ce qui doit et ce qu'il ne faut pas, et qu'on pimente l'ensemble d'un soupçon de tragédie grecque.


Et quand en sous texte au milieu de tout ce tumulte, à la fois cause et effet de sa propre tragédie, il y a un être humain: Charley Pollard.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:09

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven dévoile la nouvelle saison de Doctor Who!


 

 

    Ca n'est qu'à un battement de coeur: enfin, la nouvelle saison arrive. Mais avant j'ai un devoir sacré - une tradition doit être honorée. Oui, arrêtez de regarder votre montre avec cet air impatient, l'heure est venue. Ce sont les Production Notes: rencontrez les auteurs.

 

Et nous voici devant vous, timides et rougissant, clignant des yeux sous le soleil, enchaînés ensemble pour des années de labeur.

 

Craignez-nous - puisque nous sommes les scénaristes de la saison...

Um.

Des idées?

Et bien, j'ai bel et bien ruiné la numérotation maintenant, n'est-ce pas? A appeler la saison 5 "saison 1", avant d'appeler la saison 2 "Saison 6", et puis ajoutant de la confusion sur le fait de devoir ou non compter les spéciaux de David comme une saison (pourquoi pas, je dis) et maintenant une nouvelle coupure. Saison 7a?

Nan, ennuyeux. Nous allons perdre deux grands héros, nous n'allons pas nommer le vaisseau de leur dernier voyage '7a', je l'interdis.

Donc, saison Pond ce sera. J'aime ça - ça sonne bien. Et voici donc un rapide tour d'horizon des scénaristes et de leurs Pondisodes (oui, j'en suis là, faites avec).

 

Pondisode Un:

Asylum of the Daleks par Steven Moffat

Ahh, Moffat, que reste-t-il à dire, à part "ferme-la, crétin d'écossais paresseux." Vous savez que j'adore les Daleks. Ouais, je sais, les Anges Pleureurs et tout ça, mais quant on en vient au top du top des monstres de Doctor Who, c'est toujours, toujours les Daleks. Déjà quand j'étais un petit garçon, je voulais écrire une histoire de Daleks. Et c'est presque arrivé sur la saison 3 (quel que soit ce à quoi ça correspond de nos jours). Julie Gardner m'a demandé d'écrire un double épisode à propos des Daleks à New-York! Je me suis presque mis à chanter. Et puis j'ai fondu en larmes - parce que je faisais une série appelée Jekyll (non, je ne m'en souviens pas non plus), et je n'avais pas le temps.Donc celui-ci m'est passé sous le nez (mais a lancé la carrière d'Helen Raynor, et m'a permis d'écrire Blonk, donc ça n'est pas si mal) et ça n'est que le jour où j'ai pris les commandes de la série que j'ai eu ma chance d'écrire une aventure de type Machine Temporelle Mark III.  Et la première chose dont j'étais sûr, alors que je déboulais dans le bureau de Doctor Who et choisissais de nouveaux rideaux, c'était que j'allais écrire pour les Daleks

Sauf que... Mince, sauf que je voulais Churchill avec les Daleks, et je savais sans l'ombre d'un doute qu'il y avait quelqu'un d'autre qui écrirait Churchill bien mieux que je ne le pourrais jamais.Et donc avec le coeur lourd j'ai laissé les Daleks aux mains de l'incroyable Mark Gatiss.

Mais maintenant mon heure est venue. Que les restrictions aillent se faire voir, c'est à mon tour - et j'avais un titre en réserve depuis bien longtemps. "Joshua", ai-je dit à mon fils de 13 ans, "tu veux connaître le titre de mon prochain scénario pour Doctor Who?"

"Bien sûr", a-t-il dit, en adolescent cool.

"Asylum of the Daleks!" Et bien sûr, par dessus ces mots, tout le cool a disparu et tout était tournoiement et sauts dans le vide et courses dans le jardin avec les bras tendus, à faire des bruits d'avion. "Chouette titre," a fini par dire Joshua, "Maintenant s'il-te-plaît sort du jardin, papa, les voisins nous regardent."

(J'ai aussi révélé le titre à David Tennant à ma fête d'anniversaire. Je suis content de dire qu'on a tous les deux courru partout en faisant des bruits d'avion).

 

 

Pondisode Deux:

Dinosaurs on a Spaceship par Chris Chibnall

A cette vague et lointaine époque où j'étais nouveau à ce poste, j'ai été frappé par le premier script de Chris Chibnall. Passimplement par l'écriture stellaire, devant laquelle mes dents ont grincé d'envie, mais parce qu'il avait inventé le Meilleur Monstre de Tous les Temps. Officiellement le meilleur. Je n'en pouvais plus d'attendre de le voir au script meeting pour le féliciter de son génie. Mais le jour venu, assis entre Piers Wenger et Beth Willis, je pouvais entendre Chris approcher dans le couloir, quand mes deux producteurs exécutifs ont chuchoté, "on ne peut pas se permettre de créer ces monstres, au fait - il vaudrait mieux prévenir Chris".

Chris est entré pour me voir assis là, le visage pâle, haletant et peut-être même pleurant.

Aujourd'hui ces monstres attendent toujours d'apparaître à l'écran (un jour, Chris, je suis sur l'affaire), mais après avoir convaincu le Chibnall de revenir sur la série, je savais que je devais faire amende honorable pour cette horrible coupe du budget de dernière minute.

Donc le jour où je lui ai donné le pitch, je l'ai regardé dans les yeux, et lui ai donné la totalité de son résumé - juste le titre. "Dinosaurs..." j'ai dit, "on a spaceship!!. Et avant que tu n'aies le temps de demander, oui, on peut se le permettre."

 

 

Pondisode Trois:

A Town Called Mercy par Toby Whithouse

De temps en temps, je vais à des cérémonies de remise de prix en tant que nommé. Et lors de ces occasions pleines de suffisance, j'entretiens toujours le fantasme que je pourrais gagner - gagner un prix, en fait, pour de vrai. L'antidote à cette désillusion est de jeter un oeil à Toby Whithouse de l'autre côté de la pièce. De là je soupire, jette mon discours de remerciement et lève un verre de vin vers le showrunner de Being Human.

"Un Western", ai-je dit à Toby. "Un Western Doctor Who! Qu'est-ce que t'en penses?"

Un mois plus tard nous avions A Town Called Mercy. Et c'est parfait, bien entendu - en tant qu'auteur, regarder un page de dialogue écrite par Toby,  c'est comme regarder en face vos propre défauts; je crois que vous allez adorer celui-là. Soyons honnêtes, il n'y a qu'à regarder les jambes arquées de Smith pour se demander qui a volé on cheval. Et bien, ce cheval a maintenant un nom, et je peux dire honnêtement que ce nom est mon moment préféré de toute la nouvelle saison


 

Pondisode Quatre:

The Power of Three par Chris à nouveau Chibnall

J'aime penser, quand Chris est rentré chez lui après la réunion des dinosaures, et en a finalement eu assez de courir dans la pièce en faisant des bruits d'avion, il a découvert qu'il avait écrit un premier jet parfaitement formé. Parce que de notre point de vue, ça a vraiment semblé aussi facile: l'un des meilleurs premiers brouillons que j'ai jamais lu de quoi que ce soit. Donc à la réunion suivante, je lui ai dit "on a environ deux remarques. Et elles sont toutes les deux très petites. Donc ne perds pas ton temps à écrire un deuxième brouillon tout de suite, écrit un deuxième script."

Il m'a regardé l'air un peu étonné, et a demandé

"Qu'est-ce que tu veux?"

"Le Docteur, du point de vue des Ponds"

"Je ne vois pas ce que tu veux dire. Qu'est-ce que ça veut dire?"

"Je ne sais pas. Montre-moi!"

Et bon sang, il l'a fait! Depuis que j'ai commencé l'histoire d'Amelia Pond, je voulais écrire la scène Docteur/Amy ultime: celle qui résumerait tout. C'est compliqué avec ces deux-là, de les faire simplement parler. L'un est un homme qui retient ses sentiments avec des milliers d'années d'amour et de pertes, et l'autre est écossaise. Mais il y a cette scène ultime, le parfait compte rendu ce ce qu'ils sont l'un pour l'autre et pourquoi. C'est dans la deuxième partie de l'épisode et vous ne le raterez pas, c'est brilliant. Franchement, le seul défaut que je peux lui trouver c'est que JE NE L'AI PAS ECRITE. Sois maudit, Chibnall - maudits soient tes yeux talentueux.

 

 

Pondisode Cinq:

The Angels Taje Manhattan par Steven Moffat

Je déteste les fins, dis le Docteur. Moi aussi. Mais c'est comme ça - le dernier acte d'Amy et Rory. La fin de la belle époque. J'ai l'impression d'avoir tourné dans le jardin en faisant des bruits d'avion pendant un long après-midi d'été - mais maintenant il commence à faire nuit, et c'est l'heure de retourner à l'intérieur. Au revoir, les Pond - il est l'heure de poser l'avion.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 08:05

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"-Where are we?

-In an asylum of sorts. I suppose you can call it you very own private hell."

 

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Un peu bizarre ma façon d'écouter la bête. La première heure s'est bien passée, puis j'ai paumé le CD et j'ai eu le temps d'écouter 4 autres dramas avant de le retrouver pour écouter la suite. Du coup, pas facile de raccrocher les wagons, dans une histoire qui est déjà un petit peu bordélique à la base.


Mais ça partait bien. J'adorais le début. J'adorais ne rien comprendre, et que les personnages eux-mêmes n'y comprennent rien (je fonctionne pareil avec la série télé, j'adore ne rien comprendre pendant 2/3 d'épisodes xD).


Et je me suis étonnée moi-même en ayant la larme à l'oeil en entendant la voix du brigadier.... (parce que oui, j'aime beaucoup le brigadier, mais clairement à découvrir les compagnons des classics avec plusieurs décennies de retard ils ne peuvent pas tout à fait être "mes" compagnons, le lien est différent... donc oui, vraiment, je ne m'attendais pas à larmoyer en entendant ce cher monsieur essayer de s'y retrouver sur internet...). Et alors que tout le monde est fou et que plus personne n'est fiable, le Brigadier fidèle à lui-même est tellemet rassurant...


Malheureusement, la 2e partie retombe un peu... comme un soufflé (ça va être la grande mode cette expression cette année). A partir du moment où tout le monde retrouve plus ou moins ses esprits, le mien a commencé à vagabonder.


Je crois que situer l'histoire aux USA a plutôt porté préjudice à l'affaire, d'abord parce que tous les accents américains sont à chier, ensuite parce que ça n'amène rien, donc par principe, si ça ne sert à rien, ça encombre. Et comme je m'en fous de leur histoire de 51e Etat, ça n'aide pas...

Et puis il y a aussi un côté "fan service" un peu trop poussif. Comme quoi, ils font bien de ne pas écouter ceux qui en demandent à outrance dans la série: en fait, ça fait pas du bien à la chose .


Mais bon, la première partie reste sympa comme tout. Et puis il y a le Brigadier...

 

 

"- He seemed awfully nice. Your friend, the Brigadier. One of the best, you might say.

- Oh no, Charley. The best."

 

******

 

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- Not Singapour then?

- Well, judging by that skykine and that taxi driver's language...

- And the... dead man?

- And that Deadman.Oh! I have to say New York City.

 

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Bon alors les enfants, il va falloir soit arrêter les accents américains, soit embaucher de vrais américains pour ça. Parce que ça va plus être possible .

 

Sinon, cette petite chose est écrite(et réalisée!) par Mark Gatiss, donc. Et ça se sent à des kilomètres. C'est du Gatiss dans toute sa gloire. Ce qui - ce qui me connaissent un peu le savent - n'est pas forcément la meilleure des nouvelles pour moi puisque je ne suis pas une grande fan du scénariste; mais ça devrait ravir les amateurs.

 

Je n'ai donc pas été particulièrement fan de la mise en forme, mais j'aime beaucoup les idées derrière. Nous sommes en 1938, et Orson Welles fait sa célèbre lecture de la guerre des mondes sur les ondes américaines... imaginez un peu ce que ça donne, Doctor Who bazardé au milieu d'une vraie panique d'invasion extra-terrestre. Surtout quand on en profite pour aussi jeter dans la marmite une... vraie fausse vraie invasion (oui, compliqué, mais expliquer c'est spoiler)

 

2e bonne idée: le début de mise en abîme avec un audio drama qui présente plus ou moins la naissance des audio dramas - et qui en joue. L'équivalent télé serait de proposer un épisode d'aujourd'hui, mais en noir et blanc sans CGI. Le souci c'est que la bonne idée de départ devient potentiellement casse-gueule quand elle doit courir sur 2h...

 

Donc c'est très très classique, c'est très très Mark Gatiss, et ça a de très bonnes bases. Mais comme d'habitude, je n'ai pas les même goûts que le monsieur dès que l'on passe à la présentation du plat.

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Audios] Big Finish Audios (reviews)
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:31

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"You feel like pounding in your heart? That tightness in the pit of your stomach? The Blood rushing to your head? Do you know what that is? That's adventure; the thrill, and the fear, and the joy of stepping into the unknown.That's why we are here and that's why we're alive!"

 

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"After a dangerous encounter in the space/time vortex, the Doctor finds himself on Earth, October 1930. Or rather above it, aboard the British airship R101 on it's maiden voyage over France. Also on board is a young stowaway, Charlotte 'Charley' Pollard, seeking adventure and excitement away from her stifling family atmosphere. What Charley doesn't know but the Doctor does is that the flight is destined to end in tragedy, although no-one really knows why. Not even the Doctor, although maybe the passenger in Cabin 43 can help..."

 

*Note de moi: Gni! Le Doctor prononce le nom de ma ville natale! *baf*

 

J'avais très envie de découvrir le 8e Docteur pour de vrai - ailleurs que dans le film. Parce qu'il a quand même une classe folle, et en même temps un côté grand gamin complètement décalé avec l'allure, je voulais voyager avec lui.

Et je dois admettre que depuis un moment je suis aussi intriguée par Charlotte Pollard. Charley - prononcez Charlie - et ses 2 Docteurs, Charley dont la vie même semblait être un mystère, et je voulais savoir pourquoi.

 
Donc tant qu'à commencer quelque part, autant commencer par l'histoire de ce duo (faux - c'était pas tout à fait mes débuts mais disons qu'il y a eu quelques faux départs). Et même que ça tombait bien puisque j'ai souvent depuis croisé ailleurs la question "par quel Big Finish audio commencer quand on débute?" et la réponse de loin la plus souvent donnée était "la saison 27", soit le premier arc de Charley Pollard et du 8e Docteur. Dans le mille donc!

 

Bref, tout ça pour dire que ouaip, j'ai écouté Storm Warning. L'ai-je aimé? Oui. A quel point? Assez pour prédire dès lors que les aventures de Charley et du 8e Docteur n'allaient pas faire long feu avant de toutes passer par mes oreilles. En français moderne, ça veut dire que trop j'ai kiffé.

 

Je m'étais cantonnée jusqu'alors aux BBC Audiobooks de la nouvelle série et il faut reconnaître que certes, ça ne vise pas tout à fait le même public: le scénario, niveau finesse et complexité, se situe un bon cran au-dessus; et comme tout ce qui concerne la nouvelle série les BBC audiobooks sont faits pour être accessibles au plus jeunes, ce qui est un peu moins le cas des big finish. Ce n'est un reproche ni pour les uns ni pour les autres, j'aime les deux, mais la différence existe.

 
Et puis il y a le 8e Docteur que je connais un peu mieux maintenant, et dont il me reste tant à découvrir, et je suis aussi enthousiasme à cette idée que quand un nouveau Docteur déboule à l'écran.

J'adore son énergie, sa curiosité, sa façon de s'émerveiller devant tout, cette fraîcheur si inattendue de la part d'un alien de 800 ans et des brouettes (grosso merdo, je sais pas tout à fait quel âge est sensé avoir cet oiseau numéro 8 dans le ballon).

J'adore ce clic instantané que l'on ressent si fort entre lui et Charley.

Et, parce que je suis une fille, j'ai le droit de faire un commentaire de fille: j'adore la voix et les intonations si sexys de Paul McGann  :face: .

 

Et le rire de Charley. Parce que d'elle aussi je suis tombée amoureuse, petite tête brûlée que pas grand chose n'étonne et qui très vite sait qu'entre les mains du Docteur elle peut remettre sa vie sans hésiter. Et c'est d'autant plus fort et poignant maintenant que je sais quel secret entoure la vie de Charley, celui que l'on ne partage qu'avec le Docteur, dans une connivence dont Charley elle-même est exclue. Le secret en lui-même est fort, mais j'aime aussi beaucoup le fait que le Docteur nous le dise à nous, et à nous seul. Parce que c'est toujours sympa, ce genre d'intimité entre le Docteur et le public (enfin, de son point de vue à lui il se parle juste tout seul évidemment mais on s'est comprite).

Et pour l'un comme pour l'autre, les lectures de McGann et de Fisher sont excellentes, pleines de vie et d'enthousiasme, et on ne peut qu'y croire.


Quant à l'histoire en elle-même, elle est intéressante, mais assez inégale: la première partie nous lance dans l'aventure sur les chapeaux de roues, la 2e est riche en informations même si on n'avance guère. Mais la troisième est... hum, longue (ce qui est la version propre de rasoir).

Et la fin ne surprend qu'à moitié puisque évidemment on connaît le destin tragique du R101.... mais là, on sait dès le début que l'intérêt ne sera pas la chute mais la route faite pour y arriver. On retrouve cette impression d'être pris au piège par le destin que l'on peut avoir dans Fire of Pompeii ou The Waters of Mars, et comme dans ces épisodes le dilemme moral est là, bien que traité à chaque fois d'une façon peu différente.

Ces audio dramas promettent de laisser le champ libre à la réflexion personnelle, et j'adore ça.

 

 

"-You're... not human?

-Oh, yes, I was meaning to have a word with you about that."

 

 

 

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The_Stones_of_Venice_cover.jpg

 

"Nothing had to be played out, can't you people see? Don't you ever learn? There's no such things as prophecy or fate, There are true events, things that happen, and things that have to happen. And none of us can escape those."

The Doctor

 

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(Si je ne vous le dis pas, vous ne le saurez pas, mais je saute joyeusement par-dessus une review, celle de Sword of Orion, vu que ça m'a tant passionné que j'ai rien suivi. Une histoire d'androïdes et de cybermen (mais sans Adric dedans xD), livrée avec tous les dilemmes moraux habituels. Mais définitivement , moi pas aimer les cybermen)



Venise. A l'époque décadente. Sur le point de sombrer, alors tant qu'à mourir, autant partir dans un feu d'artifice de fêtes, d'alcool et de... tout ce qui vient avec.

Et au milieu de tout ça, une prophétie concernant le retour de la Duchesse Pouet Pouet, et un tableau mystérieux que personne n'a jamais vu, celui de... la Duchesse Pouet Pouet. Ce tableau omniprésent nous donne un petit goût de Dorian Gray dans la forme (mais on en reste loin dans le fond).
Et surtout, nous revivons le conte d'un amour perdu et d'un homme brisé.



Une histoire un peu plus grossière, un peu plus classique, ça fait pas de mal de temps en temps. Sans casser trois pattes à un canard ça reste tout à fait sympathique. Ce Docteur tout fou tout content dans les rues de Venise reste un bonheur, et je suis définitivement en amour avec Charley et avec la relation Eighth/Charley. Un bon point aux dialogues très bien écrits, drôle parfois, élégants souvent.

Quelques regrets cela-dit, parce qu'il y avait là dedans de quoi faire plus que ça. Il y avait de quoi faire quelque chose de plus puissant émotionnellement, d'abord, et d'un peu plus fin ensuite: les personnages se retrouvent plusieurs fois à agir de manière particulièrement crétine, justifiée uniquement pour des raisons scénaristiques que, j'imagine, il y avait moyen de travailler un peu plus délicatement.


Mais hé, en bonbon pour la route, y a Mark Gatiss qui cause, là dedans.

 

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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 18:23




Vous savez ce qui est rigolo? C'est que le 11 mai , soit au jour où ils ont annoncé que la conférence serait sur les coulisses de la série, mais une dizaine de jours avant que l'on connaisse les invités, j'ai envoyé ce message à Lolotte. So long for Moffat, mais pour le reste, ça aurait été des numéros de loto j'aurai gagné un prix.


(je sais, c'est affolant le nombre de peut-être que je peux mettre dans 3 lignes. Mais tout était très hypothétiquement hypothétique à ce moment là xD)


2 mois plus tard, nous sommes déjà dimanche et dès le réveil nous entamons notre tournée d'adieu: dernier petit déjeuner à l'hôtel, dernière patauge dans la gadoue, dernière partie de cartes dans la file d'attente... dernière cavalcade à travers la Japan Expo pour regagner le côté Comic Con (j'y ai croisé Over, on a partagé un sprint/Slalom/Papotage à travers les stands plutôt rigolo). Et au milieu de tout ça, une première: notre première fois au pied de la scène Comic-Con version 2012 - qui certes a doublé de volume depuis 2011 mais qui continue à sembler ridicule après 3 jours de bonheur près de la scène principale (et au niveau son aussi, vu que c'est pas isolé, ben c'est chiant. On avait oublié comme c'était chiant du coup).

Tout ça pour le Docteur. Et Batman.

On a passé 4 jours à se dire qu'autant le jeu proposé l'an dernier avant la Masterclass, c'était parfait, autant là c'était quand même pas top moumoute comme arrangement - surtout pour Batman. Certes, je ne suis pas organisatrice, et peut-être bien que sur 40h de convention y a pas eu moyen ne serait-ce que de switcher les deux; mais bon, c'était assez couru que la salle se remplirait très tôt de Whovian (brandissons fièrement ce mot, il vient officiellement d'entrer dans l'Oxford Dictionnary) et j'avais très peur de revivre la désastreuse conférence sur les schtroumpfs de l'an dernier où tout le monde affichait clairement à quel point ils en avaient rien à foutre et que ça discutait bien fort en mode salon de thé sans écouter un mot de ce que ça racontait et sans se préoccuper une minute de ceux que ça intéressait. Parce que voilà, il faut l'admettre et je le comprend: quand on vient d'arriver, qu'on est excité par le fait d'être enfin à la CC, d'être enfin dans SA conférence, d'être au milieu d'amis virtuels qui ne deviennent souvent réels qu'un seul jour par an, et ben on n'est pas toujours super respectueux, et c'est pas cool.
Mais là, ça a quand même été "moins pire" que les schtroumpfs. Ça a été un peu le bordel quand même, un peu bruyant et plus ou moins attentif, mais je pense que ça n'a été pénible "que" pour le public venu assister à la conférence Batman et que les invités, eux, n'ont pas trop ressenti les parasites. C'est toujours ça Rolling Eyes .

De notre côté, j'avoue que ça tombait assez bien et qu'on était plutôt contentes de suivre cette conférence vu qu'elle reprenait pas mal de points que l'on avait déjà abordé lors de la conférence super-héros de la veille et complétait fort bien ce qu'on avait amassé sur le sujet au cours des 3 jours précédents, donc on était plutôt satistfaites de cette suite (même si du coup, on n'a pas tout entendu, j'ai déjà dit que le son était un peu pourrite là dedans? What a Face)


Quoi qu'il en soit la chose se passe plus ou moins bien et c'est enfin l'heure tant attendue du Docteur - ou du moins de ses représentants pour l'année. Servis en brochette la productrice Caroline Skinner, le scénariste Chris Chibnall, le réalisateur Toby Haynes et le compositeur Murray Gold (et la moitié de la traductrice dont j'ai oublié le nom mais autant le recaser tout de suite: elle était extra. Elle gardait toute la vie et le spontané de la phrase originale dans ses traductions, ce qu'on voit rarement, et n'étant pas spécialiste de la série elle n'hésitait pas à demander de l'aide pour la traduction des "termes techniques du Whoniverse" à Carazzé et Nigita, ce qui rendait la chose beaucoup plus agréable pour tout le monde.






C'est amusant de voir Caroline Skinner évoluer "en vrai": grâce aux confidentials on avait cette impression de connaître ses prédécesseurs, alors que depuis un an que Caro est là le nombre d'images est limité. Bien sur il y a les interviews etc, mais c'est différent (je ne sais pas si on me comprend, mais moi je me comprend, ça suffira lol! ).
Je suis bien sûre ravie de voir débouler Chris Chibnall et surtout mon T-Shirt Murray Gold sur scène, sans surprise acclamé comme une Rock Star ici puisqu'on sait à quel point il est proche de la communauté de fans francophones (il ne parlera d'ailleurs quasiment qu'en français pendant toute la conférence, cétipa mignon).
Mais c'est surtout Toby Haynes que j'attendais avec impatience (donc il était évident que ce serait auprès de lui que je me ridiculiserais un peu plus tard, après la conférence *boulet*) . Je me suis rendue compte il y a quelques temps que, hum, depuis environ 2 ans je parle de ce type à peu près tout le temps Embarassed donc imaginez ma joie en le voyant se pointer sur la liste des invités. C'est que c'est difficile de ne pas adorer Toby Haynes que comme la plupart j'ai découvert sur la Pandorica où il aligne les idées fabuleuses et originales. J'aime aussi beaucoup le voir diriger ses acteurs, et sentir à quel point il aime ses artistes (et au passage il a aussi un vrai talent pour diriger les enfants, avez-vous remarqué) . Mais c'est surtout cet enthousiasme sans fin et cette joie qui se dégage de lui qui font que quel que soit le projet on a envie de le suivre. Et écouter parler ce grand gamin enfermé dans un corps d'adulte, c'est que du bonheur. (Et tout ça, c'était bien avant qu'il ne tue Sherlock. En fait, pauvre du détective, c'est peut-être la seule fois ou j'ai pas toujours été fan absolue des choix de Toby)



Bref, Toby là, moi contente.



Un autre grand moment, dans la série "epic", aura été l'extrait choisi pour illustrer le travail de Murray Gold. Un extrait des dernières Proms. Vale Decem. Sur écran géant. Avec le son très très très fort (sans rire, ils ont dû se demander ce qui se passait depuis le hall 5). C'est simplement un écran géant, mais ça a une telle force qu'on est à deux doigts de tomber par terre. P****, qu'est-ce que ça doit être en live thud



Pour le reste, ceux qui suivent un minimum l'actualité de la série n'ont rigoureusement rien appris niveau spoilers, et ceux qui suivent un peu plus en détail (et notamment les abonnés aux DWM) n'ont rien appris tout court puisqu'ils ont tous déjà de nombreuses fois expliqué en détail leur processus de travail dans les pages du magazine (d'ailleurs pour le fun, Chris Chibnall à un moment donné à dû réciter quasiment mot pour mot ses PN du mois précédent, et comme je les avais bien fraîches dans la tête pour les avoir tout juste traduites, j'étais à deux doigts de réciter en même temps que lui lol! ).

 

Donc on n'apprend pas grand chose, mais on s'en fout complètement. Parce que ces gens sont venus jusqu'ici pour nous, et que quoi qu'ils fassent ils nous rendent heureux. Parce que quoi qu'ils disent ils sont passionnants et intéressants et amusants et, parfois - mais dans le bon sens du terme - agaçants, et qu'on adore ça. Basiquement, ils pourraient répéter en boucle 19 fois la même chose.... on prendrait notre pied 19 fois!

@Chris Chibnall




Ouais, je remets le t-shirt parce que c'est quand même trolol comme ils disent.
Et du coup, avec mes bêtises de pipiroom, on n'a même pas de photos des deux autres pinguins What a Face
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Publié par Melyssa in the Attic - dans Le Grand Bazar
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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:04

prodnotes

 

   Pour ce numéro, Steven prouve qu'il peut compter jusqu'à 14 (mais la couleur quitte son visage au fur et à mesure qu'il avance)...


 

    Donc où en sommes nous? Les moteurs du TARDIS grondent dans le ciel, mais d'encore assez loin - quelques semaines à parcourir avant que le Docteur ne revienne. Hier, à un concert à Chiswick (oh, ma vie!) a charmant monsieur m'a demandé combien d'épisodes de la nouvelle saison étaient maintenant terminés. J'ai émis ce genre de gloups qui peut jeter le silence dans un évènement plein air, et pousser un groupe à arrêter de jouer pour vérifier leur sono.

    "Aucun", ai-je dit. Et il y a eu des étranglements, des cris de désespoir et une femme s'est évanouie. Puis le téléphone de quelqu'un s'est éteint - mais ça arrive toujours.

 

    C'est vrai cela-dit. Alors que je tape ceci (7.51 du matin, 6 juillet 2012) je suis dans un train vers Cardiff qui lutte contre la pluie pour me rendre au premier doublage de la série. C'est quand toute la musique et les effets sonores sont ajoutés au montage fini, et pour la première fois vous voyez tout ça monté ensemble. Vous voyez un épisode effectif de Doctor Who. Oui, dans quelques heures - je l'espère de tout mon coeur - nous aurons en fait fini un épisode.

 

    Mais qu'en est-il des autres? Il y a un moment dans la production de Doctor Who, quelques mois de terreur absolue, quand chacun des 14 épisodes en sont à une étape de développement.

Donc voici un compte-rendu préci de l'endroit où nous en sommes - une mise à jour du train dans le train ( attendez-vous à plusieurs niveaux de résistance, quelques allusions pénibles, et un peu de numérotation erronée.)

 

    1. Asylum of the Daleks. Oh, vous connaissez tous le titre - nous avons accidentellement oublié de dire au BFI de ne pas l'imprimer. Oh, et bien! C'est tourné, et verrouillé ( c'est à dire que l'édition est bouclée). Le BBC Wales Orchestra a exprimé tous les tourments internes de Murray Gold et nous les a renvoyé puissance 11, les effets spéciaux sont peaufinés à l'extrême, sur les fabuleux écrans de The Mill, et je viens juste de voir le nouveau... laissez tomber.

 

    2. Tourné, verrouillé, et j'ai vu tous les effets spéciaux, mais qui ne sont pas encore ajoutés à l'épisode. Et, oh, quels effets! Vous allez déglutir et pointer du doigt et chanter. Vous allez vous asseoir dans la salle de diffusion de The Mill et leur demander de jouer un plan encore et encore parce que c'est juste TROP EXCITANT - ou bien c'est juste moi?

 

    3. Tourné, verrouillé et dans quelques heures doublé! Oui, c'est celui que je vais voir aujourd'hui! Oui, vous m'avez entendu, je vais voir un nouveau Doctor Who aujourd'hui et PAS VOUS. Nananère! (oh, c'était gamin - désolé, ça n'arrivera plus).

 

    4. Tourné (à l'exception d'une paire de scènes supplémentaires que nous bouclerons plus tard) mais toujours dans la salle d'édition. Oh, j'adore celui-là, si inhabituel - je me demande ce que vous allez en penser - et avec l'une des scènes les plus belles et les plus touchantes que l'on n'a jamais tourné. Magnifique écriture!

 

    5. Au revoir les Pond. Tourné, verrouillé et entrain de pleurer sur lui-même sur un disque dur quelque part. Il y a des émotions dans cet épisode, donc c'est une alerte Murray Gold - il pourrait vous tuer et danser en riant sur vos coeurs.

 

    6. Joyeux Noël! Je viens juste de rendre ma cinquième version, pas une seule image a été tournée, et nous somme toujours à un mois de la production. Probablement à vingt versions de la définitive à l'évidence, mais j'essaye d'y réfléchir.

 

    7. Il  a 22 pages sur mon ordinateur. J'ai promis de le finir pour la fin de la semaine prochaine, donc un petit câlin et un petit mot d'encouragement seraient appréciés. Peut-être un Kit-Kat.

 

    8. Il y a, j'en suis sûr, environ 10 pages de celui-ci, sur un autre ordinateur, très loin d'ici.

 

    9. Tourné et en cours d'édition en ce moment. Il y a un assemblage ( un montage grossier de l'épisode) que j'ai vu et je crois que c'est déjà un classique. Et oh, les décors pour celui-là. Incroyable! Michael Pickwoad s'est surpassé. Préparez-vous à frissonner de terreur, et à remâcher les mots "Oh mon Dieu, est-ce que c'est un -?" ... laissez tomber

 

    10. Tourné, et très près d'être verrouillé. Un nouveau réalisateur et un nouvel auteur, et ils ont tous les deux réussi leur coup dès la première fois. Maudit soit leur talent, enfermez-les dans un placard!

 

    11. En cours de tournage EN CE MOMENT! Depuis une semaine, Dame Diana Rigg et sa fille Rachael Stirling jouant ensemble dans un scénario de Mark Gatiss. Vous pensez probablement que ça sonne comme une combinaison de différentes folies, et Seigneur, vous avez raison! Mark, qu'est-ce qui se passe dans ta tête?! Tu n'as pas peur là-dedans, tout seul? Es-tu tout seul? Est-ce qu'il y a des gobelins et des ombres qui ricanent et un clown momifié?

 

    12. Quatrième version.

 

    13. Les deux tiers d'un scénario bourdonnent et caquettent dans l'ordinateur de l'auteur, qui est dans un pays lointain, et probablement un peu effrayé. Bien qu'il ait probablement l'habitude de tout ça.

 

    14. Oh, pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qui se passe avec celui-là? Je veux une mise à jour TOUT DE SUITE! Qui écrit ça? ... Oh. Saleté.

 

    Swindon. Non, ça n'est pas un titre (je ne pense pas que ça marcherait, et vous?), c'est un endroit. Mon train viens d'y passer, et ça veut dire que je suis environ à mi-chemin vers Cardiff. Et puisque nous avons commencé à filmer notre 8e épisode (dans l'ordre de production) j'ai décidé de croire que c'était symbolique - à mi chemin vers le nouveau Doctor Who!

 

 

    A ce stade, alors que je tapais, je me suis demandé si ça serait trop mielleux de mentir et de terminer sur les mots "Oh regardez, le soleil vient de sortir". Et à ce moment précis, le train est entré dans un tunnel... Symbolisme - ne faites pas attention!

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