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Game of Thrones

 

 

 

25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 07:03

Bien sûr regardé dans le désordre ce point-là fonctionne moins bien, mais quand on fait ça proprement retrouver l'usage du TARDIS c'est quand même un soulagement. Et la toute première obsession de notre copain Gallifreyen est d'aller faire un tour sur Metebilis 3... (oh ben, reprenez-lui les clés de sa porsche spatiale finalement).


Evidemment vu que j'ai regardé cet épisode pas loin de 15 jours avant d'écrire cette review, j'ai réussi à oublier à peu près tout ce que j'avais à dire - si ce n'est que j'aime beaucoup cet épisode, et c'est déjà pas mal What a Face. Je l'aime parce qu'il est fun, qu'il est vert, rose et jaune fluo, et parce qu'on sent que cette première grosse bouffée de liberté retrouvée fait du bien. Parce que c'est l'un de ces épisode qui arrive à la fois à me faire rire et à me faire sursauter (yep, quand ils sont à l'intérieur de la tuyauterie et qu'ils manquent de se prendre un coup de pince géante, Melyssa qui commençait à s'endormir (il était minuit hein) a fait un bon d'un mètre).

Je m'amuse de tout ce qui se passe sur le bateau et dans le scope, l'excellent casting à bord, le dino pourri qui passe par là, le temps qui reste coincé, les Drashigs qu'ils-sont-trop-cool; et Jo que j'adore dans cet épisode, qui trimballe partout son trousseau de clé depuis sont premier épisode, qui sait être active, débrouillarde, qui parle aux poulets pour allumer le Docteur et qui, en vrai fille, sait s'enfoncer jusqu'à la taille dans la vase et en ressortir sèche et propre (trivia fact en direct des commentaires: Katy s'enfonçait vraiment. Et comme tout le monde s'est barré pour aller récupérer des accessoires manquants en la laissant toute seule, elle se sentait très à l'aise xD. D'où que dans le premier plan elle est enfoncée jusqu'aux genoux et dans le second jusqu'à la taille Laughing )

Et Jo et le Docteur font vraiment une équipe d'enfer dans cet épisode, à profiter de leur temps libre pour s'astiquer gentiment mais dès qu'il s'agit d'être sérieux, le duo sait s'accorder à la perfection.

Alors à côté de ça, les brouilleries politiques des bidules gris ne cassent pas 3 pattes à un canard et la boucle temporelle n'est pas spécialement le plat le plus original de la carte, mais bon, tant qu'on s'amuse.

 

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Les bonus

J'ai adoré les bonus du coffret revisitations. En tête de file le docu hommage à Ian Marter, beau et élégant. J'avais les larmes aux yeux bien entendu, parce que voir Liz Sladen elle-même avec les larmes aux yeux, ça me fait cet effet là.

Je me suis aussi régalée du reportage sur quelques uns des célèbres bateaux fantômes de l'histoire. Certes on n'apprend rien de plus sur l'épisode en lui-même mais ce genre d'empiètements sur la culture générale fait partie de ces chouettes extensions que nous permettent les DVDs.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 10:58
Les gamelles au fond des ravins, ça n'est pas ce qui manque dans la série classique - et encore moins dans la Third Doctor Era. Parfois elles sont réussies, parfois moins, et certaines d'entre elles nous offrent de sacrés fous-rires (ah làlà, Sarah Jane qui aurait presque besoin d'un hélico pour sortir d'un ravin profond de 90 cm, c'est culte). Mais pour le coup, s'il y a bien une chute drôlement impressionnante, c'est celle-là:

Ou Terry Walsh qui se prend pour un caillou un jour d'avalanche



Et c'est donc ici qu'arrive Jo Grant, que j'aime bien maintenant mais que j'ai mis du temps à bien aimer; mais maintenant que c'est fait, je n'arrive plus tellement à me rappeler pourquoi je la boudais au départ :xd . Peut-être parce que son côté ustensile est un peu trop accentué sur les débuts: on lâche une scientifique au langage compliqué pour récupérer une compagne à la fois très curieuse, très volontaire et... très larguée, combinaison presque trop parfaite pour soulager le script de la phase de décodage au spectateur (sans compter son don pour la gaffe, toujours utile pour relancer l'histoire). Évidemment que c'était nécessaire (et évidemment qu'elle est loin d'être la première ou la dernière) mais du coup Jo met peut-être un peu plus de temps à nous montrer qu'elle a aussi une vraie personnalité bien à elle au delà de tout ça.

Un par contre qui devient instantanément fabuleux, c'est le Maître. LE Maître. Parce que celui de Delgado a officiellement droit à la triple majuscule.
C'est que cette première incarnation que l'on rencontre est de loin (pour moi, évidemment. C'est un avis, ça implique que je ne parle que pour moi :p) la plus fascinante. Delgado a cette espèce d'"immobilité faciale" et cette lenteur calculée dans le mouvement qui le rend à la fois envoûtant et terrifiant - d'autant plus qu'il fait face au Docteur le plus flamboyant; et cette opposition fait des merveilles. J'ai toujours trouvé que l'introduction du Maître réhaussait encore plus le côté grandiose du Docteur de Pertwee (et dans cet épisode, son côté râleur aussi :xd ). Et j'adore la façon qu'a cet épisode de mettre en avant cette tendance à être le négatif l'un de l'autre, comme les 2 faces d'une même pièce. Dans l'attitude donc, dans la philosophie évidemment, et même jusque dans la tenue vestimentaire; tous les deux super-classes, l'un dans l'extravagance, l'autre dans la sobriété. Même leurs répliques se rejoignent et s'opposent à la fois, et je ne me lasserai jamais de ces réponses qu'ils se font à 1 ou deux épisodes d'intervalles. Leurs toutes premières balles de ping-pong... " Vanity is his weakness"; "Curiosity is his weakness"...

Et ça prenait bien un Master pour faire cracher à Three cette réplique que j'adore: " What's wrong with being childish. I like being childsish". Sérieux, sorti de la bouche de Three ça ne colle qu'avec ce Maitre en face Razz


Sinon, petite j'avais très peur des poupées, au point d'avoir passé une première nuit blanche à 7 ans chez une copine dont la chambre était bardée de poupons (et le lendemain sa mère à dû toutes les enfermer à clé dans l'armoire xD). Suite à une rencontre malheureuse avec Poltergheist j'avais aussi très peur que le fil de l'aspirateur essaye de m'étrangler. Fait que j'aurais été une excellente cliente pour cet épisode: je l'aurais vu à 8 ans je n'aurais pas dormi pendant une semaine
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Les Bonus:

Quand on a Katy Manning et Nicholas Courtney en commentaires, on sait qu'à priori on va se marrer, et ce DVD ne déloge pas à la règle. Ils sont rejoints par Barry Letts, et les voix de ces deux derniers provoquent ce petit pincement au coeur que l'on ressent sur une liste de DVD classiques malheureusement vouée à devenir de plus en plus longue. Mais le trio dégage une bonne humeur et un enthousiasme tellement communicatif qu'on a juste l'impression d'être assis avec eux et on se régale de bout en bout.

Très agréable également le documentaire Life on Earth où se mélangent ancienne et nouvelle série, et là encore cette petite pointe au coeur qui met à la fois le sourire et la petite larme à recroiser les interviews de Jon Pertwee (dont tout le monde parle avec une telle tendresse que ça n'arrange pas la petite larme, hé!)

The Doctor's Moriarty approfondit un peu plus la création du Maître, avec les pros et les cons (pas tant contre le personnage que contre sa surexploitation dans la saison). Même si on commence à radoter un peu ça reste fort intéressant, et en bonus personnel j'ai droit à Lidster et Shearman, 2 auteurs que j'aime beaucoup (pas qu'ils aient fondamentalement un rapport avec la création du Maître mais OSEF, d'abord).

Bref, bon cru en épisode, bon cru en bonus, vive la Mannequin Mania en devedeuh.
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 06:56

  

En fait, elle est pas si mal cette histoire. Il faut juste se contenter de la version écrite.
Parce que pour le coup, voici une novélisation réussie. Plus riche, plus propre. Les réactions des personnages sont beaucoup plus logiques, et en route on a des anecdotes sympathiques (tels le Time Lord fou qui a dézingué le conseil xD). Et c'est pas mal drôle, en bonus. On dit souvent d'Eric Saward qu'il a un petit air de Douglas Addams et effectivement, c'est pas faux.

Par contre quand on passe aux images ça devient un peu plus compliqué.

Enfin pour être honnête, j'ai pas tant de soucis que ça avec le premier épisode - en grande partie parce que Colin Baker m'y fait beaucoup rire, à lever le menton pour avoir l'air fier et à le baisser pour avoir l'air méchant , et le vlà qui se kiffe dans le miroir avant de se lancer dans sa cultissime tirade de l'ermite. Franchement, regarder ce Docteur faire des bonds de cabri dans le TARDIS jusqu'à finir son ajustement m'amuse plutôt. Même le costume, dans l'élan du moment il est super cohérent: ça nous montre clairement que niveau restructuration du cerveau y a eu des petits ratés lol! .
Avec le recul des années je ne peux trouver que ça drôle - parce que je sais déjà qu'on va finir par récuperer notre Time Lord en bout de course. Peut-être que j'aurai eu plus peur si j'avais vu ça en contexte - comme j'avais eu peur devant le Time Lord Victorious par exemple (pas peur en mode " ouh, vite cachons-nous derrière le canapé", plutôt du style "han, le jouet il est tout cassé!").

Mais pour une fois que Peri a quand même de vachement bonnes raisons de râler.

Le souci c'est qu'une fois sorti d'une TARDIS... il bugue toujours exactement de la même façon. Du coup, 4 épisodes qui étirent la même chose, ça fait long. Doublé d'un flic qui pourrait être intéressant mais qui est complètement inexploité, de jumeaux qui lèguent leur dualité au titre alors qu'en vrai ils ne servent à rien (pi c'est balot, ils ont l'air d'être super casse pieds et finalement ça n'est même pas plus utilisé que ça non plus, ce potentiel de pénibilité. Ca aurait été marrant au moins xD) d'une belle occasion manquée avec un pote de soirée du Doctor avec qui on se met à rêver à tout un tas d'histoires de jeunesse alors qu'en fait queue d'alle....ah puis on a aussi une grosse limace dégueulasse. J'ai rien contre les limaces mais en plus d'être dégueulasse ses plans sont complètement foireux. Pauvre limace.

Et sur l'idée d'avoir un Docteur pas forcément sympathique, je ne suis pas contre, mais là je sais pas, ils en font des caisses pour nous faire comprendre qu'il est à l'autre bout de la chaîne tendue par le 5e Docteur. C'est trop. Tout est trop, le script, le jeu, le costume, les larmes de Peri... et cette réplique de fin adressée tout sauf discrètement au télespectateur, elle nous donne juste envie de le repousser en bloc d'emblée (entre ce genre de trucs et l'addition des annonces de la production à l'époque du style "on va se débarasser de la boite bleue", ils travaillaient dur pour remonter les gens contre la série tout de même).
Je ne le reproche ni à Six (que j'aime bien), ni à Baker le second (que je ne connais pas personnellement mais je ne m'inquiète pas pour ses goûts vestimentaires). Mais c'est couillon pour eux d'être tombés d'emblée sur The Twin Dilemma parce que d'instinct le premier réflexe c'est quand même de tout leur foutre sur le dos.

Et de tout ça ce qui me vient en premier ça n'est pas tant "c'est mauvais" mais "c'est dommage". Parce qu'il avait sous la main de quoi faire un bon épisode, mais ils sont à chaque fois passé à côté.

D'ailleurs le simple fait d'introduire ce nouveau Docteur en fin de saison est un peu un raté - ça aurait pu marcher pour quasiment tous les Docteurs SAUF le 6e. Parce qu'il n'est pas sympathique. Que s'il revient une semaine plus tard, on a envie de regarder pour savoir pourquoi comment qu'est-ce donc qu'il n'est pas sympathique. Quand il revient l'année suivante on a juste eu des mois pour avoir envie d'abandonner ce sale bonhomme en route. On a eu le temps de ruminer à quel point on a été déçu de l'épisode. Entre à l'action ce curieux phénomène qui nous le fait percevoir comme encore plus mauvais, du coup. (Évidemment, je ne suis pas concerné par ce problème avec mes 20 ans de retard, mais n'empêche).


Meuh bon, dans The Twin Dilemma, on a aussi ça, donc rien que pour ça moi je dis que l'épisode a le droit d'exister lol!




Les bonus:

Du côté des commentaires, sans être essentiels ils sont sympathiques et amusants, nos trois lascars (Colin Baker, Nicola Bryant et Kevin McNally), sans aller jusqu'à casser l'épisode en 2 se permettent de se moquer gentiment - j'aime particulièrement leur running gag du "oh look, I'm on th floor again!" (McNally joue Hugo et effectivement le personnage passe dans les 75% de l'histoire à roupiller par terre lol! )
Un peu décue de l'infotext par contre, pas grand chose à se mettre sousla dent pour une fois. Il est d'ailleurs très léger en lignes comparé à d'autres DVD.

On vise large pour les documentaires en allant des comics aux costumes au générique, ce qui est plutôt chouette vu qu'on n'a pas forcément envie de 76 minutes de bonus exclusivement consacrées à The Twin Dilemma pour être honnêtes. J'ai failli passer à côté de l'Easter Egg vu que j'avais un peu oublié que j'étais sensée en chercher un Rolling Eyes
Mais au top du top du bonus: Les interviews extraites des Breakfast Time de l'époque. Pas tant pour l'itv en elle-même que pour la journaliste qui se penche en arrière sur son fauteuil pour être le plus loin possible de Colin, presque à en tomber en arrière, et qui te sort toute ses questions avec un air de "je suis sur le point de vomir" assez impressionnant. Spectaculaire, cette interview What a Face (notons qu'au moment d'aborder le costume l présentatrice de Blue Peter lui fait un peu concurrence xD)
 

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 11:12

Ca c'est ce qu'on appelle se faire prendre à son propre jeu. Je décide de me faire un revisionnage de la série classique en laissant faire le hasard - et je fais ça bien: je me suis fait une tite boiboite avec des papiers numérotés et tout... et j'arrive à tirer en tout premier le numéro 13!! Comme quoi des fois il porte vraiment la poisse celui-là (l'avantage c'est qu'au moins ça, c'est fait du coup)


C'est vrai que sur le fond, y a de l'intéressant dans cet épisode. Mais sur la forme, ça part un peu en cahuètes. Outre les âneries sur la réalisation déjà relevés un millier de fois et Hartnell qui bugue plutôt deux fois qu'une pour ses répliques (mais ça fait partie de son charme notez) on a aussi pas mal de détails foireux dans le script qui aurait été corrigés avec une simple relecture un tantinet sérieuse (je sais pas, comment ça n'a pu choquer personne que Barbara réveille Vicki pour lui donner des cachets pour... l'aider à s'endormir? C'est pas que ça soit important en soit, mais ça pollue pour rien)

Et donc, la vaseline sur la lentille, c'était une fausse bonne idée. On a juste envie d'aller passer un coup de chiffon sur la caméra pendant toutes les scènes extérieures. Mais ça fait partie du genre d'erreurs que je range dans la boite " y a que celui qui ne tente rien qui ne se plante pas" et ma boite a un degré de tolérance faramineux pour DW. Cela dit elle a ses limites quand mêmeet sur bien d'autres plans cet épisode les dépasse largement.


Ça ne partait pas mal pourtant sur le premier épisode (hormis la vaseline, donc). On entraperçoit quelques fourmis dont le tudududu n'est pas encore devenu insupportable mais pour la majorité on ne tourne qu'avec nos 4 copains: le Docteur se tape une barre de rire tout seul sous le regard blasé de Ian, le bras de Barbara vit sa vie - ce qui aurait tendance à inquiéter la plupart des gens, sauf les Vickis qui trouvent ça trop lolant - et Ian manque de peu de prendre un bain d'acide (arrivés à ce stade de la série on a arrêté de se demander pourquoi ils sont toujours aussi prompts à vouloir aller boire dans la première marre d'eau croupie dégueulasse qu'ils trouvent alors qu'ils ont boissons à volonté dans le TARDIS).
On finit même par paumer le dit TARDIS, ce qui a défaut d'être inédit nous vaut un petit "My ship... my TARDIS" trop némouvant de la part de papy Billy.
Enfin, on a là de la rigolade, du suspens et un brin d'angoisse. Plutôt pas mal pour une intro.

Y a pas, c'est quand déboule de croisement de l'abeille et du papillon que les choses se gâtent.

Pour limiter les effets du "p'tain, c'est long!" j'ai fait lire la galette à VLC en vitesse 1.28 - riez pas, c'est très efficace pour ce genre d'épisodes. Ca m'a permis d'aller jusqu'à l'épisode 4 sans trop de difficultés, même si les 2 derniers sont restés un peu compliqués (disons que quand j'ai vu que Barbara avait miraculeusement rejoint Vicki et le Docteur sans que je n'aie vu une seule scène de retrouvailles, j'ai supposé que j'avais vaguement commencé a décrocher en route).
Mais l'avantage de ces histoires d'insectes qui avancent à 2 à l'heure c'est qu'on a le temps de s'éclater sur des trucs parfaitement inutiles du genre le concours de grimaces de Vicki ou la démonstration de mime du Docteur.

Tiens d'ailleurs, j'ai beaucoup rit avec Vicki: elle passe les 2 tiers de l'aventure dans les bras de l'un ou l'autre des deux mâles de l'équipage, et y a rien de plus mignon que de voir le Docteur lui faire un câlin et lui frotter la tête... surtout quand deux secondes plus tard il lui aligne "mais t'es vraiment débile ma pauvre fille" (ah làlà, si One n'existait pas...)


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Bonus: Commentaires pas vraiment indispensables, ils auraient même tendance à être pénible tant ça s'autocongratule alors que bon... c'est the Web Planet, quoi. Même quand on s'appelle Verity Lambert, s'extasier sur la magnificence des costumes des Menoptra ça laisse le téléspectateur sceptique.
Je ferais la même remarque, peut-être un peu moins marquée, pour le documentaire. D'une manière générale j'ai toujours tendance à trouver les bonus des histoires les plus anciennes "trop propres" de toute façon
L'infotext par contre est passionnant. Il l'est souvent sur les épisodes les plus mauvais d'ailleurs. Je sais que c'est un bonus que beaucoup zappent mais voici typiquement l'épisode qui prouve que c'est fort dommage, tout de même.
Mais le best of du bonus, c'est quand de cette histoire qui n'en finit pas on nous offre un résumé complet en... 12 cases de BD

Comme j'aime bien me faire du mal, j'en ai profité pour survoler la novélisation dans la foulée. Outre le "Doctor Who" et le "ship TARDIS" qui sont horripilants, le roman n'est pas tout à fait aussi pénible que l'épisode. Presque, mais pas tout à fait. Il nous présente le Zarbi Supremo que l'on retrouve dans la nouvelle proposée en audio (lue par William Russell) sur le DVD (et en écrit aussi d'ailleurs puisqu'on a en PDF l'Annual duquel elle est tirée)

En général j'aime bien finir de compléter mon visionnage par les archives du DWM mais là j'en peux plus, je passe mon tour

Et pour prouver que je suis vraiment une petite veinarde, pour la suite je viens de tirer le numéro 136

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 08:48

~ 001 - An Unearthly Child

1er Docteur, Susan, Ian & Barbara

 

Ca fait un tout petit peu plus de 4 ans maintenant que je me suis lancée dans l'aventure des classiques, et puisque j'ai été très discipliné et que je les ai vécu rigoureusement dans l'ordre... ça fait donc un tout petit peu plus de 4 ans que je n'avais pas revu cet épisode. Il ouvre le bal de mon nouveau voyage spécial jubilé lol!


C'est fou comme 50 ans plus tard, on arrive encore à se faire happer par le premier épisode. Je me le suis quand même tapée 5 fois en une après-midi (vivent les dimanches de pluie doublés d'un gros rhume: Broadcast, Broadcast+Commentary, Pilot, Studio Pilot, Studio Pilot+Commentary. Et la version infotext 5 jours plus tard) et je commençais à peine à en avoir marre sur la 5e.

L'intro est géniale, faut dire. Ce brouillard, cet entrepôt bien glauque avec ses gros plans un brin inquiétants, cette cabine de police qui bourdonne mystérieusement... et on ne nous explique rien. On doit beaucoup à cette scène d'intro. On dit que ce qui a rendu la série éternelle a été l'arrivée d'un second Docteur, et c'est pas faux, mais... ce sont ces 5 premières minutes qui ont suffisamment agrippé l'écran pour que l'on soit envoyé assez loin pour voir passer 3 années.

Citation:
"That opening scene of Doctor Who's very first episode, An Unearthly Child, wast he hook that caught and held the nucleus of what would shortly become one of the biggest family viewing programmes ever put out by either the BBC or ITV".
DWM n°55



J'adore le 76 Totter's Lane. Si c'est ici qu'on est sensé faire nos premiers pas dans une série tous publics, on peut deviner d'emblée que coller une frousse de tous les diables au plus jeunes va vite devenir très tendance.

Sérieux, c'est pas flippant ce genre de truc à la pelle?



Et encore, on a perdu l'affreux masque de clown entre le pilote et la version diffusée



Et oyé 1963, on a tout dans un seul plan séquence, fait qu'on a bien le temps de s'enfoncer dans cette ambiance glauque... Non vraiment, je trouve cette toute première scène fascinante.


Tout comme l'est l'introduction de celui qui donne "presque" son nom à la série. C'est marrant, parce que quelques années après avoir terminé l'ère du 1er Docteur, je me souvenais d'abord de lui... affaiblit, hélas, et j'avais surtout cette impression fort marquée qu'au début, il n'était QUE bougon. Du coup j'ai été étonnée de le redécouvrir aussi enjoué dans sa première scène geek (il calme sa joie dès la seconde, il ne nous faudrait pas prendre de mauvaises habitudes Laughing ). Certes, il est loin d'être sympathique avec Ian et Barbara, et l'espèce humaine en général, mais bon sang que ses yeux pétillent, que son sourire point souvent au coin de ses lèvres, et comme on le voit à deux doigts de se fendre la margoulette dans le dos des deux singes - parce qu'il se moque, certes, et c'est plus méchant que malicieux, mais je sais pas, elles m'ont émues plus que prévu, ces ptites bouilles là


(le petit regard en coin, j'adore)

C'est évidemment un côté que l'on aurait perdu s'il avait fallu se contenter de ce sale bonhomme et de sa psychopathe de petite fille du pilote. Je sais que certains regrettent le Docteur du pilote; mais pour moi ce changement était un ticket gagnant. Il doit certes être distant, différent (tout puissant à bord du TARDIS et complètement dépendant des muscles de Ian dès qu'il en sort, j'adore le contraste au passage)... mais il doit avoir quelque chose de suffisamment intriguant pour qu'on aie envie de le suivre, pas de s'enfuir à toutes jambes!

Et si c'est l'interprétation d'Hartnell qui nous offre 2 Docteurs (puisque grosso merdo il a gardé les même lignes), c'est l'écriture par contre qui nous propose deux Susan si différentes entre les 2 versions, et là aussi c'était salutaire: cette môme étant notre porte d'entrée vers les étoiles, son allure de tarée du pilote nous donnait là aussi tout sauf envie de la suivre. La version diffusée nous la rend de nouveau assez intrigante pour vouloir en savoir plus, mais surtout assez attachante pour avoir tout comme nos professeurs envie de l'aider plutôt que de s'enfuir en courant (certes on déchante dès The Cave of Skulls quand on découvre qu'elle ne fait que brailler mais c'est moins grave; c'est trop tard on a déjà décollé geek ).


Mais mon coup de coeur commun à tant de gens suite à ce premier épisode, c'est Ian. Ian qui agit et pense en même temps, ce qui n'est pas donné à tous les sidekicks silent , Ian qui traite Barbara comme son égale et ne se cache pas derrière de faux prétextes en balancant cash que s'il suit Susan, c'est plus pour satisfaire son côté fouineur que pour aider la gamine (nous sommes à 6min 45 d'épisode, "We can't justify curiosity", et avec cette réplique il scelle définitivement mon affection pour le personnage pendant les ouatemilles épisodes à venir. Et il l'a échappé belle, l'infotext m'a appris qu'à l'origine il devait sortir 10 secondes plus tard 2 remarques mochement sexistes qui aurait grandement entaché ce début d'amitié.).

Bien sûr le traitement de Barbara est un peu plus douloureux vu avec 50 ans de recul... mais elle saura faire autre chose qu'hurler, à ses heures. Pas aujourd'hui, mais on peut pas tout faire d'un coup :shame:

Bref, 50 ans plus tard, ce premier épisode brille toujours autant. Il est suivi de 3épisodes où l'on patauge méchamment dans une gadoue préhistorique plus ou moins digeste, mais ces 25 premières minutes sont si fortes que même une heure et des brouettes de grognements et de courses à l’allumette ne peuvent les ternir. (Une mention tout de même à l’engueulade entre Barbara et le Docteur dans la 2e moitié de Forest of Fear qui reste l'une de mes scènes favorites).
Mais ce qui est bien avec le paléolithique, c'est que c'est là qu'on se rend compte en plein milieu d'un épisode qu'on fait un blocage débile depuis 10 minutes sur les jambes des acteurs (ysontpoilusoupas?) et qu'on s'aperçoit avec soulagement sur les bonus que ça les a pas mal travaillé aussi à l'époque lol!

Et à cette équipe à qui on avait confié ce projet, en étant presque certains qu'ils se planteraient, presque comme si on voulait en faire une leçon.. Personne ne croyait en eux, sauf eux-même, et ils ont mis toute la rage qu'ils avaient à prouver qu'ils en valaient la peine.

Je crois qu'ils ont gagnés.


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Du côté des bonus, j'ai beaucoup aimé les commentaires, plus encore l'infotext - et même si du coup, vu le foisonnement de documentation"publique" à lire, voir et entendre sur cet épisode on croit qu'il ne nous reste plus grand chose à découvrir sur ces pistes, on arrive toujours à y dégoter un petit truc en plus, finalement.

Et puis j'ai adoré les sketchs, of course. Ma palme va à The Kidnappers (peut-être parce que c'est le seul que je n'avais pas déjà vu, du coup il a un goût de nouveauté que n'ont pas les autres, forcément) et ça m'a pris jusqu'à ce que Mark Gatiss, tout en pyjama et lunettes de travioles, me sorte "'I've not cried this much since Adric died" pour que je me mette presque à pleurer moi aussi. Mais de rire, qu'on se rassure lol!


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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who Classics
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