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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 13:17
Partie 5: In a Land of Squeeee and a Time of Gnaaah



A Villepinte, le samedi, c'est le jour de Merlin. J'y ai passé qu'un seul samedi mais ça a merliné toute la journée, donc je suppute que ma conclusion est tout à fait valide. Même que ça serait super vendeur s'ils ajoutaient ça à leurs brochures dans les agences immobilières du coin.

Samedi, c'était donc le jour où on nous a pour la première fois lâchées comme des boulets dans le parc expo. Quelque part entre notre pêtage de plomb de l'entrée et notre rencontre avec Raph, on a piqué un petit sprint vers le point dédicace, just in case. On se faisait pas particulièrement une fixette sur les dédicaces et on avait déjà décidé avant de rentrer que ça n'était pas le fait de gagner ou non le droit de passer 20 secondes derrière une table qui allait déterminer la réussite de ce week-end donc guère de déception en voyant les panneaux "complets" sous les noms de Tic, Tac et Blanche Neige, sortis du fait qu'on avait couru pour rien lol! .
Certes il restait encore le tirage au sort... Mais il était 11h du matin et ça faisait déjà la queue pour le tirage qui n'était qu'à 14h... Non non non, on a bien mieux à faire et en plus s'assoir par terre ça fait mal aux fesses d'abord. Donc zou, nous voilà reparties dans l'autre sens... S'ensuit un premier tour au Sci Fi shop-je me fais assommer par un Dalek géant, Lolotte achète un Arthur&Merlin en papier histoire de veiller sur nous, puis balade dans les stands, tralalitatilala, et direction salle de projection pour la diffusion du 301-302 sur écran géant (ben oui je sais bien qu'on l'avait déjà vu mais j'avais fort envie de voir la bouille à Colin sur écran géant en fait xD - enfin quand je dis qu'on l'avait déjà vu.. c'était pas le cas de Gwlad . Elle n'était pas allé au delà de la moitié de la saison 1 et je vous raconte pas le bazar pour la mettre à jour sans trop lui spoiler les grands moments des saisons 1 et 2... enfin bref)

Ils nous occupent en passant la BO de la série, histoire de permettre à Lolotte et moi de se mettre à beugler en même temps "gniiii!! c'est la chanson de Gwaine!!!" (c'était triste, on était que 2. Ils ont fait pareil pour DW le lendemain et on est une centaine à avoir beuglé "gniiii!! C'est la musique des Daleks Power Rangers!!"
D'ailleurs, ça a été une petite déception ça, sur le moment: on n'était guère nombreux lors de la projection, la salle devait être tout juste à moitié pleine et une partie des gens avaient l'air d'avoir atterri là par hasard. Mais ça a l'avantage que ça nous a permis de passer du milieu de la salle au 2e rang sans trop de soucis quand un monsieur est venu nous annoncer que la brochette Merlinoise allait venir nous présenter l'épisode avant la projection ("bah oui, quelles nouilles!" qu'on s'est dit. C'est un peu le B-A-BA de toute projection ça, de faire venir tous membres de l'équipe présents sur place pour présenter le produit! Rolling Eyes )

Mais l'un dans l'autre, c'était pas plus mal qu'on ait oublié d'allumer nos neurones pour ce coup là parce que du coup on n'a pas eu le temps de percuter qu'ils étaient déjà devant nous thud
Premier constat: "M*rde, ils sont grands ces gens là en vrai!" (ben oui, c'était la "première fois" pour chacune de nous 3 et si si je vous jure, ils sont plus grands quand ils sortent de la télé Laughing ). 2e constat: c'est juste physiquement IMPOSSIBLE de ne pas se mettre à couiner de façon totalement ridicule devant les adorables bouilles de ces garçons (ou de Katie, fonction de ses goûts évidemment). Même qu'on s'était distribué les tâches, Gwlad avait la charge de Bradley pendant que Lolotte et moi nous occupions de Colin, c'était farpait lol! .

Bon, clairement, il s'est rien passé de folichon hein, ils sont juste venus montrer leurs bouilles. Tout juste le temps qu'on commence à s'apercevoir que Katie a un amour immodéré pour ses cheveux (je la comprend, ils sont superbes tout de même) et que les 2 boys n'avaient pas dormi depuis 3 semaines (dans le coltard complet les loulous. Ça va pas aller en s'améliorant dans l'après-midi d'ailleurs). Mais vu qu'on était trop occupées à gniter des "mais comme ils sont cromignoooooonnnns!", c'est pas plus mal qu'il ne se soit rien passé de plus intéressant qu'une séance de contemplation. Toute information capitale distribuée à ce moment là nous serait totalement passée sous le nez.

Évidemment, on en a profité pour canarder comme on pouvait, sachant que je n'avais pas d'appareil photo et que j'avais donc embarqué celui de ma tata, que entre les "je sais pas le faire marcher" et les "il est surtout bien pour les photos de vacances. De près. Avec du soleil. Quand la personne ne bouge pas" ben... ça a donné ça. On est loin de l’œuvre d'art mais parce qu'on était à environ 2 mètres on a pu s'en sortir pas trop mal tout de même.



(Ne tombez pas à la renverse quand Colin vous regardera dans les yeux, il faisait ça: il fixait systématiquement tous les objectifs quand il voyait qu'on le prenait en photo. C'était très perturbant cette histoire. (mais adorable, on est d'accord. Il pouvait le faire sans peine vu qu'on était 4 pelés à prendre des photos...))



Après ça, autant dire qu'on était suuuper concentrées sur les épisodes xD (on n'était pas aidées non plus, ils ont diffusé ça en VF et donc sans sous titres, et la comic-con, c'est un poil bruyant: sans les sous-titres on suit queue d'alle).

Après les épisodes était diffusé un making off de la saison 3, et là, c'était que du bonheur: on s'est escrimées toute la matinée à préserver Gwlad des spoilers et ils ont raconté toute la saison 3 dans les 15 premières secondes du documentaire lol! . S'ensuit qu'on est sorties de la salle du coup, d'autant que de toute façon si on voulait pouvoir poser nos fesses dans la salle de conférence, il valait mieux s'y prendre à l'avance. On a bien fait, on a pu choper 3 places aux alentours du 6e rang... parce qu'on était en avance de 2 conférences! Mais déjà une heure avant le début de notre conférence c'était la misère pour trouver des places... au final une bonne partie des gens s'est retrouvé dehors, appuyés sur les barrières, ce qui ne les empêchait pas de suivre puisque c'était une salle ouverte mais ça devait faire mal aux pattes au bout d'un moment silent . (Dans la foulée, Lolotte et moi, qui étions parties chercher-quelqu'un-qu'on-a-pas-trouvé dans les allées du CC pendant que Gwlad gardait les places, avons failli ne pas pouvoir re-rentrer parce que vu que c'était plein, ces gougnafiers avaient fermé les barrières et nous avaient enfermées dehors xD)

Je ne vais pas trop détailler les questions posées, déjà parce que je ne m'en souviens plus tellement, ensuite parce que ni les questions ni les réponses nous ont ébouriffées par leur originalité, d'autant que je le rappelle, ils étaient sensés faire comme si personne n'avait vu la saison 3 donc ça limitait un peu le croustillant (mais ça nous a permis de voir une belle vautrade de Bradley qui interrogé sur l'évolution de sa relation avec Morgana dans le futur a failli nous sorti l'énorme spoiler made in 3.05, il l'a rattrapé mais alors de justesse celui-là What a Face ).
Et puis surtout, magie du 21e siècle, youtube vous permet désormais de revivre ça comme si vous y étiez... (avec le son en un peu plus pourri, certes). Admirez comme les boys plannent à 1200 au dessus de la salle et suivent queue d'alle à ce qui se passe, comme Katie profite à fond de son élasticité faciale pour tester toutes les grimaces qui lui passent par la tête, comme ça a l'air rigolo les casques de traduction qui ne marchent pas... comme tic et tac se font prendre la main dans le sac par Katie pendant qu'ils sont entrain de se raconter les derniers potins et n'écoutent pas un mot de ce qui se passe... et notez les cris hystériques lorsque Gwaine apparait à l'écran pendant la diffusion de la bande annonce: non non, personne n'a vu la saison 3! laugh

Sinon, niveau éta d'esprit, on m'aurait collé au beau milieu d'une vente de petits chiots que j'aurai pas été mieux lover


J'ai un peu honte de sortir mes photos après les superbes clichés que j'ai pu croiser dans les jours suivant la convention, mais j'ai pas mieux... (c'est un peu en vrac, y a des photos de la conférence et des dédicaces)

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Publié par Melyssa in the Attic - dans Le Grand Bazar
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 08:02

DrWho-TheLastDodo.jpg

 

"So now I'm the person who wiped out dinosaurs! Was it a comet, was it climate change, no, it was Martha Jones mucking around with an electronic tool that makes a silly noise!"

Martha Jones

 

 

Je partais avec un peu d'appréhension - si j'ai aimé le quick read de Jacqueline Rayner, je n'étais pas plus fan que ça de ses incursions dans les NSA (j'ai même été franchement déçue de The Stone Rose je dois dire). En plus de ça, la couverture est relativement moche, et y a pas à dire, ça reste important niveau première impression. Du coup, cette affaire de Dodo a doublement été une bonne surprise. Disons que si le point faible de Rayner est de pondre des histoires bien trop décousues pour qu'on y croie et que son point fort reste la façon dont elle cerne les personnages, j'ai trouvé que cette fois le point fort l'emportait sur le point faible. Bien sûr à un moment donné on se retrouve dans un gros bordel à l'intérêt limité, comme toujours, mais pour le reste, j'ai vraiment aimé ce livre - surtout la première moitié.

 

Pour faire court, le Docteur et Marha se retrouvent dans un musée qui expose le dernier survivant de chaque espèce disparue. Ce qui pose un petit souci d'opposition d'idées entre le camp "condamner à vivre en captivité, spas cool" et "mission de conservation, etc" .  Et qui cause un souci un peu plus grand quand on se balade là dedans en tant que dernier des Seigneurs du Temps. Hum.

 

 

Ce que je retiendrai de ma lecture, c'est que j'ai beaucoup ri. Dialogues percutants, situations burlesques, parfois racontées à la première personne par Martha elle-même, qui n'hésite pas à rajouter une bonne couche de ridicule à ce qu'elle décrit, et un gag de dernière page complètement crétin, mais dans le bon sens du terme (y a un bon sens au mot crétin xD).

 

On rit, donc, et c'est agréable.

 

 

"Oh, come on - the Black Rhinoceros is twelve feet long and weighs three thousand pounds. Search my pockets! Look up my sleeves! If I were wearing a hat you could check under that! And if you're still not convinced, and if you ask nicely, you can even pat down the sides of my legs to check there's not a rhinoceros sewn into the turn-ups of my trousers".

The Doctor

 

 

Par ailleurs, c'est aussi sympa comme tout, ces petits passages à la première personne: les paragraphes de Martha sont savoureux et le court passage où c'est le Docteur qui prend la main est à briser le coeur.

 

 

On a quand même un petit souci avec Martha: la Martha du livre (surtout au début, ça s'atténue un peu sur la fin, à moins que je m'y sois habituée) est pétillante, rigolote, tête brûlée.... Rose. Avec plus de jugeote, certes, mais c'est surprenant parfois à quel point Martha est Rose ici... ça s'explique une fois qu'on découvre l'histoire du bouquin (ce que j'ai fait aux alentours de la page 120, ça me turlupinait suffisamment pour que j'aille checker les reviews en plein milieu de ma lecture, voir si j'étais la seule à ressentir ça): le livre, à l'origine, ETAIT un Rose/Ten. Il devait sortir dans le dernier trio de Rose/Ten quelques mois plus tôt. Décalé pour cause de "j'ai pas fini, désolée" et adapté avec les moyens du bords (comme d'hab, la saison 3 n'avait pas encore été diffusée etc)... on a l'idée générale.

 

Normalement, on doit considérer ça comme un mauvais point pour le livre, nous sommes d'accord. Mais.... Martha m'a fait rire, Martha m'a touchée... j'ai aimé Martha. Vraiment. Finalement, elle me gonfle à l'écran pendant que Rose me gonfle à l'écrit; mais il suffit de me proposer un combo des deux pour que ça passe impec!

 

 

"So! Now all that's settled, and after these gentlemen have put down their weapons, which I'm anticipating will happen in the very near future, let's get on with some investigating. That's what they pay us for, right, Agent Jones?"

The Doctor

 

Commander sur Amazon

 

*********

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/3/36/Sting_of_the_Zygons.jpg/200px-Sting_of_the_Zygons.jpg

"Abduction, death, manipulation, deceit. Just your typical Zygon Saturday night."

The Doctor

 

 

Je m'en doutais bien. Après avoir déjà fait l'expérience en version courte via 2 quick reads, je le sentais venir. Je savais que j'allais me mettre à mieux aimer Martha en passant au papier.

 

D'autant plus qu'elle arrive après Rose évidemment, et que ça fait drôlement du bien d'en avoir une qui fait marcher sa matière grise plutôt que ses hormones, tiens. Et Martha est ici bien trop occupée à se débrouiller pour faire des trucs intelligents pour se pâmer devant le Docteur, ce qui élimine dans la foulée l'un des aspect pénibles de la demoiselle sur écan.

 

Et c'est une bonne nouvelle tout ça, vu que des Ten/Martha, y en a quand même une chiée+12.

 

Martha decided that if she ever go back to her own time she would write a book called Travel in the Edwardian Era. It would be a short book - OUCH in capital letters followed by fifty pages of bad language.

 

 

Pour le reste, y a des Zygons. Intéressant: j'ai vu leurs épisodes, mais je ne me rappelais pas d'un gramme à leur sujet, hormis leur look delamorkitue. Mais ils ont un talent intéressant ces zygons: ils peuvent prendre l'apparence de n'importe qui... On arrive donc dans le schéma classique mais bien souvent efficace du tout-le-monde-peut-être-l'ennemi, et que du coup c'est chouette parce que ça introduit un suspens permanent sans avoir besoin de se fatiguer à trouver des relances.

 

Sorti de ça, ce livre est comme tous les Stephen Cole de la série: pas plus marquant que ça après coup, mais très fun sur le moment.

 

Commander sur Amazon

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 07:54

A l'époque, la saison 6 partie 1 était inédite en France. Aujourd'hui elle ne l'est plus mais au cas où vous seriez en retard sur la diffusion: spoiler jusqu'au 6.07

 

 

 

Partie 4: Here comes the drums Moff... Part Two



Tiens, je vais ouvrir cette partie par une vidéo (que j'aurai en toute logique dû mettre à la fin mais vu que j'ai déjà prévu ma fin xD). Même que y a nous sur la première rangée centrale à la première conférence. Mal placées, hein ouais??



Voilà voilà. La convention commence déjà à être une floppée en arrière et je commence à flotter dans le brouillard si j'essaye de remettre un peu d'ordre dans mes souvenirs. Donc ça va être du gros vrac (genre, parce que jusqu'à maintenant c'était bien rangé silent )

On s'était arrêtés à la projection des 601 602. Sur écran géant. Je vous ai dit comme c'était génial?? Et vu que le MONSIEUR nous bloquait notre journée sans nous laisser de pause miam miam, on a même mangé notre salade dans la salle. J'ai mangé une salade dans une salle de cinéma. Doctor Who, ça rend complètement maboul.
Et donc, comme on l'avait prévu, une fois la projection finie lorsqu'on s'est dirigé vers l'endroit de la 2e conférence, c'était archi blindé. Mais parce que cette salle là est "à l'air libre" (y a pas de séparation avec le reste du hall, juste des barrières) on s'affolait pas, on se disait qu'on arriverait bien à se faufiler dans un trou. Et finalement on s'est retrouvé debout tout à droite de la scène, au niveau du premier rang donc, si ce n'est qu'on était excentrées. On entendait impeccable, on voyait bien (à part Gwlad qui la pauvre contemplait le panneau France 4 entre elle et Moffat) et on avait l'avantage de pas être filmées (non parce que ça faisait 2 jours qu'on était tout le temps filmées, ça devenait pénible, aucune vie privée dans cet endroit What a Face )

 



Photo de Yann Bridier




Après avoir parlé de la carrière de notre copain Steven (Steve. Stevounet. Yo, mon poto!) le matin, l'après-midi sera entièrement destiné à Doctor Who. La conférence a été en quelque sorte coupée en deux: une première partie consacrée à la série en général, sans spoilers (à savoir que la notion de spoiler s'arrête à la Pandorica officiellement, en France) et une 2e partie spoilers, donc dans laquelle on a parlé des épisodes de la saison 6 déjà diffusé et de... ce qui allait suivre. Avant d'entrer dans cette 2e partie, les animateurs ont demandé à tous ceux qui n'avaient pas vu la saison 6 de quitter la salle: 2 personnes sont sorties sous les applaudissements du public - probablement les mêmse qui avaient levé la main le matin xD. Pendant qu'elles sortaient, Moffat leur a crié "vous ne savez toujours pas qui est River alors, C'EST LA RANIIIII!!!" lol!


Tiens, parlant de River, c'est par son cas que je vais commencer (cas qui a donc été abordé en fin de conférence mais je vous avait prévenu, ça va être le bordel. Et puis c'est moi qui parle, c'est évident que j'allais commencer par River. Ca vous étonnera pas que j'enchaîne sur Rory après).
Il faut bien entendu remonter à la naissance de la bibliothèque des ombres pour connaître les origines de River. Et comme souvent, River est née d'un impératif scénaristique: l'idée de la bibliothèque déserte était là, ainsi que celle que le Docteur y était allé suite à une sommation. Oui, mais si la bibliothèque est déserte, qui l'a appelé? Et bien, quelqu'un de l'extérieur, à l'évidence. Un archéologue, c'est une bonne idée. Ou pas: c'est pas forcément très folichon, un archéologue. Par contre, ça le devient un peu plus si c'est UNE archéologue... ça le devient beaucoup plus si peut-être elle connaissait déjà le Docteur, alors que lui ne la connaitrait pas... ça deviendrait carrément fascinant si la-dite archéologue était jouée par Alex Kingston. Parce que voilà, il le sait, ça sera elle, son archéologue. Quel bonheur de les imaginer ensemble à l'écran, elle et David... voilà une paire qui risque bien de crever l'écran... ah, et ça aussi ça pourrait être intéressant... et si... on jouait là-dessus... s'ils respirent la tension amoureuse, autant l'utiliser... Et c'est ainsi que River est née, petit à petit. Qu'il a construit ce personnage du futur. Et à partir du moment où il a décidé de la faire naître dans un futur qui n'existe pas encore, il a commencé à écrire le reste de son histoire dans sa tête. A partir de là il a su très tôt qui elle serait, ce qu'elle serait... et c'était déjà très clair lorsqu'il a créé Amy, et c'est bien évidemment de là qu'elle tient son nom de famille, Pond: Amy a été créé d'emblée pour être la mère de River, même si à ce moment là, il n'était pas sûr qu'il irait au bout de son plan puisque parfois les choses ne se déroulent pas comme on le prévoit, puisque parfois on change d'avis... mais pour une fois, le plan d'origine a presque complètement suivi son cours. Et c'est assez rare, enfin de compte: on commence toujours avec un plan, et on fini avec un plan, mais c'est très rarement le même entre le début et la fin. Mais River, elle, est toujours sur ses rails. River poursuit le chemin tracé pour elle depuis tout ce temps... et nous, spectateurs, en sommes à peine à l'entrée de ce chemin! (arf. Petit Fripon )

Parlant d'ailleurs de plans qui dévient parfois, il arrive aussi qu'ils soient encore un peu flous. Quand on étale son histoire sur tant d'épisodes, on ne prévoit pas d'emblée tous les moindres petits détails... et c'est ainsi qu'il revient sur cette fameuse scène du Docteur du futur qui revient voir Amy dans la clairière dans l'épisode des anges pleureurs: il ne porte pas son bracelet alors qu'à aucun moment il ne l'a retiré depuis qu'il a fait faire boom à son TARDIS. Mais bon, à si grande échelle, ce genre de petits couacs est difficilement évitable j'imagine. Surtout si on écrit dans le désordre.
Il préfère écrire dans l'ordre, à choisir, en tout cas dans l'ordre chronologique, même si après il raconte dans le désordre. Mais il y a des séries pour lesquelles c'est un peu plus compliqué de garder son petit confort d'écriture.

Et Rory, nous disions. Quoi de neuf pour ce brave Rory? Pas grand chose en quantité, mais très goûteux en qualité. L'inévitable question est venue de quelqu'un du public: pourquoi un tel acharnement à tuer Rory? Moffat explique qu'il aime bien utiliser comme ligne de défense que tout d'abord, Rory n'est vraiment mort qu'une seule fois, et qu'ensuite on pourrait aussi dire que c'est à toujours le ramener à la vie qu'il s'acharne. Mais ce qu'il nous apprend surtout, c'est que tout ça n'est pas en vain... il y a une raison pour laquelle Rory passe aussi souvent à la casserole. Ca veut dire quelque chose. Il y aura un pay-off pour toutes ces morts...

Tant qu'à parler des glorieux mâles nés sous la plume de Moffat, on abordera aussi rapidement le sujet Captain Jack: oui, il est né dans ses épisodes, mais rendons à César ce qui appartient à RTD: c'est lui qui lui avait donné les grandes lignes du personnage, il n'a fait que les appliquer. Mais il aime beaucoup Jack et serait ravi de le revoir chez le Docteur, mais si pour ce qu'il en sait si ça se trouve Jack mourra à la fin de TW saison 4 et du coup il sera plus disponible xd.
Il rajoute par contre qu'il approuve totalement la politique de Russell au niveau des cross-overs: TW peut venir dans DW, mais jamais l'inverse. Parce que le Docteur est le héros des enfants et qu'on ne peut pas le jeter dans une série pour adultes qu'ils seraient alors tentés de regarder. Et parce qu'on ne peut pas jeter le Docteur dans un bain de sexe tel que plus jamais il n'en finirait de rougir geek . L'idée d'une renctre Jack/River est par contre tout à fait savoureuse What a Face

Parce qu'on sait à quel point ce job est le rêve de toute une vie, on lui demande comment il a vécu le fait que la série ait été ramenée par RTD: on est juste content que la série revienne ou un peu jaloux sur le moment?
Et bien, content, surtout, pas tellement jaloux parce qu'à ce moment là, de par sa position, c'était assez improbable qu'on le lui demande à lui. Alors que Russell avait fait ses preuves, avait tout ce qu'il fallait, et était vraiment le candidat idéal de toutes les manières. Moffat lui a tout de même envoyé un mail au moment de l'annonce "pour le féliciter tout d'abord, et pour lui rappeler mon adresse e-mail ensuite" Laughing

Nous sommes également passés par Blink: comment vit-on la contrainte imposée de l'épisode sans Docteur? Et bien, c'est assez effrayant au début, on n'est pas forcément sûrs de savoir comment s'y prendre. Et puis finalement, on se rend compte que c'est une très bonne chose, en particulier si on veut faire un épisode angoissant: la présence du Docteur rend tout plus lumineux, plus facile, moins stressant; lorsqu'il est là, on sait qu'il finira par trouver la solution, par nous sauver. C'est quand il n'est pas là qu'on se rend compte à quel point les dangers sont grands...


Photo d'Isaf



Dans la liste des questions inévitables est aussi venue le tour du: combien d'épisodes l'an prochain? Après avoir entendu absolument tout et n'importe quoi depuis quelques semaines, le voilà qui résout l'affaire en 20 secondes: autant que cette année. Point. La suite?...
Sauf que quelques 40 minutes plus tard, alors que la conférence touche à sa fin, avant de s'en aller, il attrape le micro une dernière fois pour annoncer qu'il voudrait revenir quelques instants sur ce qu'il avait dit précédemment (et là moi je flippe: il va nous dire qui a pas de saison du tout?? xD). Mais non, il reste sur le même nombre d'épisodes l'an prochain, mais il nous annonce qu'il y aura de nouveau un changement dans le mode de diffusion. Et qu'il nous expliquera tout ça en détail... Plus tard. ( )
Il parle aussi de 2013, les 50 ans à ne pas manquer, pour lesquels ils ont déjà commencé à prévoir quelques évènements.. il ne peut rien nous dire pour le moment, mais il nous annonce déjà que ça sera "la plus belle année pour être fan de Doctor Who"

 


Quelque part en route on a parlé de cette nouvelle mode qu'on certains d'accuser la série d'être devenue "trop compliquée", ce qui fout Moffat en rogne, surtout quand la phrase complète est "trop compliqué pour les enfants..." il faut arrêter de les prendre pour des neuneus. Les enfants suivent, comprennent ce qu'ils ont besoin de comprendre, et sont même bien souvent en avance sur leurs parents... et les gens en général suivent. Ceux qui lancent ces accusations sont souvent ceux "de dehors" qui disent que ceux "de dedans" ne comprennent pas... mais ceux de dedans ne se plaignent pas. Il faut arrêter de prendre les gens pour des abrutis. Et lui demander de simplifier la série, c'est lui demander de revoir l'intelligence de son audience à la baisse. Y compris celle des enfants. Et c'est hors de question pour lui de prendre son public pour une bande d'idiots.

 

 

Il a aussi été question du livre de Beans On Toast. J'ai un peu la flemme de vous expliquer ce qu'était le livre de BOT , donc je vous renvoie ici pour les explications et pour les photos du livre lui-même. De là il nous a expliqué qu'il n'avait plus tellement le temps d'aller fouiner sur le net au milieu des fanfictions et compagnie, parce que voilà, Doctor Who monopolise environ 80% de son temps et que quand il rentre chez lui, bizarrement, il a envie de faire autre chose... Mais il a quand même regardé ce journal qu'il venait de recevoir et  apparement il a été touché (et de fait, il blaguait pas puisque pour l'histoire, il est arrivé dans la boite aux lettre de quelqu'un de BOT une lettre de Cardiff signée d'un certain Steven... si si c'est vrai, la preuve est ici  (non, j'ai pas d'actions chez BOT. Mais faut reconnaître qu'ils se sont donnés du mal, même si tout ne s'est pas vraiment passé comme prévu. La CC, c'est un peu trop bordélique pour organiser des regroupages de forum en même temps, bon à savoir).

C'est anecdotique, ce Journal of Impossible Beans. Mais c'est une preuve matérielle que son passage en France a laissé sa petite trace, et c'est important. Parce que les organisateurs nous ont vendu sa venue comme ça, pendant des mois: tout ne dépend que de vous. On a fait tout ce qu'on a pu pour vous donner ce coup d'essai, mais maintenant c'est entre vos mains: s'il se plait, s'il est convaincu, non seulement il reviendra, mais il ne reviendra pas seul. Mais il faut lui montrer que la France est là. Et c'est à vous de faire ce boulot là.

Et je crois, ma foi, qu'on a plutôt bien bossé Cool




*





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Publié par Melyssa in the Attic - dans Le Grand Bazar
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 16:50
Partie 3: Here comes the drums Moff... Act One



C'est quelque chose, tout de même, Moffat-en-vrai. Comme s'il était sorti de la télé pour venir se poser devant nous. Lui et ses bouclettes.
Et même que c'est très intéressant de le voir en live effectuer ce genre d'exercice qu'à l'évidence il connait et maitrise bien. On le voit très à l'aise, détendu (et pour l'avoir lu dépiauter ce genre de conférences de son point de vue à lui dans ses production notes et autres itv, je sais que ça n'est pas tout à fait le cas mais rien ne parait). Il a une façon bien à lui de s'exprimer, et sait parfaitement garder son audience en alternant humour (beaucoup d'humour), sérieux (il faut bien des fois quand même), teasers savamment dosés... il tient en haleine, fait monter sa petite tension pour finir par ne rien lâcher et provoquer cette petite frustration que quelque part, on aime bien malgré tout.

Il sait surtout très bien créer une vraie connivence avec son public, mettre son audience à l'aise "comme à la maison", parler un langage accessible à tous mais qui résonnera différemment pour "les gens qui savent, les gens comme nous", en prenant soin de s'inclure dans le nous. C'est peut-être parce qu'il connait aussi bien notre côté de la barrière que celui duquel il est aujourd'hui, je ne sais pas, mais ça rend l'affaire très agréable à vivre, en plus d'être passionnante. Contrairement à ce qu'on pourrait penser quand on lit les articles complètement bordéliques qu'il écrit d'habitude, il était d'une clarté et d'une simplicité étonnante dans ses explications, il construit soigneusement son argumentation pour obtenir ses petits effets... non vraiment, quelle maitrise, c'est joli. Ensuite, il est évident que chacun est libre d'adhérer ou non à sa manière de faire, mais on ne pourra pas l'accuser d'avoir gâché son droit de réponse dans tous les cas.
Et même si quelque part, je l'avais déjà vu/lu aborder la plupart des points, on a eu le temps d'en approfondir certains, d'apporter un éclairage nouveau sur d'autres... et j'ai appris beaucoup plus de choses que ce que j'aurai cru finalement. Et je me suis aussi bien régalée lors de la conférence Doctor Who que lors de la Masterclass sur son métier de scénariste en général (et donc dans laquelle DW a peu été abordée). Le seul souci est que le temps passe beaucoup, beaucoup trop vite et qu'on a plus que jamais cette impression que le moment nous glisse entre les doigts et arg, voilà, ça fait déjà 8h qu'on y est et il faut s'en aller.


Photo de Yann Bridier




En tout cas on s'était bien organisées, sur ce coup là. Après un bazar sans nom pour arriver jusqu'au Hall 6 le samedi matin, en ce dimanche on était parées. Debout à 7h, dans le RER à 7h30 (qu'on a pris très très haut dans la ligne, histoire de ne pas être obligées d'en regarder passer 4 archi bondés de Zeldas et de Pikachus avant de pouvoir se glisser dans une rame), et nous voilà catapultées dans la file d'attente aux alentours de 9h. Les portes ayant ouvert un peu plus tôt (bah vi, on s'est fait eu pour Merlin mais vu que cette fois on le savait, autant en profiter) on arrive à se faufiler dans le parc à 9h30 au lieu de 10h et à poser nos fesses au tout premier rang centre de la salle où avait lieu la première conférence. Environ 3 minutes après, la salle était à moitié pleine. Fiou, juste à temps! (et pour finir, ça s'est si bien rempli qu'on en avait autant debout qu'assis. On devait être quelque chose comme je sais pas, 600. Voire 700. Ca faisait une chiée de tournevis soniques en l'air quand le MONSIEUR est arrivé).


video: TheTARDIB



Sauf que c'était chouette mais il était 9h30 et que la conférence ne commençait qu'à 11h30 XD . Mais ces gens pensent à tout (enfin presque) et avaient prévu de quoi nous occuper (après nous avoir laissé le temps de refaire un tour au stand Sci-Fi shop, histoire de se charger encore un peu plus) Et on nous propose un quiz géant par équipes: équipe Manga, équipe jeux vidéos, équipe fantasy et équipe Science fiction. Expérience assez rigolote pour les organisateurs qui proposent leur jeu du côté Japan expo d'habitude, où tout le monde se bat pour être dans l'équipe manga et ou personne ne veut de l'équipe SF. Allez savoir pourquoi, de notre côté c'était le parfait opposé (et sachant que tout le monde était là pour Moffat, ils se sont retrouvé couillons à avoir classé la question sur DW en difficile: quelle est la planète du Docteur? "ben oui mais de l'autre côté ils auraient pas su!!" laugh.



Photo de Yann Bridier



En tous les cas, ça s'est révélé être une façon fort sympathique de faire passer le temps. Jusqu'à l'heure H. Qui s'est pointée et a filé bien trop vite, comme tous les autres évènements du week-end. Y a une sacrée distorsion temporelle à Villepinte.


Parce que voilà que commencent à défiler sur l'écran des images de  toutes les œuvres de Moffat, de Press Gang à Doctor Who en passant par tout ce qu'il y a eu entre les deux (et avec une pensée pour Hélène dès que les trombines de Sherlock et Watson apparaissaient sur cette toile géante What a Face). Alain Carrazé et Romain Nigita viennent ensuite nous présenter l'invité (des fois que quelqu'un dans la salle soit arrivé par accident xD). Ils nous rappellent également qu'on est là grâce à la BBC qui les a beaucoup soutenu et qui a autorisé la venue de Moffat, à France 4 qui a toujours été là pour eux, à France télévision Distribution qui sont bien contents parce que la boutique officielle de la C.C. s'est fait dévaliser en devedeuh xD. Ils reprécisent que la session du matin est consacré à sa carrière de scénariste en général, et que donc le sujet Doctor Who sera un peu mis de côté. Le Docteur aura déjà droit à toute une conférence rien que pour lui cet après-midi.... Ce seront eux également qui mèneront la première partie de la masterclass, avant de passer aux questions du public.



Photo de Yann Bridier




Nous retrouvons aussi la traductrice, la même que pour Merlin la veille, qui n'a visiblement pas tout à fait suivi la série (personne n'est parfait) et qui aura une petite tendance à zapper des bouts de phrases mais passe encore (l'après-midi par contre ça va se corser... disons que ça doit se fatiguer aussi au bout de 4 jours ces gens là). Bon investissement que les casques de traduction qui ne marchent pas mieux aujourd'hui que ce qu'ils ont marché la veille pour nos Merlinois, et c'est donc affalée sur l'épaule à Moffat (parce que oui au fait, il est là lui aussi) à lui parler dans l'oreille que la dame traducteuze passera la masterclass (y a pire, remarquez. Après une demi journée affalée sur les épaules de Colin, Bradley, Katie et Julian).


Photo de Yann Bridier




De son métier en général, nous apprendrons qu'il "écrit du moment où arrive la nounou jusqu'à ce qu'elle reparte", que ça n'a rien de glamour: la page blanche est omniprésente, et il est toujours au bord des larmes. S'il ne l'est pas, c'est qu'il est entrain de pleurer. "And this is the worst description I ever made about my job" xD. A cela s'ajoute réunions et autres obligations pour la partie producteur et showrunner de sa vie...
Il nous a parlé du "comment devient-on scénariste": pour lui, ça n'est pas une affaire de pistons; ce qu'il faut, c'est écrire. Tous les jours, encore et encore. On écrit 50 scénarii, on les trouve bon alors qu'ils sont en fait très mauvais. Puis on en écrit 50 autres, qui seront toujours mauvais, mais un peu moins. Il faut écrire et écrire jusqu'à ce qu'on finisse par écrire quelque chose de bon. Et puis ensuite il faut écrire encore. Jusqu'à ce que ça devienne encore meilleur. Lorsqu'on est capable d'écrire quelque chose de bon, les choses viendront.
On a aussi quelque part dans le tas parlé d" Adam & Eve", le projet qui était en route au moment où le Docteur est arrivé. L'histoire d'un homme et d'une femme faits pour être ensemble, mais qui, par les hasards de la vie, ne se croisent jamais. Parce qu'un grain de sable se glisse toujours là où il ne faut pas, ils passent leur vie à passer juste à côté de leur destin. Le projet lui tenait à cœur, ils avaient déjà la green light de la chaîne, mais tout le reste est arrivé et... plus de temps. Cela-dit, il tient beaucoup à ce qu'il a écrit, et il le réutilisera probablement un jour.


L'avantage de cette masterclass, c'est qu'on a suivi l'ordre chronologique. C'est donc plus facile de se rappeler pour la suite lol (bien sûr je vais quand même en oublier les 3/4, mais as I said, en fouinant un peu sur youtube on finit par tout reconstituer donc...)

Nous sommes donc partis de 1989 avec press gang, la série pour ados de Moffat, son premier bébé, joli succès outre-Manche, inconnu dans nos contrées, ce qui le rend tristounet mais comme il dit, il n'est jamais trop tard pour s'y mettre. Honnêtement, à froid, je ne me souviens plus tellement de ce qu'il nous a raconté sur ce premier enfant Embarassed



Photo de Yann Bridier



On est aussi passé par Coupling, sa série "c'est ma vie", et ses personnages phares Steve et Susan, avatars à peine déguisés de lui et de sa femme Sue, et de laquelle Moffat retient la grande lucidité des journalistes qui à l'époque n'ont pas du tout calé qu'il s'agissait de leur vraie histoire à eux... alors que c'était gros comme un château. On (enfin, eux) parle du succès de cette série à l'étranger, dans sa version originale, et du flop qu'a fait le remake américain (imputable en partie aux Networks d'après lui: il a vu la version initiale, elle était très bonne. La chaine a ensuite obligé des découpes et des remaniements et... c'est devenu carrément moins bon). On aborde aussi le sujet du remake grec, dont il est incapable de se rappeler s'il l'a vu ou non lol, mais qu'il a dû probablement voir puisqu'il est allé en Grèce (parce que pour l'anecdote, Moffat et Sue acceptent toujours volontiers de vendre leurs concepts à des pays étranger sous condition qu'on leur offre quelques jours de vacances dans le-dit pays laugh2) .

On aborde ensuite Jekyll (enfin je crois. J'ai peut-être zappé une étape lol), qui, comme coupling, et comme Doctor Who ensuite, est rarement raconté dans l'ordre. Moffat aime les flashback et les utilise. Pour lui, rien ne se passe jamais dans l'ordre: on vit le moment, chacun à sa façon, et on le reconstitue, à l'envers puis à l'endroit, ou bien un peu en diagonale... c'est ce qu'on fait quand on raconte quelque chose à quelqu'un, et c'est ce qu'il fait dans ses séries, quand il nous raconte SES histoires. Et puis DW est tout de même l'histoire d'un homme qui voyage dans le temps à bord d'une cabine téléphonique. Il faudrait être idiot pour ne pas l'utiliser. (Cela-dit, il a précisé que s'il avait beaucoup utilisé le voyage dans le temps pour sa saison 5, il l'utilisera moins dans la saison 6).

La succession de Jekyll et Sherlock permet aux intervieweurs (ça se dit ça?) d'aborder un sujet intéressant: dans les 2 cas, Moffat a replacé dans notre époque un héros de l'ère Victorienne. Seulement, il a pris un direction complètement opposée: dans la réalité de Jekyll, le roman d'origine existe. Dans celle de Sherlock, ils n'ont jamais existé. Moffat nous explique que ça s'est imposé en cours d'écriture pour Jekyll: il lui semblait qu'on aurait du mal à croire que lorsque l'homme s’annonce "Bonjour, je suis le Docteur Jekyll", personne ne réponde "et où est mister Hyde?".
Une fois rendu à Sherlock, il lui a paru au contraire bien trop encombrant de faire porter l'un des noms les plus célèbres du monde à son héros. Il a donc décidé de tout effacer.
Avec le recul, il considère aujourd'hui que la 2e solution est la meilleure. S'il devait réécrire Jekyll aujourd'hui, il le ferait certainement "à la Sherlock".
Par contre ça n'est pas spécialement qu'il soit obsédé par l'époque Victorienne, le fait qu'il enchaîne 2 héros de ce temps là s'est fait comme ça. Il nous a annoncé que l'un de ses futurs projets serait "The Queen Victoria Investigates" laugh2


Photo d'Isaf



Il nous a ensuite parlé du casting de Sherlock, et son flot d'anecdotes que je vais passer parce qu'elles sont trouvables dans d'autres interviews (donc évidemment le casting de Matt Smith pour Watson, etc).
Lorsque les journalistes ont voulu savoir s'il pourrait y avoir plus de 3 épisodes par an, il a demandé si 14 épisodes de DW et plus d'épisodes de Sherlock, ça n'était pas un plan pour le tuer par hasard? . Mais 3 fois 90 minutes, c'est très bien pour Sherlock. La série reste un évènement de l'été, et il faut que chaque épisode reste un évènement. Il a refusé de nous donner d'autres spoilers que les titres des prochains épisodes, nous invitant à aller faire nos propres recherches avec ça (et oui, hormis the hound of Baskerville, j'ai oublié les titres. Mais idem, ils sont dispos ailleurs xD)

Nous voilà arrivés chez Tintin, pour lequel il nous raconte que l'avantage à Paris c'est que contrairement à chez lui il n'a pas à expliquer à tous les journalistes que Tintin est belge et pas Français "mais je comprend, nous les écossais avons le même problème avec les anglais". (Petit moment de fierté pour Aude, représentante officielle de la Belgique pour Bot, qui agite son drapeau devant lequel Moffat lèvera les pouces... et elle ne fait que commencer, elle n'a pas fini de se faire remarquer par Moffat: elle était déguisée en Eleven, assise à côté de notre ten (ce sont eux deux en photo ensemble dans la partie 2 en fait)... et ça intriguait beaucoup Moffat. Du coup lorsqu'elle a posé une question il en a profité pour les faire se lever sous les applaudissements de la salle et leur a demandé s'ils étaient venus ensemble, parce que c'est un peu le fantasme inavoué qui ne peut arriver que dans les rêves du Docteur laugh2).
Tintin qu'il a donc dû abandonner en court de route à cause de l'arrivée de Doctor Who et de Sherlock... (et voilà comment on se retrouve à dire non à Spielberg et à Jackson, tout ça à cause d'un grand machin dans une boite bleue). Ca a l'air glamour, d'écrire pour Spielberg, mais en réalité il a tout fait dans son petit grenier de son petit chez lui. Peu de rencontres avec le Maitre, si ce n'est via webcam. Et même au travers d'un écran, le bonhomme semble être foutrement impressionnant...


Photo de Yann Bridier



Mais tintin s'est retrouvé noyé au milieu d'une telle tempête que Moffat admet qu'il n'est même pas sûr de reconnaitre les morceaux qu'il a lui-même écrit lorsqu'il regardera le film.
Puisque le Docteur a ensuite pris presque toute la place. Le rêve de toute une vie.
Moffat a souvent fait la blague de dire qu'il avait déjà postulé pour le poste mais que la BBC le lui avait refusé. Principalement parce qu'il avait 7 ans. Il nous confirme que ceci n'est bien qu'une blagounette, mais qu'elle montre bien à quel point le Doctor est important dans sa vie. Cela-dit, à 7 ans, il rêvait probablement plus d'être le Docteur que d'être son auteur.
Doctor Who a aussi été la première série qu'il a partagé avec d'autres auteurs. Jusqu'à présent, il écrivait toujours tout tout seul... parce que ce qu'il écrivait n'appartenait qu'à lui. Coupling, c'est sa vie. Il avait besoin de se déverser dedans une fois par semaine. Ca n'est pas le cas avec DW. Il faut considérer la série et son univers comme à soi lorsqu'on écrit, qu'il faut s'autoriser à se l'approprier... mais fondamentalement, elle n'appartient à personne. Il encourage ses auteurs à devenir les maitres du jeu lorsqu'ils écrivent, parce que c'est indispensable, mais le Docteur a besoin de plusieurs voix pour exister. C'est la base de la série, la diversité. Et le changement. S'il a tout changé en arrivant, ça n'est pas pour mettre le bazar, c'est parce qu'il faut. Et si Russell était resté, il est persuadé qu'il aurait fait la même chose. Parce que tous les 4-5 ans, tout doit changer, sans nul autre raison que le changement. C'est comme ça que fonctionne la série, c'est comme ça qu'elle a toujours fonctionné, même si pour nous en France c'est peut-être plus difficile à appréhender parce qu'on ne connait la série que depuis peu et que c'était notre premier big restart.

Et voilà que je crois que je suis entrain de déborder sur la conférence de l'après midi et parce que la frontière entre ce qu'il a dit le matin et ce qu'il a dit l'après-midi devient assez flou, je vais stopper ici tout ce qui a été dit sur le Doctor pour tout groupir pour l'acte 2.

Mais avant ça... vous savez que ça claque, Doctor Who sur écran géant?? Surtout dans une salle pleine et surexcitée, c'est génial. Et tout le monde qui chante le générique à tue-tête.... C'est bien entendu Moffat qui a été chargé de nous introduire les épisodes. introduction qu'il a réduit à une seule question: honnêtement, levez la main tout ceux qui n'ont PAS VU la saison 6? ... 1... 2!!! 2 mains qui se lèvent et 700 qui restent couchées laugh

La présentation ne fait donc pas dans la dentelle et c'est sous une salve d'applaudissements que le générique démarre... et une autre lorsque le Docteur apparait pour la première fois... et lorsqu'Amy apparait pour la première fois... et lorsque Rory apparait pour la première fois (là c'est même l'hystérie)... et quelques minutes plus tard, lorsque River apparait pour la première fois. Et ça, c'était drôle. Parce que les 3 premiers clampins se manifestent assez tôt, et que donc Moffat était encore juste à côté de la scène, donc il a juste sorti sa tête de derrière le paravent et levé le nez pour voir ce qui se passait pour qu'on crie. Mais River pointe son nez un peu plus tard, et il était déjà parti... pour mieux revenir en courant pour voir ce qui se passait donc pour qu'on crie encore mdr. Et il est resté planté là debout dans la salle au milieu de l'allée, son café à la main, à regarder un bout d'épisode pendant que ses 2 fistons mettaient le boxon sur le côté... on sent bien le fan de base tout de même, incapable de quitter la salle tant que Doctor Who est à l'écran! lol!



Et nous de même, d'ailleurs. On savait pertinemment qu'en restant jusqu'à la fin de la projection on n'aurait pas de places assises pour la conférence, mais bon... on avait déjà passé plus d'une heure assises à 4 mètres de Moffat, on s'est dit qu'on pourrait bien supporter de faire la 2e debout appuyées sur les barrières... et puis, c'est tellement gigantesque les déserts de l'Utah sur écran géant... et... non mais c'est juste trop génial quoi, pas moyen de se lever xD.


Et il s'avère qu'on a effectivement passé la 2e conférence debout, mais qu'on était ma foi pas si mal placé... guère plus loin que le matin finalement. Mais ceci est une autre histoire... (mouahaha)


Photo d'Isaf
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 09:53
Partie 2: Vers l'infini et au-delà


Nope, nous n'avons pas rencontré Buzz l'éclair (enfin peut-être bien qu'on en a croisé 2 ou 3, en fait xD). Cette partie va simplement consister en un gros fourre-tout avant d’entamer les choses sérieuses (à savoir le RER B. Parce que les merlinois et Moffat ça intéresse personne j'imagine Razz).

Ca va être essentiellement des photos, parce que bon, tout ça, ça se regarde What a Face

A la Comic-Con, on a vu des pirates




On s'est fait des copains






On a croisé les agents de sécurité




On est parties loin, loin là-bas




On a bu un coup au bar du coin




On a envisagé un changement de garde robe




On a poursuivi des Time-Lord (bon, ça c'est juste l'échantillon. Y avait une floppée d'Amy aussi, pi quelques Daleks (et un TARDIS)




On a fait quelques courses 2 fois. Pi le Dalek géant m'est tombé dessus. Extreminaaate!! qu'il a dit le vendeur xD






On a fait les photos de classe...



... Mais on avait oublié de mettre l'ardoise devant





Et globalement, on a fait un tas de trucs intelligents






On a aussi admiré le profil de Simon Astier (qu'il a fort joli love) mais vu qui avait Moffat entre lui et nous, on a pas pris de photos laugh2

 

 

 

Moffat arrivera dans l'après-midi. Si si, promis cette fois

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 09:16

L'autre jour, Lolotte m'a fait remarquer que si j'avais commencé à poster mes reviews de la CC 2011 sur ce blog, je n'avais jamais fini.  Et c'est pas faux. Pourtant, j'ai tout écrit, et tout posté. Sur plusieurs forums. J'ai juste oublié de copier ici . Et comme le sujet CC revient à la mode, je me suis dit que c'était peut-être le moment de se remettre dans le mood et de rapatrier mon blabla de l'été dernier... qui a donc été écrit en juillet-aout 2011 (contexte contexte: River venait juste de nous révéler son idendité, la saison 2 de Sherlock était encore loin, loin là-bas...)

 

Donc, saut dans le passé, et paf! voici des mots qui bientôt auront un an: la Comic Con 2011 vécue par Melyssa...

 

 

.... et dans le désordre.


oui, parce que comme le dit mon copain Steven (maintenant qu'on est potes, je l'appelle par son ptit nom laugh2 ) que ce soit quand on le vit ou quand on le raconte, les évènements se déroulent toujours dans le désordre. Je vais donc commencer par ce qui à priori va intéresser le moins de gens xD, et puis la suite arrivera... plus tard (dans le désordre aussi très certainement).

Les photos de cette première partie sont de moi ou de ma cousine. J'emprunterais d'autres photos par la suite mais je préciserai qui quand où quoi comment dans quel état on ère.

Introduction


Je suis drôlement contente de n'être guère intéressée par les dédicaces. J'ai l'impression que ça m'évite une boule de frustration qui aurait été susceptible de gâcher ce week-end qui a du coup été absolument fabuleux du point de vue de mon moi et de celui de mes deux comparses (Lolotte et ma cousine Gwlad).
Pour nous, ça a été l'éclate totale.  Un n'importe quoi gigantesque, mais alors, qu'est-ce qu'on s'est marrées. On a pas arrêté de crapahuter, mais on en a pris plein les mirettes. Cela-dit, c'est très curieux cette impression que le temps nous file entre les doigts, 1h passe en un claquement et le temps de se retourner, la journée est finie... et on a cette drôle de sensation de n'avoir rien pu saisir.

Mais quel week-end, tout de même. Passer sa matinée à trottiner au milieu de Jedis avec le Docteur (qui court aussi vite que le vrai xD) au milieu de Daleks, de TARDIS et de screwdrivers, c'est magique. Et bizarrement ça parait on ne peut plus naturel, quand on est dedans. Parler de River Song comme on parlerait de la voisine avec des gens qu'on ne connait ni d'Eve ni d'Adam, manger sa salade devant un écran géant qui nous envoie l'Utah dans la tronche, voir Moffat boire son petit café dans la salle devant son épisode pendant que ses fils font les zouaves à côté... Colin qui essaye de piquer son petit roupillon discrétos sur son coin de table... C'est d'un normal, si vous saviez.
Alors oui, c'est aussi très, très bruyant. Très grand. Et complètement épuisant (physiquement comme psychologiquement). C'est un poil bordélique et difficile à gérer. Ça ne serait pas faisable tous les week-end. Mais bizarrement, je m'y sentais chez moi...

Photo de Yann Bridier. Dans l'ordre: Gwlad, mouah (avec le rouge dans le pif xD), Lolotte

**


Partie 1: Previously in Le Visiteur du Futur


Qui donc était la seule partie déjà présente sur ce blog


 

Cet article va parler du Visiteur du Futur. Si vous vous êtes paumés dans le coin et que vous ne connaissez pas la série, filez immédiatement sur leur site officiel corriger cette erreur honteuse. Et que ça saute! (ça devrait être bouclé en 2h hein, z'en faites-vous pas)

 

 

Ce qui est chouette dans les conventions comme la Comic-Con, c'est que c'est le bordel qu'on vit des moments fôrmidaaables auxquels on s'était vaguement préparé. Et qu'on vit d'autres moments fôrmidaaables absolument inattendus. Et c'est environ 1 minute après avoir fait nos premiers pas dans l'antre de la bête que ma Lolotte, ma Gwlad et moi avons vécu notre premier moment fôrmidaaablement inattendu.

 

Alors qu'on en était encore à reprendre notre forme initiale après avoir été compressées au format timbre poste dans le RER, et après avoir passé 5 minutes plantées sur la terrasse surplombant la convention en sortant toutes les variations possibles (de la plus vulgaire à la plus prout-prout) de "Bordel, skecégrand!", on se décide donc à se jeter dans l'arène... pour se retrouver aussitôt nez à nez avec Raph. Qui bien évidemment est encore plus chou en vrai qu'à la télé (et c'est fou le nombre de têtes plus chouxes en vrai qu'à la télé qu'on a croisé en 2 jours love). Raph qui confirme aussi que si si, cette coupe de m*rde c'est vraiment la sienne, c'est pas juste pour la série (en même temps ça lui va tellement bien que ça serait ma foi fort balot de tailler dans le tas). Et le voilà qui prend des poses et qui grimace pour les photos, et que je m'y reprend à 500 fois parce que je suis une pas douée, que j'ai un appareil un peu pourri et que en même temps ça fait durer le plaisir xd-efe1a

 

(et puis c'est flou en plus de ça. Vu que j'avais enlevé le flash pour ne pas l'aveugler, quand même, j'étais vraiment sous son nez)

 

DSCN6504

 

Alors ma foi, puisque c'est ainsi qu'on a ouvert notre Comic-Con, c'était somme toute assez sensé qu'on la ferme avec la même, mais en pire. Et de manière tout aussi inattendue que la veille.

 

Puisqu'on est maintenant 2 jours plus tard et qu'on en arrive (snif) au moment du dernier tour dans les allées avant de se rentrer à la maison. Et... qu'on tombe sur Raph, tout mimi derrière sa table. Et accompagné du Docteur Castafolte. Accompagné de Judith. Accompagnée de Matteo. Accompagné du Visiteur. Accompagné de François Descraques. Oooooh la belle brochette!!! (rassurez-vous, je sais bien qu'ils ont des vrais prénoms à eux dans la vraie vie)

 

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Et bon sang que ces gens sont adorables. Déjà ils te parlent comme si t'avais fait une bouffe avec eux la veille au soir, que c'est plutôt cool ça, et puis voilà comme ils s'amusent à prendre la pose pour les photos (vous me direz ils sont là pour ça mais ça les empêche pas de faire ça chouettement). Bien entendu ils sont tous plus choux les uns que les autres, et ils ont quand même un tout petit peu la classe, mine de rien (oui bon là celui-là fait l'andouille mais je vous jure ils ont la classe aussi, des fois)

 

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Et ben déjà tout ça, entre nous, c'était crochouette. Sauf que voilà: double zut et triple flûte, nous étions arrivées un peu trop tard pour les dédicaces. Et qu'un monsieur très sérieux est venu nous enlever la pile de posters à dédicacer qui traînait devant notre nez, des fois qu'on soit tenté de leur en faire signer un en douce. Alors on était crisme. Et Lolotte faisait la moue sur le coin de la table, et moi je disais à Raph qu'on était punies de dédicaces, snif snif pas du juste. Tellement que c'était pas du juste qu'il s'est mis à fouiner autour de lui, des fois qu'un poster traînerait encore. Mais non. Qu'à cela ne tienne, s'il n'a plus d'affiche à signer, il suffit de... la dessiner! Et le voilà qui se lance dans une reconstitution du poster tellement fabuleuse qu'on se retrouve à bénir monsieur l'enleveur de pile de posters. Admirez un peu ça, ça pète, hein ouais?? Niveau inédit, on pouvait difficilement faire mieux mrgreen-161d


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Lolotte en profite pour poser avec l'artiste

 

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On aurait pu s'arrêter là que déjà, on aurait été ravies. Mais maintenant qu'ils sont là, et qu'on est là, et que les dédicaces sont finies, et qu'on a un appareil photo sous la patte, ma foi...

 

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Et ben vous savez quoi??? Des fois, c'est 'achement bien en fin de compte d'arriver à la bourre pour les dédicaces!

 

(et au passage, on a quand même gratté un poster gratuit hein, maintenant qu'on était lancées)

 

 

 

A part ça, dans le même genre, y avait aussi la bande de la Flander's. Et je crois qu'on leur est passé devant environ 17 fois sans les calculer laugh2-100215

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 06:45

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven,  du bord de la route, regarde Amy et Rory disparaître de Doctor Who pour toujours...


 

   Cette fois je l'ai vu arriver. J'ai vu Amelia Pond et Rory Williams quitter le monde pour ne plus jamais y revenir.

 

   Comme vous le savez sûrement, la télévision se fait dans le désordre - rien n'est jamais filmé dans le bon ordre, et les premier et dernier moments d'un acteur dans son personnage ont rarement une grande signification. C'est toujours quelque chose d'absurde, sans importance. Quelqu'un crie "Hé, toi!" ou un gros plan d'une main. Je me souviens, il y a des années, avec Press Gang (jetez-y un oeil, c'était plutôt bon à son époque) et la toute première scène que nous avons tournée concernait deux de nos personnages principaux (Dexter Fletcher et Kelda Holmes) qui rentraient en trombe dans un bureau - ce qui n'était pas si mal puisque ce bureau était sur le point de devenir le lieu central de la série.

   Mais la fin, plusieurs années plus tard, a failli être bien mieux: nos deux personnages principaux (Dexter toujours et Julia Sawalha) interprétant la toute dernière scène de la série. Je me souviens m'être tenu là, à quelques mètres d'eux, entourré par presque toute l'équipe de production tous déjà prêts pour la fête de fin de tournage, écoutant les tous derniers dialogues que ces personnages prononceraient jamais.

Et alors, bien sûr - parce que c'est la télévision - nous avons tourné une scène de Dexter regardant par une fenêtre, gâchant toute l'affaire. La fête était chouette cela-dit, et j'ai très mal dansé.

 

   Ah, comme si ça vous intéressait, un vieil homme blablatant sur sa vieille série. Et bien, je suis d'humeur nostalgique, parce que juste l'autre jour toute une période de ma vie, et probablement de la votre, et certainement de Doctor Who, a achevé son dernier numéro autour de moi. Amy et Rory ont prononcés leurs derniers mots et pour une fois, c'était absolument parfait.

 

   La loi du désordre s'est appliquée comme toujours, bien sûr. Ça n'était pas l'épisode 5, celui dans lequel les Pond partent effectivement, il était déjà sur la bande (et il pleurnichait tranquillement dans sa boite, si vous écoutiez d'assez près). C'était l'épisode 4 de Chris Chibnall - qui, je suis ravi de vous le dire, est l'un des meilleurs scénarii à avoir jamais atteint mon bureau depuis que je fais ce boulot - et voici à quel point ces derniers instants étaient parfaits.

   Vous vous souvenez de The Eleventh Hour et de l'hôpital dans lequel Rory travaillait? Ou le prisonnier Zéro a eu sa dernière confrontation avec le dernier des Seigneurs du Temps? Quand le Docteur a trouvé son noeud papillon et a fait un peu de sa magie et a affronté l'oeil géant? Et bien, nous y étions de nouveau! De retour à l'endroit où nos trois héros se sont pour la première fois dressés tous les trois et ont sauvé le monde!

 

   Et c'est bien entendu là que les choses deviennent dingues. Parce que, oui, nous filmions quelques scènes de Rory au travail, mais parce que c'est de la production télé, et que rien n'a jamais de sens, c'était sensé être un hôpital différent. Ce qui marchait bien, puisque pour The Eleventh Hour nous avions utilisé l'extérieur de l'hôpital, mais pas l'intérieur, alors que cette fois nous utilisions l'intérieur, mais pas l'extérieur. Vous suivez? Non, moi non plus.

    Mais peu importe, en franchissant les portes j'ai été envahi par une vague de nostalgie. Leadworth à nouveau! L'infirmier Rory. La policière Amy. Matt dans le costume de David et un gros serpent effrayant qui sortait du plafond (d'ailleurs, comment il a fait ça, qu'est-ce qu'il y avait là au dessus, et qu'est-ce qu'il faisait quand y avait pas de plafond?) C'était une belle époque - et nous étions là, bien trop tôt, sur le point de la conclure.

 

   Je suis rentré dans Marcus Wilson dans le couloir. "C'est quoi la dernière scène?" demandais-je. "Que vont-ils filmer en tout dernier?"

J'étais assez certain que la réponse serait bonne, parce que comment pouvait-elle ne pas l'être? C'était le jour des couloirs et des courses poursuites et des dangers mortels! N'importe quoi ce jour là serait une façon iconique d'en terminer.

"La scène dans le jardin"

"... Pardon?"

"La scène dans le jardin, quand le TARDIS s'en va. A la toute fin."

"Mais on l'a faite l'autre jour!"

"On a oublié un plan."

"On n'est pas dans un jardin."

"On en a fait un."

Et là, dans le hall, se trouvait un petit morceau de jardin et la magnifique cabine de police bleue prête à avaler Amy et Rory pour toujours.

 

   C'est un drôle de moment, de regarder les acteurs dans leurs personnages pour ce que l'on sait être la toute dernière fois. Ça n'est pas comme si vous n'alliez plus revoir ces gens - vous les verrez très souvent, ce sont vos amis - mais cette magie particulière, ces gens, dans ces vêtements, faire cette chose que vous les avez vu faire des milliers de fois durant l'été sans fin du meilleur boulot que vous n'avez jamais eu... dans quelques secondes maintenant, ça n'arrivera plus jamais.

   Et Seigneur, un moment plus tard, quand ce moment est arrivé, il n'aurait pas pu être plus iconique.


   Aussi simple que ça. Gros plan sur le TARDIS. Nos trois héros flamboyants courant vers le TARDIS, se tournant un instant, faisant un salut d'au revoir de la main (oh, arrêtez ça) avant de disparaître à l'intérieur.

 

   Il a fallu plusieurs prises bien sûr, et puis "juste une dernière!" dit le réalisateur Douglas Mackinnon, mon vieil ami de Jekyll. Parce qu'il sait que l'on vient de dépasser l'horaire, il envoie un sourire joyeux au producteur. "On la refait juste un coup".

"J'ai entendu," dit Marcus, comme si tout le Yorkshire grommelait d'une seule voix.

   Et donc, en regardant cette fois, je savais que c'était définitivement la dernière prise. Dans quelques instants, Douglas crierait "Coupez", et Matt, Karen et Arthur sortiraient du TARDIS en riant et pleurant, je ferais quelques blagues hautement inapropriées en guise de discours, et quelques heures plus tard nous serions tous à une fête, et je danserais très mal. Mais c'est juste la vraie vie. Qu'en est-il de l'histoire?

   Qu'en est-il des Pond? Amy et Rory ne ressortiraient pas de la boite. Où vont les personnages quand l'histoire est finie?

 

   Je n'en sais rien, bien sûr - mais où qu'ils aillent, je les ai regardé partir. Douglas a crié "Action", nos trois héros on couru pour la toute dernière fois vers le TARDIS, et alors Amelia Pond et Rory Williams sont entrés dans la boite bleue et ont quitté le monde.

 

   Et je ne les ai jamais revus.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 19:41

Ca faisait longemps que j'avais pas pondu un petit post àlakon. Pour l'histoire, il m'est venu d'une grande conversation avec moi-même cet aprèm au boulot (et quand vous allez voir la teneur de la conversation, vous allez vous dire que je dois m'éclater comme une folle au boulot).

J'étais là entrain de m'ennuyer ferme travailler tout à fait sérieusement, quand j'ai vu un tas de manteaux me passer devant. Ils étaient sur un portique, et ils étaient promenés dans le couloir par une dame ayant parfaitement l'air de savoir ou elle allait - ce qui n'était pas mon cas, je ne sais absolument pas ce que ces manteaux faisaient là, mais ils ont donc fait dériver mon cerveau sur ce 1345533 point commun entre Sherlock et Doctor Who: ces séries font toutes les deux la part belle aux manteaux longs (je vous l'avais dit, c'est du haut niveau). Le manteau de Ten, le manteau que se dégote Eleven en fin de saison 6, le manteau de Jack... classes. Mais aucun des 3 n'arrivent à la cheville du manteau de Sherlock, assez culte pour être considéré comme l'un des personnages principaux de la série

 

Et la seule raison pour laquelle je révèle au grand jour que je me fais vraiment ce genre de réflexions au boulot, c'est que ça me permet de recaser cette fabulous vidéo de THE Queen HRS, qui a toujours une vidéo qui va bien quelle que soit le débat àlakon qu'on a en tête, si c'est pas merveilleux

 

 

 

Au passage, cette vidéo était une récidive: elle avait déjà commis ce délit ICI

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Publié par Melyssa in the Attic - dans BBC Sherlock
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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:57

prodnotes

 

Pour ce numéro, le Moff prévoit quelques améliorations sur l'Etoile Noire.Quoi? C'est l'autre Moff...?


 

"Moff!" dit la voix dans le téléphone. "Arrête d'écrire et viens ici!"

Soyons clairs: je n'ai jamais demandé à quiconque de m'appeler Moff. Je ne l'ai pas suggéré, encouragé, ou de quelque façon accepté. Et encore moins lorsque c'est LE Moff: J'ai pas mal de fantasmes, mais être Peter Cushing dans Star Wars n'est pas l'un d'entre eux. Pendant longtemps, j'ai refusé d'admettre que ça arrivait vraiment. Mais alors quelques journaux ont dit que j'étais surnommé ainsi, et Karen l'a dit en recevant son NTA, et quand j'ai mentionné ma perplexité à ma femme, elle a pris un air fuyant et a quitté la pièce: plus tard, j'ai remarqué que sur sa bio twitter, elle était "la femme du Moff". Est-ce que je ressemble à un Moff, est-ce que mon sourire a un reflet d'Etoile Noire, est-ce que je -

"Moff, ferme-la à propos de ton Etoile Noire et viens ici! Il faut que tu voies ça!"

 

Ok, donc la voix au téléphone était celle de Matt Smith, et à l'évidence je sais qu'il y a mieux à faire que désobéir à un ordre direct du Docteur lui-même. J'étais à ce moment là dans ma chambre d'hôtel à New York. La première chose que j'avais faite ce matin là avait été de me rendre à Central Park pour voir les premières prises du Docteur et des Ponds qui pique-niquaient sur un rocher. Une jolie petite scène sans monstre, juste quelques dialogues et un livre. Oh, mais c'est le début de.... enfin, peu importe. Tout ça est encore à venir, inutile de vous embêter avec ça pour l'instant.

 

Et bien entendu, puisque nous étions à New-York - du moins c'est ce que je m'étais dit - il n'y avait qu'un seul fan qui nous regardait. Juste un type avec un appareil photo, qui frissonnait des pieds à la tête en voyant que le Docteur s'était pointé dans sa propre ville.

"C'est pas notre foule habituelle", ai-je dit à Marcus accroupi devant le moniteur.

"Cinq semaines avant que nous ne filmions Noël. On n'a pas de script, " a-t-il répondu telle une lointaine tempête grondant dans le Nord.

"Je suppose qu'on n'a pas tant de fans que ça ici" continuai-je dans ma voix spéciale super joyeuse, pour lui remonter le moral.

"Cinq semaines. Pas une page," a-t-il entonné comme la cloche d'une église dans l'un de ces films sur les gens du Nord où un jeune enfant meurt et probablement un chien, aussi.

"Je me demande quelle sorte de fanbase on a ici, parce que les diffusions -"

"Semaines: cinq. Pages: aucune," suivi d'une série de voyelles pleurées.

"Tu sais", ai-je dit de ma voix spéciale changement de sujet, "je vais sûrement flâner jusqu'à l'hôtel et travailler un peu, en fait."

Il m'a jeté un regard qui aurait pu décapiter un passant par surprise, et a remarqué "flâner?"

 

De retour à l'hôtel, j'ai déjeuné (heureusement, il y avait quelques Pringles dans ma chambre" et j'ai essayé de trouver quelque chose de suffisamment intéressant pour l'écrire dans mon script. Quatre pages plus tard (et je veux dire quatre pages que j'ai coupées parce qu'elles étaient nulles) Matt était au téléphone, et j'étais entrain de retourner à Central Park. Et Oh mon Dieu!

Ma première pensée a été qu'il avait dû y avoir un accident - quoi d'autre pouvait expliquer cette ENORME foule. Je veux dire, Matt avait dit que quelques personnes étaient venues voir le tournage, mais certainement pas autant. Pas ces centaines de personnes, pointant du doigt et encourageant et riant. Bon sang, me suis-je dis, Central Park est un endroit cruel pour avoir un accident. Mais non. Là, au centre de toute cette excitation, avec l'air le plus étonné que je ne leur avais jamais vu, se trouvait l'équipe de Doctor Who.


Il y avait Matt Smith qui faisait des bonds pour aller aux toilettes - et qui obtenait d'énormes applaudissements pour ses efforts. Cardiff ne sera plus jamais la même pour lui!

Il y avait Arthur Darvill qui refusait d'aller aux toilettes après Matt, au cas où il aurait moins d'applaudissements.

Et il y avait Karen Gillan, qui fixait son téléphone, se demandant si elle devait rejoindre Twitter.

"Je ne pense pas que tu en aies besoin," ai-je dit, "je crois qu'ils nous ont tous suivis au travail".

Et il y avait Caro Skinner, qui elle aussi vient du Nord: "Fini Noël?" a-t-elle demandé.

"Il y avait quelques Pringles dans ma chambre,' répondis-je, choisissant de réinterpréter sa question comme une investigation sur mon déjeuner.

"Et bien, il y a de la vraie nourriture là-bas", a-t-elle dit en pointant la cantine.

 

Donc je me suis dirigé vers la grosse caravane avec toute la nourriture - mais ça impliquait de traverser la foule à nouveau. Et cette fois (en l'absence, soyons clairs, de quelqu'un de plus excitant) la foule a décidé de m'applaudir. Ils ont crié et m'ont applaudi jusqu'aux plats à choisir. Je suis resté planté là, paralysé par l'embarras et l'indécision, et ils ont émis des bruits d'encouragement ("vas-y, Moff!").

Un groupe de filles a émergé de l'autre côté de la caravane et a commencé à me prendre en photo. Plus embarrassé que je ne l'avais jamais été (et je suis timide et Écossais et je peux perdre mes mots devant un arbuste de taille moyenne) j'ai paniqué et attrapé le premier vieux truc qui me tombait sous la main.

"Des Pringles?" s'est étonnée Caro en me voyant revenir.

"Ils marchent vraiment bien pour moi".

"Combien de pages aujourd'hui?"

"Quatre"

"Pas mal"

"Ouais"

 

Quelque part entre ce moment et la nuit suivante - où plus de mille personnes se sont déplacées pour voir l'équipe du TARDIS entrer et sortir en courant d'un immeuble - j'ai d'une certaine manière trouvé le temps de commencer à aimer ça. C'était Doctor Who! La série avec laquelle j'ai grandi, la série que j'ai aimé toute ma vie - et elle était là, à New York pour deux nuits, entourée de foules hurlantes. Pensez-y un moment. Qui aurait cru que ça pouvait arriver? Souvenez-vous de ce hiatus de 15 longues années quand notre série a disparu? Si on vous avait raconté ça pendant ces longues et terribles années, vous y auriez cru? Doctor Who n'est pas simplement revenu, il est devenu énorme. Et, miracle parmi les miracles, il continue de grandir.

 

A la fin de la nuit, je me suis entassé dans un minibus avec Matt et Karen - et autour de nous, les gens criaient et les flashs crépitaient. "Matt, souris!" "Karen, veux-tu m'épouser?" "Moffat, tu peux pousser ta tête?"

Et alors que le bus démarrait, une jeune femme dans un T shirt Sherlock (oh, salut, l'Autre Type) cogna de sa main contre le bus "Mr Moffat! J'ai une lettre de fan! S'il vous plaît, Mr Moffat!"

Quoi, une lettre de fan. Pour moi? pour moi?!

"Une lettre de fan de Sherlock! S'il vous plaît, Mr Moffat, vous devez la prendre!"

Matt s'est tourné vers moi. "Tu veux que je la prenne pour toi?"

Pardon, quoi, QUOI?! Une lettre de fan pour moi, et Doctor Who se proposait de la prendre pour moi. J'ai des lettres de fans, et Doctor Who est mon facteur.

"Ouais, pourquoi pas", ai-je dit, l'air grand et important. Donc Matt a émergé de la fenêtre et a pris la lettre.

"Je peux la lire?" a demandé Matt. "Et si je la lisais à voix haute?"

Doctor Who allait me lire mon courrier de fans?! Ok...

"Comme tu veux," ai-je dis avec noblesse. Et oh, comme je pouffais. Pendant un instant j'ai osé croire que c'était vrai. Que je n'étais pas juste un simple bourru d'écossais avec des cheveux surréalistes, j'étais LE MOFF. Laissez entrer la foule! Laissez venir les adulateurs! Détruisez l'Alliance!

 

Matt a ouvert la lettre, a eu un petit rire, puis s'est éclairci la voix et a commencé à lire...

 

"Cher Mr Gatiss..."

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:50

J'adore le titre de cette épisode. They keep killing Suzie. Sérieusement, ça a pas un peu la classe? (si tant est qu'une phrase impliquant le mot killing puisse avoir la classe).

 

D'ailleurs, cette parenthèse pourrait très bien être adaptée à tout l'épisode. Il est classe:  franchement bien réalisé, osé, il aligne avec brio les flips arrière sur la poutre. Du coup on met facilement de côté le message de merde qu'il envoie en se disant que spas grave, on a déjà la petite maison dans la prairie pour muscler le côté moral.

 

Et puis il fait un truc que, comme tout bon Whovian, j'aime bien quand c'est bien fait . Un truc vieux comme la fiction, connu d'ailleurs sous le nom de - tada! Retcon (l'exemple le plus connu et cité de Retcon reste par ailleurs la maison vide de Sherlock Holmes mais on s'en fout, c'est juste que ça va  être mon nouveau kiff de recaser Sherlock Holmes partout).

Et pour calibrer les retcon, il faut admettre que les séries britonnes ont toujours une longueur d'avance sur les américaines (qui eux n'utilisent ce procédé quasi exclusivement que pour réparer leurs bourdes), et ce pour la bonne raison qu'ils ont déjà grosso merdo dessiné l'ensemble de leur saison - voire de leur série - avant de commencer à filmer. Cela-dit, personne n'avait jamais utilisé le retcon de façon aussi culottée que Torchwood puisqu'elle a carrément introduit le terme lui-même dans la série en lui donnant la forme de jolies petites pilules magiques. Et ça, ça va tout à fait dans la continuité de la plus grande force de Torchwood: tant qu'à ne pas faire dans la finesse, on va y aller à fond dans le grotesque et l'auto-dérision si vous permettez (mais allez-y donc mon ami, vous faites ça si bien)

 

Et pourtant avec cet épisode ils l'utilisent  non pas sous la forme de la petite pilule, mais de la manière on ne peut plus classique: il s'agit de venir injecter tout un épisode qui vient botter les fesses de la "retroactive continuity" (retcon donc, nous disions) : après cet épisode, le pilote de la série n'a plus la même gueule. Torchwood n'a plus la même gueule. Et dans les grandes lignes, Jack n'a plus tout à fait la même gueule non plus. Cela-dit dans le cas de Jack on met quand même pas mal de temps à définir correctement le personnage et pour le moment il change un peu de gueule chaque semaine .

 

Et puis j'adore Indira Varma donc je vais pas cracher sur le fait de la voir 45 minutes de plus, après la sale blague de la campagne promo qui te fait croire qu'elle sera là tout le temps. J'aime comme elle ajoute cette dose d'humanité à un personnage présenté un peu comme une machine à calculer la mort.

Et j'aime le duo Suzie/Gwen, qui passe d'un état à l'autre 3452 fois dans l'épisode. Quand on a deux actrices pareilles entassées dans une voiture, il suffit un peu de laisser tourner la bande et de les laisser faire: elles prennent toutes deux des voies inattendues et tentent des trucs que l'on ne voit pas ailleurs. Elles se poussent à aller plus loin l'une l'autre. Elles sont... classes.

 

Et donc, c'est bien. Ca rattrape Jack qui ne ressemble un peu à rien pour le coup.

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Torchwood
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