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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 10:51

Désolée de ne plus tellement utiliser ce blog. Overblog a complètement changé sa plateforme, et je n'ai pas envie d'apprendre à utiliser la nouvelle pour être honnête.

 

"-Hello.
-I'm the Doctor.
-Sorry about the Dalek.

-... Also the showing off"
 


   Tout d'abord je tiens à dire que oui, si je veux, je peux trouver des reproches à faire à cet épisode. Bien sûr qu'on le peut toujours. Mais je ne veux pas. Du coup cette review va être une ôde à l'épisode, avec une allure de fandebaz incapable d'accepter l'idée que sa série n'est pas parfaite. Je ne m'en excuse pas. C'était bien trop important pour que je me parasite moi-même à chercher de quoi remplir une partie "reproches" à cette review. On nous offre ce cadeau et je le chéri tel qu'il est. Je l'aime tel qu'il est. Ses défauts même me le rendent parfait.


Et je le répète: je ne m'en excuserai pas. 




Vous savez, je dois admettre qu'au premier visionnage - et c'est de ma faute -  j'ai trouvé la première partie un chouille longuette. C'est parce que je ne la regardai pas de la bonne façon, et c'est au deuxième visionnage, après avoir compris que les zygons en eux-même n'avaient aucune importance, que j'ai pu l'apprécier complètement. Il fallait simplement une menace à la fois assez réelle pour qu'on s'en mêle et pas trop trop terrible non plus, histoire de laisser la place à l'observation de Chinny & Sandshoes - et de doucement nous familiariser avec le concept de frozen moment. Du coup la seconde fois, ça serait presque passé trop vite. 

Clairement on nous enfermerait nos trois Docteurs dans une pièce et on les laisserait tourner en roue libre que ça serait parfait de toute façon. D'ailleurs c'est ce qu'on fait et c'est parfait - on note au passage que le Docteur, c'est le seul personnage de fiction pour qui le coup de ne pas vérifier si la porte est ouverte est totalement crédible! Qu'ils soient entrain de faire les andouilles, de se foutre l'un de l'autre ou de s'engueuler proprement, toutes leurs interactions sont fascinantes. Je crois que pour moi tout ça est cristallisé par ce moment où Ten et 8.5 se disputent et qu'Eleven se marre tout seul "on dirait moi quand je me parle à moi-même". La réplique en or massif.

On connait déjà les deux grands machins, arrêtons nous donc sur l'ex-dragon: quand Steven Moffat a pris la tête de la série il y a presque 5 ans de ça, je l'ai dit, et j'ai passé 5 ans à continuer à le croire, parce que c'était juste impossible, le connaissant, qu'il passe à côté d'une telle opportunité: c'était évident qu'un jour il nous présenterait un Docteur dans le désordre. Et ce qui est fou, c'est que j'accepte si facilement qu'il vienne du passé, comme si oui oui je l'avais déjà connu. Et je voyais une réunion de 3 Docteurs dans ma télé, et non pas une réunion de deux Docteurs+un nouveau. Et d'ailleurs sa présence à la fin avec tous les autres, qui aurait pu irriter, parait en fait si naturelle. Bien sûr qu'il a le droit d'être là. Bien sûr qu'il est le Docteur. 
Du peu que l'on savait de lui jusque là, je l'imaginais plus du genre commando, un genre de rustre militaire intergalactique. J'ai été ravi de le découvrir aussi... humain. Aussi fort et fragile à la fois, aussi rongé non pas par ses doutes, mais tout au contraire justement, par sa certitude. Et en fin de compte il n'est là que pour observer, le warrior. Pour apprendre ce qu'il est. J'ai adoré. John Hurt était parfait. Il passe la moitié de l'épisode à tirer à boulets rouges sur les deux abrutis qui lui servent de futur, et conclut son lynchage par un superbe "Those men... extraordinary". C'était parfait. Et... c'était tellement le Docteur.



J'aime aussi la façon dont cet épisode est vraiment encré dans le présent de la série, et ne se contente pas de faire du fan service... tout en en faisant beaucoup quand même. Parfois comme un bourrin, parfois plus finement, et ainsi tout le monde est servi. Mon petit clin d'oeil favori est le "cherchez dans les fichiers de 1970 ou 1980, selon le classement". Ceux qui le ratent ne se rendent pas compte qu'ils le ratent, ceux qui l'ont arborent fièrement un sourire attendri. 
Mais mon plus grand moment de OMFG revient quand même à... One qui prononce le mot Gallifrey. ONE QUI DIT GALLIFREY!! One qui dit Gallifrey pour la première fois, et mon coeur expose.
Mais au delà de ça, on a une vraie histoire, fermement plantée dans l'évolution en cours d'Eleven, et qui fait vraiment faire un pas de géant à la série. Là où souvent les épisodes anniversaires (en général, pas de DW en particulier) se contentent d'être une espèce de self-congrats géante; ici on fête ça en prenant l'énorme risque de tout remettre en question. Quelle force a cette série, pour oser faire ça. Et en même temps, quel nouveau souffle elle se donne! Quelle série, après ne serait-ce qu'un quart de tout ce temps, arrive encore à être capable de se relancer elle-même à ce point!!! S'il fallait une nouvelle preuve que JAMAIS on aura fait le tour de tout ce qu'il nous reste à raconter...
Et dans le même temps, elle respecte son passé. Elle se permet de réécrire presque 10 ans d'un coup (on va se géner), voire même 50 ans en fait, puisque tous les clampins ont participé, mais elle respecte et adore son passé sans restrictions, même dans ses faiblesses qu'elle souligne avec tendresse (mon chouchou bien sûr reste le tournevis que l'on brandit à toutes occasions et qui devient tellement magique qu'il en ouvre même les portes déjà ouvertes).
Elle lui rend hommage tout juste comme il fallait: tout le monde est là, parce que c'est là qu'est leur place; mais ça n'est qu'une touche, parce que c'est vers l'avenir qu'il faut regarder. Ces Black Archives, avec leurs murs couverts de photos et leurs cabines remplies d'objets, permettent de venir délicatement ajouter la touche finale à l'affaire (mais Ciel, les louboutins sont devenues une arme de destruction massive xD ).
Et puis, aww, voilà que Capaldi bat tous les records mondiaux en étant instantanément adoré de millions de fans avec juste un plan de 3 secondes sur ses yeux . Bienvenue chez les fous, l'ami!  (pi ça devait être rigolo le coup de téléphone "salut, dis tu nous prêtes tes yeux et tes sourcils pour le 50th steuplait? On emprunterait bien aussi le reste de ta personne mais on n'a pas encore choisi ton costume").


Et puis Billie. Billie qui n'est pas Rose, et ça, c'est juste l'une des meilleures idées de l'année. D'abord parce que ça m'arrange de ne pas rebouffer du Rose, ensuite parce que c'est encore mieux comme ça, cette idée de Moment qui nous ouvre cette magnifique fenêtre dans le temps. Parce que si Rose me gonfle je suis par contre ravie de revoir Billie, parce qu'en bonus c'est logique qu'elle ait cette apparence, parce que cette Conscience a un petit goût d'Idris dans sa folie qui me plait beaucoup, et parce que ça masque avec brio le fait qu'en gros, le mec peut mettre fin à la plus grande Guerre de toutes les galaxies juste en appuyant sur un pauvre bouton. Et on note que c'est amusant, finalement, toutes ces discussions suite au trailer "mais elle joue qui Billie, parce que c'est trop pas Rose ça??" alors qu'en fait elle nous donne tout justement la réponse dans le dit trailer de manière on ne peut plus explicite "The Moment is coming" . Coucou c'est moi!!
Je souligne aussi que le Moment hérite de l'une des réplique qui m'aura le plus touchée de toute la série: "You know the sound the TARDIS makes? That wheezing...groaning. That sound brings hope wherever it goes. To anyone who hears it, Doctor. Anyone, however lost..."


En vrac, je glisse au passage que si j'avais aimé l'idée du personnage de Kate pendant la saison 7, Kate en elle-même m'avait laissé assez indifférente, mais là je l'ai ADORE. Et Osgood, a.k.a. Inhalor Girl, a.k.a. la-représentante-officielle-du-fandom, elle claque bien aussi. Par contre Elizabeth, mis à part pour la joke sur la continuité que je continue d'admirer, elle ne s'est pas démarquée plus que ça - il faut dire qu'en sandwich entre Hurt Smith et Tennant ça demande une sacrée personnalité pour exister.


Et toujours en vrac, j'ai trouvé les images de la guerre du temps sublimes. Tout en close-up, c'était ce qu'il fallait. C'était affreux, c'était vrai. Lorsque 8.5 shoote le Dalek au début, on le voit voler hors de son tank - le vrai Dalek, le machin avec des tentacules qui vole devant la caméra. J'ai été scotchée par ce plan. 
Un jour, je le verrais en 3D: Riri, Fifi et Loulou qui évoluent dans le tableau ça doit être épique.




Et c'est forcément avec le gardien du musée que l'on termine, parce que.... parce que pour une fois que le spoiler avait tenu jusqu'à la dernière semaine, il a fallu que ce crétin de premier ordre qu'est Tom Baker se mette à brailler 3 jours avant  qu'il était dans le 50th *trèsfâchée*
Certes, une bonne partie du dialogue entre Eleven et le gardien est en fait un dialogue entre Matt et Tom - et connaissant Tom, on se demande même si c'était pas carrément de l'impro avec Matt qui suit parce qu'il n'a pas le choix - mais n'empêche, quelle meilleure façon de finir l'épisode que d'aller caresser ainsi le 4e mur. Les yeux qui pétillent de l'un et le sourire nostalgique de l'autre sont juste tellement touchants, même si on n'a jamais vu un seul épisode de la série classique. C'est juste le passé fier du futur et le futur si reconnaissant du passé, et c'est très beau. C'est aussi très foutoir comme dialogue, mais c'est ce qui le rend typiquement Doctor Who.




En bref, on nous sert 75 minutes d'exubérance Whovienne aux dialogues taillés dans des diamants, tout ça juste pour en arriver à nous offrir l'un des plus beaux plans de ces 50 dernières années - et pour une fois personne ne souligne l'effet spécial foireux parce que bon sang, tout le monde s'en contrefout, et à raison:  12 Docteurs, le nez en l'air, et là-haut, cette promesse: [i]Gallifrey.


"My journey is the same as yours, the same as anyone's. It's taken me so many years, so many lifetimes, but at last I know where I'm going, where I've always been going.


HOME...the long way round."

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 08:17

Et donc ça fait deux fois qu'elle le dit et définitivement elle a raison: le TARDIS n'aime pas Clara, ou s'en méfie tout du moins. En même temps, ça fait un peu 4 épisodes d'affilée qu'elle se prend la porte dans la tronche donc c'était pas une grande révélation en soit, mais de la foultitude de choses à découvrir sur Clara, sa relation avec la blue box m'éclate franchement - parce que mystère certes, mais aussi parce qu' elles sont drôles toutes les deux . Quoi qu'il en soit, ça me plaît beaucoup que Clara comprenne et accepte aussi intuitivement et spontanément que ce vaisseau est vivant. Peut-être que justement ce savoir qui semble presque atavique a directement rapport avec le mystère qui entoure sa personne. Ou peut-être qu'elle a juste un bon instinct sur ce coup. Dans tous les cas ce genre de relation TARDIS/Compagnon a un délicieux goût d'inédit et c'est toujours un plaisir de voir que malgré le lourd passé qu'elle trimballe, la série est encore capable d'aussi belles nouveautés après 50 ans.

Et donc, de cet épisode, parlons d'abord de Clara - vu que ça faisait au moins une ligne que je n'avais pas parlé de Clara. C'est que je crois bien que je l'aime beaucoup. Elle partait un peu trop comme une méta-compagne au(x) départ(s), sauf que oui mais finalement non, et que la 3e fois était la bonne. J'adore ce côté grande gamine presque aussi développé que celui du Docteur, j'adore qu'elle passe par le jeu pour affronter ses peurs, et j'adore que justement, elle ait peur aussi souvent, et qu'elle l'admette aussi franchement. Mais qu'elle y aille quand même.

Et j'aime cette relation en 2 phases qu'elle a avec le Docteur: elle démarre vite et très fort - ils me font un peu penser à 2 enfants qui se rencontrent au bord de la mer et qui deviennent aussitôt les meilleurs amis du monde grâce au partage de ce seau de sable. Mais en même temps ils restent, et pour des raisons tout à fait valides d'ailleurs, incapables de se faire vraiment confiance l'un-l'autre. C'est à la fois très simple et un chouille complexe et ça me plait beaucoup.

Et arrivée là il serait temps de parler de l'épisode. Vu que j'ai une semaine de retard sur la bataille je vais passer sur tout ce qui a déjà été dit, en précisant que j'ai beaucoup aimé.

Et que j'ai été complètement subjuguée par Jessica Rayne que j'ai trouvé sublime et si touchante. Si je n'avais pas déjà tant hâte de voir le biopic ça serait chose faite

Et pour finir je vais me contenter de parler d'une scène: le voyage du début à la fin de la Terre que l'on fait à bord du TARDIS. Outre que la scène est magnifique et qu'elle nous offre un superbe échange entre Clara et le Docteur, cette scène est quand même placée très intelligemment: elle fait basculer l'épisode du fantastique à la SF avec brio. Cette transition qui est si souvent toute pourrite d'habitude


Et en trivia, comme on pouvait s'y attendre, cette saison-d'année-du-cinquantenaire continue à nous offrir au moins une référence plus ou moins grosse aux classiques dans chaque épisode. C'est cool, j'aime bien :D.

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who 11e Docteur
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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 07:32

Notez que l'un des points qui me tiennent éloignés des épisodes écrits par Gatiss, c'est ce côté sorti des années 80 qu'ils ont très souvent. Du coup rien que pour moi ils vont mettre les pieds en plein dedans, jusqu'au titre What a Face

Mais j'essaye, vraiment. Je vous assure que je ne pars jamais dans l'optique du "par principe je n'aime pas, trouvons donc des raisons de le justifier". Bien au contraire. J'ai tellement envie d'aimer! D'autant que je suis bien souvent confrontée à sa plume et que je sais qu'il y a toutes les chances pour que je le sois de plus en plus.

Mais je n'y arrive pas. Et pour la première fois depuis perpette les olivettes, je n'ai pas réussi à rester concentrée 45 minutes sur l'épisode et au bout de 20 minutes je lisais mes mails en même temps. Puis j'ai passé les 15 dernières minutes à me lisser les cheveux, tiens.

Et je me rend compte que le monsieur est un très grand bosseur. Que pour commencer il fait un travail de fond énorme sur l'époque et le sujet qu'il traite, qu'il les respectent et sait les mettre subtilement en lumière. Je me rend compte que la construction ne laisse rien au hasard, que les dialogues sont fins... je me rend compte qu'il y a un grand boulot et un vrai talent.

Mais j'y peux rien, je m'ennuie.

Et pour dire que je me suis exprimée sur le sujet qui fait débat: leur SSSsssss ne me manquent pas mais je fais partie de ceux qui auraient aimé ne jamais voir ce qui se cachait sous l'armure. Mais ça ne m'a pas empêchée de dormir dans l'absolu.

(Sinon y a des fois ou ça doit être fun d'être acteur: 2 semaines à passer 10 heures par jour à se prendre sans la tête des seaux d'eau qui à coup sûr a dû rapidement arrêter d'être chaude pour au mieux terminer sur du tiédasse xD. Devant ce genre d'épisode les confidentials me manquent encore plus lol! )

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who 11e Docteur
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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:34

Au temps pour moi pour la feuille. Je suis loin d'être déçue de son histoire cela-dit. Mais du coup tant qu'à avoir des idées pourrites j'espère que la maman de Clara, partie en mars 2005, n'a pas été victime de l'attentat à la bombe de Nine sur Henrik's pendant l'invasion Auton. D'autant que j'ai été très troublée par la façon dont la réalisation joue entre le Docteur et Clara au moment ou elle parle des jours que sa mère aurait dû vivre et n'a pas vécu...


Sinon, voilà un épisode qui à mon avis va faire débat (là du coup je viens vite fait d'aller vérifier mon avis et effectivement on a jamais vu des votes aussi disparates sur GB xd). C'est qu'il arrive à être à la fois un peu pauvre et très très riche, fonction de ce dont on se nourrit. Si on tape dans la réflexion et, comme la bête, dans l'émotion, alors on est servi (sachant qu'émotion ne veut pas uniquement dire soupe au sirop de petits coeurs. La colère, la haine, le chagrin, la honte toussa, ça en fait partie aussi). Si par contre on veut de l'action du pan pan des rebondissements et des méchants emblématiques...

Et à l'évidence faire marcher un petit peu parties droite et gauche de mon cerveau en même temps, ça me convient très bien: j'ai trouvé l'épisode magnifique (sur le contenu mais aussi sur l'esthétique d'ailleurs) et j'ai même pleuré dis donc, et pas uniquement à la fin mais assez régulièrement durant tout l'épisode. J'ai pas toujours compris pourquoi je pleurais d'ailleurs, j'ai eu des moments où mon subconscient a pris les commandes et l'a joué perso sans s'expliquer. Je l'ai laissé faire sans broncher - des fois on n'a pas envie de comprendre, juste de ressentir.

Et puis ça y est, j'ai l'impression d'avoir enfin réussi à assimiler Clara grâce à cet épisode (jusqu'à présent ça n'est pas que j'avais du mal avec le personnage, c'est que j'avais du mal à comprendre son mode de fonctionnement). Et je l'ai beaucoup aimée. Je crois que je ne peux qu'aimer une compagne qui enfourne aussi vite un machin bleu gluant inconnu dans sa bouche avant même que le Docteur ait fini de vérifier si c'était comestible. Jamais j'ai vu une compagne faire un truc pareil! Même le Docteur ne le fait pas d'ailleurs  :lol!: . Certes, ça transcende le courage pour atterrir sur l'inconscience mais peu importe, j'adore. Et bien sûr que partir tout seul à l'aventure ou sauter sur la moto comme ça sur un coup de tête, c'est ce qu'auraient fait à peu près tous les compagnons mais ce que j'aime bien chez Clara c'est qu'elle ne nous cache pas qu'elle a grave la trouille quand même, des fois.
Et puis tout de même, elle a le mérite de poser l'une des questions les plus pertinentes depuis Sarah Jane et son "dites, comment ça se fait que je parle italien?". De quoi le temps est-il fait, d'abord? Pas de fraises, pour commencer.
Enfin, je crois que je vais l'aimer, comme je vais adorer la relation Clara/Eleven si elle suit cette veine. Si cette relation était un personnage, cet épisode serait le sien et lui rendrait bien hommage.

Et le Docteur, donc... splendide cette semaine, et bouleversant dans son discours face à la bête... de quoi retomber amoureuse, franchement.

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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 09:31

Commençons par les hors-d'oeuvre: j'aime beaucoup la préquelle-qui-n'en-est-pas-une. Je la trouve très touchante. Et les arbres ont des feuilles bien rouges ma foi, derrière cette jolie petite fille qui ne doit pas avoir plus de 10 ans.

S'ensuit un générique toujours aussi fabuleux, qui arrive à rendre hommage à à peu près tous les génériques classiques en un seul, si c'est pas un peu la classe pour les 50 ans ça.

Et puis le titre de l'épisode, tiens. J'ai pas vraiment cherché avant, mais j'aurais cherché que j'aurais pas trouvé. Pourtant c'est d'une telle logique xD.

Enfin bref.


"-When you say "mobile phone", why do you point on that Blue Box?
- Because it's a surprisingly accurate description."


Intéressante, la photographie de cet épisode. Ca nous donne un côté urbain qui va bien à l'histoire - et puis Londres en mobylette quoi, ça pète Very Happy. Globalement, j'ai trouvé que l'ensemble avait - aussi bien sur la réal que sur le scénario - un côté moderne assez rafraîchissant et novateur pour la série. Ce qui n'empêche pas l’exubérance de Moffatismes classiques (mais clairement assumés); et comme que je fais partie des (visiblement peu de) chanceux qui les aiment et qui adhèrent à sa logique particulière (on m'a toujours dit la même chose à mon compte, ça doit être pour ça); je suis encore très loin d'en être lasse. Je comprend que ça puisse être le cas de certains cela dit. D'où l'importance de ce mélange de nouveau et d'ancien bien plaisant.
Et tant qu'à être dans la city, j'adore toutes les références destinés aux britons et plus particulièrement aux Londonniens: Earl's Court et a cabine, les émeutes de 2011 etc etc (etc. Au moins 3 etc, vu comme l'épisode est blindé de ce genre de douceurs)


J'aime le côté "fun romp" de l'histoire, ça court partout sans être d'une complexité à toute épreuve mais le but du jeu est principalement d'installer une nouvelle dynamique à bord du TARDIS et je n'aurais certainement pas voulu qu'une histoire trop complexe vienne alourdir l'arrivée (le retour. le re-retour) de Clara et le placement de la Great Intelligence en fil rouge. Tout comme l'histoire du Prisonnier 0 n'était pas mémorable en soi mais le dosage minutieux laissait la place à l'introduction d'Amy et au fil du Silence. Les proportions sont ici plus ou moins les même et ça me convient plutôt bien.

J'ai particulièrement aimé ce moment de bascule où on accepte suffisamment Clara pour passer sur son point de vue - et on se retrouve allons savoir comment de la ruelle à l'avion à la boite magique en compagnie de ce taré qui débite ses incohérences à un degré bien trop soutenu pour que l'on ait le temps de les assimiler... et pendant tout ce temps la demoiselle continue de siroter son thé! J'aime bien ces moments parce qu'ils sont rares: ceux où le regard du compagnon est encore suffisamment frais pour que le Docteur ait encore tout à fait l'air d'un alien.

Et d'ailleurs je crois que j'aime bien Clara, même si j'ai l'impression de ne pas l'avoir tout à fait cernée encore. Je vais attendre d'en voir plus mais je crois qu'on va bien s'entendre. Après tout, j'aimais beaucoup Amy sur son tout premier épisode et finalement elle a commencé à m'agacer environ au milieu du 2e; tandis que Clara m'intéresse toujours après 3 essais, c'est bon signe. Pour l'instant j'adore en tout cas la facilité qu'elle a à dire "non" au Docteur. Ce sont des faux non, mais n'empêche.
En tout les cas elle est mignonne tout plein, ça au moins ça lui est assuré.


En bout de course pas mal d'éléments installés mine de rien pour la suite, à commencer la Great Intelligence qui finalement n'était pas là que de passage à Noël et qui semble avoir pris du galon niveau ambition en route. Elle nous annonce en plus de ça qu'elle s'est rechargée à donf à la suite de cette histoire, ça promet. On nous a aussi discrètement balancé l'intégralité du net dans la jolie petite tête de Clara, ça peut s'avérer utile.. Et la question de la journée: céki la woman de la shop qui a donné le numéro du faux-téléphone du TARDIS à Clara? (Et elle a eu droit à quoi comme musique d'ambiance en attendant que notre Moine de l'espace décroche??). Là tout de suite, j'ai la même idée que beaucoup j'imagine.. (sur l'identité de la femme, pas sur la musique d'ambiance. Ce 2e point reste un vrai mystère).
Et on continue à nous distiller de la défaillance électrique en fond d'image, comme c'est le cas depuis le début de la saison, soit que ça va finir par avoir un sens soit qu'ils ont coupé drastiquement le budget ampoules à la BBC xD. Toujours niveau détail, je suis très fan du "Oswald for the Win". C'est d'autant plus cool que c'est gratuit (enfin pour l'instant, allez savoir demain)

Et donc sinon, il le fait bel et bien exprès le Moff'. Il le sait très bien, qu'une certaine catégorie de fans va envisager une 3e guerre mondiale à chaque fois qu'une compagne roulera une galoche au Docteur. Donc Clara lui saute dessus pour un snog sorti de nul part dès leur première vraie rencontre. Il le sait très bien, que cette même catégorie de fans va se hérisser à chaque "Doctor Who" prononcé pendant un épisode. Donc non seulement il le fait systématiquement dire à Clara dans, jusqu'à présent, chacun de ses épisodes, mais en plus ici il le lui fait répéter 3 fois d'affilée pour nulle autre raison que... de le lui faire répéter. Et je dois avouer que ça me fait beaucoup rire qu'il s'amuse à aller les chatouiller comme ça. Et comme eux doivent être ravis qu'on leur tende de telles perches pour rouspéter, ça fait que tout le monde il est content.
Tant qu'à régler ses comptes, le monsieur qui a eu un parcours cahotique avec twitter l'an dernier tacle aussi à nouveau le petit oiseau et tous les réseaux sociaux en général. Et parce que certains lui reprochent d'être sexiste (parce qu'il fait des personnages féminins forts et indépendants, donc. Ouh le vilain. ), il nous offre ce fabuleux pied de nez avec le moine qui se signe sur le "it's a woman". Sans parler du chapitre 11 qui est le meilleur, puisque comparer est un sport dont il est si souvent le ballon. Je l'avoue allègrement: j'aime quand Doctor Who a ce genre de culot, et peu le font aussi bien que le showrunner du moment.
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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who
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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:29
"- Wait! Stop! He's... British!"
- Yes I suppose I am. Jelly Baby, officer?"


Parce que figurez-vous que la fille, elle a décrété ces dernières semaines que monsieur le 8e était devenu Son Sien préféré ancienne et nouvelle série confondue... alors qu'elle n'avait toujours pas vu le film! (sauf qu'en fait si mais on y reviendra)

Il faisait partie de ces trucs coincés entre un machin et un bidule que l'on a, que l'on veut voir, et qu'à chaque fois qu'on aurait l'occasion on se dit qu'on se le garde sous le coude pour plus tard. Une meilleure occasion ou un signe des Dieux, que sais-je.... résultat des courses, un bon quart de mes DVD et des mes bouquins restent là juste pour faire joli pendant des années.

Sauf qu'il y a 3 jours (enfin, 3 semaines le temps que je copie-colle...), c'était le Doctor Who Day et que j'avais décrété qu'il me fallait fêter ça. Avec Mon Docteur (les élections vont vites chez moi. Mais le règne est long: Eight est foutu What a Face).


Donc zou la galette dans le lecteur! J'avais déjà prévu d'être supra indulgente et c'est tant mieux, parce que du coup le fait que ça soit à moitié moisi ne m'a pas empêchée de m'éclater. Déjà parce que j'étais juste trop contente de voir mon petit Eight chéri gambader joyeusement dans ses chaussures qui lui vont bien (ça doit être important, vu la joie dans lequel ça le met quand il le constate. Notez qu'après avoir passé la moitié de la journée pieds nus avec son étiquette à l'orteil, on comprend le bonheur d'avoir des pompes au pied). Et cet enthousiasme d'enfant, et cette façon de passer du coq à l'âne, c'est tout lui!!! Encore un peu brut et pas très dégrossi (il était tout neuf à l'époque, on n'avait pas encore eu le temps d'affiner) mais c'est lui comme je l'aime.
Ceux qui lisent ce message et qui n'ont pas l'habitude des audios dramas auront peut-être du mal à comprendre comme ceux de Big Finish dégagent un visuel tellement fort qu'une fois l'audio écouté, c'est comme si on avait vu l'épisode: les images sont dans notre esprit, et après quelques années je suis sûre qu'on pourrait presque parfois se demander si cette histoire là, on l'a vue ou juste entendue. Bref, tout ça pour dire que c'était certes la première fois que je "voyais" le huitième Docteur mais... je l'avais déjà vu tant de fois que je ne m'en suis même pas rendue compte sur le moment. C'est exactement le même personnage que celui que Big Finish a fait naître dans ma tête. Sauf que du coup j'ai une longueur d'avance et je le connais bien mieux que ce que l'on en voit dans ce film d'introduction geek.


Par contre, ce que je n'aurais jamais pu visualiser, c'était son TARDIS: bon sang de bon sang, monsieur habite dans une Cathédrale!! C'est beau mais un peu froid pour moi. Cela-dit ça donne quand même une furieuse envie d'aller visiter-pour-de-vrai. Je pourrais éventuellement tomber amoureuse du coin bibliothèque.


Donc côté Docteur-et-TARDIS, tout est bon. Ca me suffit largement pour passer un joyeux DWD, et c'est bien heureux parce que pour tout le reste y a pas grand chose à sauver lol!. Quoi que, Grace aurait peut-être pu l'être, mais j'ai pas suffisamment eu le temps de la connaître, et j'ai été parasitée par ses premières scènes où la pauvre se tape cet accoutrement ridicule qui invalide automatiquement tout ce qu'elle pouvait me raconter d'intelligent, d'autant que robe et caméra sont bien trop occupées à nous montrer que la demoiselle a des seins pour s'intéresser au reste de sa personne. Cela-dit elle a automatiquement gagné un tas de points en entrant pour la première fois dans le TARDIS: on a l'habitude des OMFG etc... on s'attend moins à un regard désabusé sur la console assorti d'un "This looks pretty low-tech" Laughing


Mais alors le Maitre, mazette, il est gratiné. Une grotesque caricature, peut-être pas tant mal joué que mal dirigé; mais l'avantage c'est que quand on s'assied devant le film dans l'état d'esprit dans lequel j'étais... on se prend une sacré poilade grâce à cet énergumène!


Et puis c'est vrai aussi que globalement, un scénario ça n'aurait pas été du luxe non plus What a Face


Mais voilà, je savais plus ou moins à quoi m'attendre et à quoi ne pas m'attendre, je connaissais dans les grandes lignes les points forts et ceux sur lesquels il valait mieux détourner les yeux, je l'ai accepté d'emblée et du coup j'ai passé une excellente soirée. Et au fur et à mesure que les images défilaient.... je savais que le jes avais déjà vues. Très flou, bien trop pour donner un contexte ou se souvenir de la suite, mais clairement à un moment donné au cours des 15 dernières années, j'étais tombée dessus. Je n'avais certainement rien compris et à l'évidence ça m'avait beaucoup marqué lol!
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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 13:37

Vi, je sais, je suis en décalage horaire et j'ai sauté par dessus le 6.10. C'est que 1) j'avais pas le temps et 2) j'avais pas envie. Et vu que la raison 1 est toujours d'actualité, on va faire court pour cet épisode (quant à la raison 2, en réalité pour tout vous dire j'ai la tête à Merlin en ce moment pendant mon "fangirl time" xD (et quand on sait que votre humble hôte est quand même allée manger un menu enfant au Quick hier juste pour récupérer le cadeau Merlin... silent ))

Bref, taillons dans le lard et allons directement à l'essentiel. La foi. (sachant qu'avant ça je me suis faite balader par leurs histoires de peur pendant un brave moment xD)

Je ne sais plus si on est allé creuser autant du côté de la foi depuis Gridlock. Et c'est amusant comme sur cette 2e moitié de saison les épisodes se vident de leur côté "histoire de la semaine" pour n'être plus qu'un prétexte pour aller piocher dans la Grande Boite à Thèmes Profonds et faire faire un peu d'introspection à nos petits copains.

Une demi saison de fouille archéologique dans les psychés d'Amy, Rory et du Docteur. Je crois que j'aime bien, même si ça peut devenir épuisant, à la longue. C'est chouette aussi de temps en temps un peu de légèreté, je comptais sur Gareth Roberts hier soir pour lever un peu le pied niveau couches et sous couches...

Quoi qu'il en soit, trop classe cet hôtel. D'une mocheté sans nom, rempli de couloirs improbables, c'est le genre d'hôtels que j'adore - sans rire. Petite, j'adorai ce genre d'hôtels assez grands et bordéliques pour s'y perdre et pour jouer à la vieille maison dont chaque pièce recèle un secret. Alors forcément, un hôtel avec des gorilles dans les chambres, je me serais éclatée xD. Je sais pas ce qui aurait eu dans ma chambre à moi mais je doute d'avoir envie de le savoir. Tout comme je n'ai pas envie de savoir ce qu'on trouvait dans celle de notre Time Lord.


Parce qu'évidemment on ne pouvait pas voir ce qu'il y avait dans la chambre du Docteur, d'abord parce que quelque part, c'est pas tellement intéressant, et puis ça serait balot d'écorner aussi bêtement un coin du mystique qui entoure le Docteur. Mais aussi parce que tout de même le monsieur est un Time Lord de 900 ans et des brouettes: je ne doute pas que niveau peurs c'est pas ce qui  manque mais je me dis aussi qu'il y a des chances pour que la plupart d'entre elles soient complétement inaccessibles à nos petits cerveaux d'humains mortels donc pour quoi faire?
D'autant que l'important ici n'est pas ce qu'il y a dans la pièce mais simplement le fait que le Docteur a encore assez de foi en "quelque chose" pour avoir le droit à une chambre (je jouerais mes jetons sur une foi en ses compagnons)

A l'inverse on apprend de Rory et de son absence de pièce non pas qu'il n'a peur de rien, mais qu'il n'a foi en rien. Ou du moins, pas ce genre de foi. C'est terrible ce que ça peut détruire en vous, 2000 ans à jouer les tupperwares. Il ne pourrait même pas avoir foi en Amy puisqu'elle se repose entièrement sur le Docteur et que s'appuyer indirectement sur le Docteur, ça Rory il peut définitivement plus (et puis bon, il a tué sa femme la semaine dernière aussi, ça doit parasiter un peu quelque part xD)

Amy est donc la seule à avoir la foi, sans surprise. Et on se doute très rapidement de ce qu'elle trouvera dans sa chambre, mais là encore l'intérêt est surtout de la coller elle-même en face de tout ça. Le problème de la foi d'Amy, c'est qu'elle  la paralyse dans l'attente et blablabla (on gagne du temps, vu que ça fait environ 200 fois qu'on nous explique comme Amy est déglinguée, pourquoi comment toussa toussa)
Mais le contexte a l'avantage de coller une nouvelle claque dans la tronche du Docteur, qui douille comme rarement cette année. Ca va faire un an qu'on s'applique à le faire tout doucement descendre de son piédestal, à nous le montrer faillible et imparfait, capable d'erreurs tragiques et... et bien, souffrant d'un complexe de supériorité plus gros qu'un ballon de montgolfière. Mais cette semaine on ne se contente pas de mettre les pieds dans le plat, on y saute joyeusement à pieds joints histoire d'en mettre partout.

Et c'est important de le remettre à sa place de temps en temps. Pour les spectateurs je veux dire. Je ne vous cache pas que depuis quelques épisodes, ma propre relation avec le Docteur a changé. Je l'ai même carrément détesté pendant quelques minutes la semaine dernière. Mais c'est bien. C'est vraiment bien. Parce que moi aussi, à la longue, j'aurai tendance à le prendre pour un Dieu. Ou à croire que parfois je pourrais le comprendre, d'un humain à l'autre, alors que ce n'est pas un humain. On oublie. On fait comme Amy.
Et dans le même temps ça n'est pas que nous mais c'est aussi le Docteur lui-même qu'on met face à tout ça. C'est à dire que le Docteur, il comprend vite mais faut lui expliquer longtemps. C'est pas le premier fiasco qu'il provoque cette année (et l'an dernier aussi d'ailleurs) à force de se prendre pour le Maitre suprême. Et s'il avait plus ou moins conscience que le problème revenait ponctuellement, il met du temps à accepter que c'est parce c'est lui qui le provoque. Parce qu'il est dépendant: c'est un drogué du foutoir intergalactique xD. Il ne peut pas faire les choses discrètement, il faut que ça soit grandiose, il faut qu'il puisse faire de grands discours (il adore ça Eleven, les grands discours), il faut qu'on le remarque. Et il lui faut un public permanent pour l'admirer, l'applaudir, pour que sa Grandeur puisse exister dans leurs yeux... on pouvait difficilement trouver meilleure cliente qu'Amy Pond.

Alors, c'est bien, il l'a réalisé, et il l'a sauvée. Il en a sauvé une... jusqu'à la prochaine. Qui aurait pu être Rita, dans une autre vie. A qui il prend soin de dire "si tu viens avec moi, je vais recommencer à jouer les Rois et je vais mettre ta vie en danger sans arrêt juste pour le plaisir de te sauver, et te pousser à prendre des risques absurdes, et détruire tout ce à quoi tu tiens. Tu vieeeenns????"
Il ne peut pas s'en empêcher, mais il en est de plus en plus conscient. La remise en question n'est pas finie pour le Docteur: il est allé beaucoup trop loin pour pouvoir revenir en un demi épisode. Ca lui a déjà coûté cher mais à mon avis, il a pas encore tout à fait fini de payer. Autant dire que je m'attends à ce qu'il en prenne plein le ratelier dans le final 113-80ccb

 

Et je suis sûre que ça veut dire des trucs pas très glorieux sur mon état mental xD, mais j'adore qu'on torture le Docteur . Alors avec la saison 6, je suis gâtée. On nous le crie jamais dans la tronche, mais quelque part là-bas au fond, il en prend un peu pour son grade dans chaque épisode. C'est un peu ça, cette saison, en fait: on nous joue la mélodie de River à fond dans les hauts-parleurs pour masquer le bruit de la chute du Docteur. C'est que c'est long, de remettre un Time Lord à sa place. Ca serait bien trop grotesque de faire ça en un seul épisode donc on nous l'a minutieusement étalé sur plus d'une 10aine. Et on nous le dépouille tout doucement... un travail tout en finesse et en subtilité. Et nous, braillards que nous sommes, sommes bien trop occupés à gueuler sur River et ses passages en pointillés pour se demander si on ne rate pas un truc important...

 

Quant à l'autre détail de l'épisode, le départ d'Amy et Rory... Je sais que ça en a attristé plus d'un mais de mon côté va plutôt bien je dois dire Embarassed (pourtant je suis pas insensible, je vous jure, j'ai pleuré devant le Roi Lion étouétou! )

Même pas une larmichette mais il faut dire que je m'y attendais un peu, vu l'épisode de la semaine dernière (euh, fin, y a 2 semaines du coup). Certes je l'attendais pour dans 2 épisodes mais c'est vrai aussi que les voir traîner encore 3 semaines dans le TARDIS sans raison m'aurait paru aussi mal venu que les voir se gausser de la perte de Melody depuis 1 mois (bon y riaient p-ê pas mais ils ont pas trop pleuré non plus hein)

Après s'y attendre ça n'empêche pas d'être ému mais je dois reconnaître que dans mon cas je suis plus satisfaite que triste - pas dans le sens que je suis contente de me débarasser d'Amy hein, d'autant qu'on pert aussi Rory et que je l'aime beaucoup - mais parce qu'après tous les départs en fanfare des précédents compagnons, je trouve ça beau, cette évidence, cette simplicité de surface qui masque une vraie profondeur dans le geste. Non vraiment, je trouve ce départ joliment mené et touchant mais... j'étais pas du tout dans le registre du larmoyant (ce qui est bien. Parce que je vous dit pas le mal de tête que je me suis tapée après l'épisode de la semaine dernière)

(bon après le fait qu'ils aient encore tellement de bazar en suspens que je m'attends gros comme une maison à ce qu'ils nous reviennent dans la tronche comme un boomerang avant pas longtemps ça doit jouer aussi xD)


 

A part ça, ce qu'il y a de cool dans cet épisode c'est qu'il nous jette plein de nourriture pour relancer la théorie des 2 Docteurs. Jusque là en gros on n'avait que le fait qu'il avait vu Le Lauréat, et puis qu'il avait plus vu le Lauréat. Maintenant on sait aussi que le Docteur qui déteste les pommes adore les pommes et que le Docteur incapable de finir un rubik's Cube te finit un cube en 3 minutes. Et vu qu'on nous a fourni quand même pas mal d'ouvertures de pistes pour décider de ce que sera ce 2e Docteur, c'est cool, ça occupe le débat "moi je dis que c'est un ganger/ mais moi je te dis que c'est un teselecta/ pfff, vous y êtes pas du tout, c'est un Tensa!!/ Mais non, c'est juste le Docteur de dans 200 ans! / Ben ouais mais pourquoi il aime les pommes alors?"

 

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6.09 - Night Terrors
 
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 13:08

C'est malin. Maintenant tous les gamins qui ont peur du noir vont se prendre pour des aliens.


Tu vois le lampadaire, là-bas au fond? Et bien derrière, c'est Narnia.




Bon. Voilà. Et.. voilà, quoi. Non ça fait léger comme review, bougez pas, je vais trouver de quoi compléter.

 


http://i44.servimg.com/u/f44/15/74/71/21/tictoc10.jpgPour tout vous dire, je partais pas confiante avec cet épisode, pour une raison très personnelle, c'est que j'ai très, très peur des poupées. Je sais que ce genre de peur est complètement ridicule et incompréhensible pour quelqu'un qui ne la vit pas, mais quand on est concerné, croyez-moi, c'est pas du chiqué (outre le fait que je sois sortie du musée du jouet en pleurant y a 4 ans de ça, j'ai connu la joie de mes premières nuits blanches aux alentours de 7 ans, quand je dormais chez des copines qui avaient la bonne idée d'avoir des poupées dans leur chambre et que je passais la nuit à fixer les yeux luisants de ces affreuses copies plastiques d'êtres humains, persuadée qu'en dessous de ces yeux, leurs petites bouches étaient entrain de s'élargir pour laisser paraître des dents pointues recouvertes du sang de leur dernière victime... ouais, en fait le George avec la lampe torche c'était un peu moi quand j'avais son âge)

Au final, je n'ai pas eu aussi peur que je le redoutais (en grande partie parce que les poupées ne ressemblaient carrément pas à des poupées, ça permet de distancer un peu) mais vu que j'ai passé tout l'épisode à avoir peur d'avoir peur, ça revenait au même lol!
Cela dit pour être honnête, si j'avais eu 8 ans j'aurai été terrifiée par cette chose. Sans pour autant regretter l'expérience. D'ailleurs le Docteur fait bien de rappeler aux parents qui traîneraient dans le coin de laisser leur progéniture se coller la frousse devant DW, il le faut bien vu le nombre probable de parents qui ont dû se lever 18 fois dans la nuit pour rassurer les gamins paniqués dans leurs lits après cet épisode What a Face .


Et puis il y avait une deuxième raison à mon arrivée sur la pointe des pieds: je radote mais je ne suis vraiment pas fan de l'écriture de Gatiss (ce qui risque de s'annoncer sacrément problématique pour moi dans quelques années vu qu'on entend de plus en plus souvent son nom pour prendre la relève de Moffat). Et sans aller jusqu'à dire que cet épisode était mauvais (parce que non, tout de même), il n'est clairement pas celui qui me fera changer d'avis. Cela dit j'aime beaucoup la moustache qu'arbore le monsieur dans le confidential de l'épisode Laughing


Clairement, pour moi, cet épisode souffre d'un gros problème de répartition: on a plein d'espace vide qu'on remplit avec des discours à peine drôles du Doctor (oui, on a des répliques très drôles dans cet épisode, mais beaucoup moins que d'habitude. En fait j'ai trouvé que la plupart des répliques sensées être drôles faisaient très forcées... comme si on avait oublié de mettre des gags et qu'on s'obligeait à en recaser quelques uns au dernier moment pour la route) et à côté de ça, les points les plus intéressants sont à peine développés, voire même à peine évoqués, et chier, c'est frustrant quand on voit tout ce temps perdu ailleurs. J'imagine que le but était d'installer une atmosphère mais... on la connait bien cette atmosphère là, on a vu la plupart des films d'horreur dans lesquels l'épisode est allé se servir comme à un buffet. Ça fait léger de ne compter que là-dessus tout de même. Certes, j'ai peut-être aussi plus tout à fait l'âge cible visé par l'épisode et je passe un peu à côté. Mais la série m'a habituée à me faire avoir à nouveau 10 ans... D'habitude elle y arrive, d'abord! (*boude en suçant son pouce*)

A côté de ça, en remplissage, on a le parcours d'Alex qui doit bien finir par faire face à tout ce qu'il a lui aussi planqué dans le placard de son fils, et c'est sympa, mais il manque quelque chose pour que ça devienne vraiment marquant. Ou émouvant. Et puis c'était aussi un peu trop balisé... non je sais pas, ça va pas (j'argumente sec aujourd'hui)


Et pendant ce temps notre jeune couple qu'on a un peu laissé tourner en roue libre occupe son temps en jouant à la poupée. Pour de faux hein, vu qu'ils peuvent plus le faire pour de vrai. On ne peut que constater à quel point Amy & Rory se remettent foutrement bien de la perte d'un enfant (bah oui, on a un peu ce genre de problèmes quand on s'amuse à switcher les épisodes périphériques de la première à la 2e partie de saison: on est obligé de les vider de toute continuité et autant d'habitude je m'en contrefous, autant là ça fait franchement tâche)


C'est quand même dans un argument totalement inattendu que cet épisode trouve son point fort: je suis loin d'être la première à relever le parallèle avec Fear Her (d'ailleurs j'avoue que pendant l'épisode, à un moment où le môme a le museau levé, assis sur son lit, j'ai été persuadée pendant quelques secondes qu'une fleur allait lui sortir du bec xD); et parce que Fear Her était une vraie catastrophe télévisuelle, on se retrouve à dire de Night Terrors que "c'est un Fear Her réussi". Et voilà comment cet épisode indépendant, sympatoche mais sans plus, va se retrouver à jamais associé au mot "réussi" geek.

 

http://i44.servimg.com/u/f44/15/74/71/21/tictoc14.jpg

 

doublefleche2

6.08 - Let's Kill Hitler  
6.11 - The God Complex
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 09:59
Et pendant ce temps, Hitler était toujours enfermé dans son placard.

(j'aime ça, l'idée d'aller jusqu'à mettre Hitler dans le titre pour finalement lui donner un rôle ridiculement court - et ricidule tout court aussi d'ailleurs. C'est l'équivalent Moffatien d'un gros pfffffffff avec la langue dans a face au Führer. Nananère, Pouet pouet camembert etc.)


http://i44.servimg.com/u/f44/15/74/71/21/hearme10.jpgL'autre jour je buvais un coup à un café, et j'ai entendu quelqu'un dire à la table d'à côté "non mais lui, il boit de la javel tous les matins au petit déjeuner". Je peux pas le prouver, mais je suis convaincue qu'il parlait de Moffat.

Pas tant pour l'épisode en lui-même ou pour ce qu'il raconte - enfin si un peu quand même - mais même sans histoire derrière, rien que les dialogues de cet épisode, c'est de la javel de compèt. Pour mon plus grand bonheur, c'est Rory qui a hérité du bidon de 5l, mais tous les personnages ont eu droit à une bonne louche tout de même. De quoi remplir un demi volume de citations, au moins.
Et j'aime beaucoup voir le Docteur et (presque)River se répondre avec 5 ou 6 épisodes de décalage lol! .


Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le démarrage se fait sur les chapeaux de roues! What a Face

Comme pas mal de gens, je me suis doutée d'emblée que Mels était Melody, et probablement pour la même raison: j'étais convaincue que c'était River qui allait sortir de la voiture silent (pour quelqu'un qui ne suit pas la série, cette phrase c'est un concentré d’anxiolytiques xD) . Et puis en fait non... mais du coup quand on a l'idée en tête on fait l'association. Vu que c'était pas tellement fait pour être super caché jusqu'à la fin de la saison c'est pas bien grave (et ça va bien trop vite pour qu'on ait le temps d'y réfléchir: c'est River épicétou!).
Le truc c'est que ça fait voir la suite un peu différemment: on tique d'emblée lorsque on suit la vie de Mels en flashback et qu'on voit comme toute sa vie elle a pointé pour chaque drame que le Docteur n'était pas là, non pas juste pour le plaisir de recaser le nom de "son héros" mais pour souligner que du point de vue qu'on lui a appris à avoir, ce sont les gens qu'il n'a pas sauvé qui comptent. Ceux qui sont morts parce qu'il n'a pas daigné se manifester. C'est probablement ce qu'on lui aura rabâché une bonne partie de sa vie... (et d'un autre côté, une autre partie de sa vie était remplie par Amelia Pond, la fan N°1 du Time Lord, ce qui explique peut-être qui y ait eu une couille dans le lavage de cerveau et qu'elle puisse changer de camp relativement facilement pour peu qu'on la laisse jouer un peu de l'autre côté de la barrière - au passage, c'est rigolo, c'est elle qui a maqué ses parents ensemble en fait xD).


Mels est effectivement très Riveresque dans l'attitude; mais j'ai eu, pour une raison très très débile, un peu de mal avec l'actrice: je trouve que sa voix ne va pas avec sa tête xD (c'est débile hein? Pi c'est pas comme si c'était sa faute en plus). Donc forcément j'étais ravie que la régénération ne traîne pas et que je retrouve aussi vite Alex Kingston qui déchire quand même un tout petit peu cette semaine. Et dans un registre pas mal différent de celui dans lequel on a l'habitude de la voir, et entre nous, j'ai adoré ça. Je crois qu'elle aussi. J'imagine que jouer une mistinguette tout juste sortie de l'adolescence quand on est à l'aube de la cinquantaine, ça doit être un exercice de style assez particulier mais fort divertissant.

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Et Mrs Robinson dit Hello à Benjamin. Le début de ces salutations a eu lieu il y a 7 épisodes de ça, j'adore mdrgreen
Tout comme j'ai adoré voir le Docteur égrener ses règles à presque-River au fil de l'épisode, terminant comme de bien entendu par la Règle numéro 1: le Docteur ment... love it (en fait partez du principe que j'adore tout type d’interaction qui peut exister entre River et Eleven, surtout quand elle commence en mars et finit en aout - 4 ans plus tard. Voir naître les "spoilers" et les "hello Sweetie", pour moi c'est du caviar (ou disons un bon St nazaire au chocolat, parce que je suis pas très caviar)).

By the way c'est une sale habitude qu'elle nous a pris là River, que de se sacrifier pour sauver la vie du Docteur. Ça va lui jouer des tours un de ces 4, dans un futur déjà passé.
Oh et j'aime beaucoup la pirouette pour faire passer le fait que si River a rajeuni un peu à chaque passage, l'actrice n'a pas le choix que d'aller dans l'autre sens: c'est juste un gadget de Time Lord en fait Laughing (tain, c'est pratique la technologie Gallifreyenne, on peut lui faire faire n'importe quoi)

Parlant de vieux pots de confitures toujours utiles; Msieur Moffat nous fait un remake de son célèbre diner avec l'architecte dans la grande scène du "je savais - mais moi je savais que tu savais - mais moi je savais que tu savais que je savais..." scène qui à priori peut durer aussi longtemps que l'estomac de l'architecte n'est pas plein. Et il semble que ça soit chose faite une fois descendue la banane du Captain Jack. Oui, je sais, on peut aisément l'accuser de ressortir toujours les mêmes ficelles mais franchement, ça m'a fait marrer quand même lol!


Comme quoi, y avait plein de morceaux absolument géniaux dans cet épisode. Ils tournent un peu tous autour du duo Matt/Alex (assaisoné de Rory)  mais vu que c'est la seule paire qui arrive à atteindre mon cœur de non-shippeuse, ça suffit amplement à mon bonheur. Et pour passer outre les quelques broutilles un peu embarrassantes qui traînaient ailleurs.


Parce que certes, y avait River et elle roxait sa race. Mais y avait aussi des robots rigolos qui auraient fait un super chouette épisode à eux tout seuls mais qui balancés au milieu de tout ce bazar ne font que compliquer inutilement les choses.
Ces pauvres robots ont hérités d'un double souci: premièrement, parce qu'ils servent à rien et qu'on a déjà besoin de pas mal de concentration pour suivre le reste, ils nous encombrent. Ensuite, parce qu'ils ont du coup peu de temps d'épisode pour se donner une raison d'être, ça se retrouve un peu bâclé et cette histoire de types qui repartent dans le passé "punir" les méchants pas beaux juste pour le plaisir de se défouler... franchement, c'est glauque. Ils ont un peu forcé sur les raccourcis et le résultat est à la limite du malsain (cela dit, ça aurait été dommage de rater la scène du rayon miniaturisant: c'est l'histoire d'un concept SF complètement naze et ringard qui se dit que le seul moyen de ne pas s'en prendre plein la gu*le c'est de souligner lui-même à quel point il est naze et ringard: soooo british! )


Je suis pas sûre non plus que l'image de Rose et Cie aie été super indispensable, si ce n'est pour nous montrer que sous ses allures de chien fou notre Eleven en a en fait très, très lourd sur la patate, mais.. y avait peut-être moyen de faire plus élégant, je sais pas. Par contre, allez savoir pourquoi, j'ai des frissons à chaque fois qu'ils ressortent les fish fingers & custard, même quand ils servent à rien lover .


Et surtout, j'avoue que je suis toujours mal à l'aise quand je vois la façon dont on traite le fait qu'Amy et Rory ont perdu leur enfant. Est-ce qu'on est entrain de leur demander de se contenter d'avoir pu jouer à la marelle avec elle quand ils étaient mioches? Certes, même haute comme 3 pomme Amy se comportait comme une mère avec Mels, mais si c'est leur manière à eux de nous dire "voilà, tout est rentré dans l'ordre, Amy et Rory vont pouvoir passer à autre chose et pondre la suite de leur marmaille en occultant l'absence de l'aînée", ça risque de me déranger pas mal. Ce sont des parents à qui ont a enlevé leur enfant, ils sont pas sensés être un peu fâchés et retourner tout l'univers - quitte à prendre le risque de le détruire - pour la retrouver ou un truc comme ça? (et alors oui, je sais que le contexte est particulier, mais je trouve ça quand même dérangeant, lorsque qu'ils sont en situation de choisir entre leur fille et le Docteur, de les voir systématiquement choisir le Docteur. Le mec à cause de qui le cerveau de leur gamine a été piétiné, son enfance broyée. Tu m'étonnes qu'elle soit un peu remontée contre le camp TARDIS, la Melody).
J'espère vraiment que ce point va être traité avec un peu plus de profondeur à un moment donné parce que je trouve cette carte vraiment très mal jouée jusqu'à présent et franchement, je trouve ça dérangeant d'un point de vue... éthique, disons.


Sorti de tout ça, j'ai toujours pas tout bien remis dans l'ordre l'histoire du "qui est dans le costume d'astronaute dans le lac parce que si c'est Melody elle aurait pas de raison de l'empoisonner mais en même temps c'est pour ça qu'elle est en prison mais en même temps elle a pas la même manucure entre le début et la fin alors peut-être qu'elle a échangé sa place avec une jumelle maléfique planquée dans le coffre". Je peux pas y mettre de l'ordre tout simplement parce qu'en toute logique, on ne nous a pas encore donné toutes les pièces du puzzle donc je m'en fous, je m'en occupe pas vraiment. Ça arrivera en temps et en heure, tout ça. (niveau idée à la con, je suis la seule, quand le Docteur dit "moi au moins je suis pas un robot tueur qui voyage dans le temps", à avoir vaguement imaginé qu'ils avaient dézingué un robot au lac? xD)


Mais tout de même, on sait maintenant qu'il y a une Grande Question à l'origine de tout ce bazar. Évidemment, là où ça coince, c'est que personne n'a la plus petite idée de l'intitulé de La Question. Mais je me demande combien de personnes ont rétorqué à leur télé que la réponse était 42 lol!

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doublefleche2

6.07 - A Good Man Goes to War 
6.09 - Night Terrors
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 12:02

 

 

La prochaine fois que je reviewerai un épisode inédit de DW sur ce blog, j'aurai vu Moffat-en-vrai. Pas que ça va fondamentalement changer ma manière de regarder la série, mais vu que c'est quand même un tout petit peu cool j'ai décidé de le recaser quelque part au moins une fois par jour jusqu’à la fin du mois 113-80ccb.





bellemere2.jpg     Oucékon signe pour le spin off sur la Silurienne et sa keuhpine??? Roh làlà, comme je les aime ces deux-là! Tellement bien que j'ai décidé d'en ouvrir ma review par les deux demoiselles et leurs histoires de langue (doux Jésus, heureusement que ce genre de trucs échappent aux gamins What a Face). 
    Elles sont peut-être passées en coup de vent dans la série (en profitant au passage pour résoudre l'un des plus grands mystères de l'Histoire, faut bien se faire remarquer tout de même) mais ça m'a suffi pour les adorer. Et elles me permettent de souligner que pour le coup, Moffat a réussi une affaire sur laquelle il avait souvent glissé auparavant: il a réussi à rendre les personnages périphériques intéressants, et même attachants. Si j'ai eu un gros coup de cœur pour les deux louloutes, je dois avouer que je ne m'attendais pas à être un jour némuse par la mort d'un monsieur patate Embarassed. Quant à Lorna... Lorna ou l'une de ces vies à tout jamais bouleversées par le passage éclair du Docteur. C'est si peu pour lui, au point de l'avoir oubliée. C'est tellement tout pour elle, au point de lui offrir sa vie. Et surtout, Lorna vient s'ajouter à la longue liste de gens que le contact du Docteur a transformé en arme. Et à qui ça coûtera la vie. Mais on y renviendra.

    Monsieur Moffat en profite aussi pour sauter à pieds joints dans la marre du légendaire Gay Agenda et se délecte de pouvoir nous recaser nos deux clichés venus clamer haut et fort à quel point ils sont là uniquement pour remplir les quotas, j’adore mdrgreen « Hello, I’m the thin one, this is my husband, he is the fat one. We’re the thin/fat gay-married Anglican Marines » mais quelle merveille laugh

    Et puis on a aussi des badass qui roxent sa mère (ouais je suis d'humeur djeuns aujourd'hui): les Sith sans tête qui dégainent leurs sabres laser, ça claque!! (c'est relativement beurk aussi quand on enlève la capuche). Les Headless monks dont, comme tout le monde se souvient, on nous parlait déjà dans l'ouverture du 5.04 (quoi, vous vous en souveniez pas??? bon ok, moi non plus, c'est lors de mon marathon River de dimanche dernier que j'ai percuté. Mais je me souvenais bien des soldats prêtres par contre, tout de même xD)

    Et enfin nous avons les retours-qui-servent-à-rien (et qui n'ont surtout rien à foutre là, quoi qu'ils font faire des économies) mais que pris dans l'euphorie du moment ça fait tellement plaiz’ qu'on s'en fout: Yo, Danny Boy, copaiiiin!!!! Avery et son moutard!! Qui devraient encore moins être là que les autres vu que ça risque un peu de tuer le mini pirate que de le faire sortir de sa cale mais c'est juste tellement tripant de voir débouler de vrais pirates en plein milieu d'une bastonnade alien que c'est l'éclate quand même!! Des Silurians!! Des Sontarans!! Des trucs, des bidules et des machins!! (et j'en reviens à ma théorie du coffre à action figures renversé de Moffat à chaque fois que l'heure est venue d'écrire un final : il vide tout sur la table et s’éclate tout seul pendant 1 bonne heure avant de vaguement commencer à organiser un rangement)
    Sans parler de celle qui serait bien venue aussi, mais qui ne viendra pas. Non pas qu'elle ne le veuille, mais elle ne le peux. Car ça n'est pas là sa place et qu'on sait qu'elle est prête à donner sa vie pour la garder, sa place. Et même si elle fait bien semblant de trouver ça marrant, ben ça la fait un petit peu chier quand même de rater la fête.
 
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      Et pendant ce temps-là, notre ptit Rory-qui-a-bien-grandi s'occupe en faisant péter de la boite de conserve à la pelle parce que hé, ho, quand je questionne on me répond. Et ben mazette, c'est qu'il déchire un tout ptit peu quand même, notre challenger! (évidemment je me suis fait eue avec l'intro d'Amy quant à la paternité de sa marmaille, mais passons). 
    Quel fabuleux développement on offre à mon ptit chouchou, je suis aux anges. Et puis c'est tellement cohérent avec le bonhomme: Rory est un héros qui s'ignore depuis le début, il doit être le seul à être surpris de se voir capable de ça. Des 3 clampins qu'on suit en ce moment, j'ai toujours trouvé que Rory était de loin le plus courageux (le Docteur étant le Docteur et Amy complètement chtarbée, Rory est certes notre identifiant dans tout ce que ça implique de pleurnicheries, mais il est aussi celui qui bien qu'étant toujours mort de trouille prend le risque d'agir quand même. La plupart d'entre nous se contenterait bien souvent de se faire pipi dessus et de mourir lamentablement dans les 3 premières minutes suivant notre sortie du TARDIS (et oui, certes, ça lui est aussi arrivé de mourir lamentablement une ou deux fois mais c'était l'entrainement xD)). 
    Et maintenant qu'il s'agit d'aller sauver sa femme et sa fille, le voilà rendu à découvrir cette facette de lui que tout le monde avait vu sauf lui-même. Le costume aide mais ne fait pas tout, Rory. The Last Centurion, c'est aussi toi.

    Et puisqu'avec tout ça on peut aussi bien considérer que le Good Man du titre, c'est lui (parce que le Docteur il est pas trop good good en ce moment xD), ben j'ai eu mon petit moment de flippette en me rappelant que River est sensé liquider un "very good man". Elle va pas nous tuer son pôpô quand même?? Déjà parce que ça serait pas tout à fait le meilleur exemple à donner aux gamins geek, et puis parce que voir l'un de mes personnages préférés tuer un autre de mes personnages préférés, y a pas, je m'en remettrais pas Sad (alors que bizarrement s'il s'avère que c'est bien le Docteur qu'elle descend (je pense pas mais pour ce que j'en sais), ça me chagrine beaucoup moins xD). 
Je vais espérer très fort que ça ne soit pas le cas, d'autant que ça a tout un tas de raisons de ne pas l'être, mais j'ai eu mon petit coup de "naaaoooonnnnn!!!" quand ça m'est monté au cerveau. 

    Surtout que je l'ai automatiquement regroupé avec un autre point qui me fait tiquer sur Rory et River : le fait est qu'elle a toujours été très proche d'Amy, dès le départ (quelle que soit la rencontre on n'a jamais eu à la lui présenter, ça a toujours été acquis qu'elle la connaissait déjà fort bien. Elle passe d'ailleurs la moitié de l'épisode des anges pleureurs à lui faire des câlins, ce qui était plutôt curieux à l'époque vu que ça a pas trop l’air d’être le genre de la maison xD). Alors qu'il est arrivé qu'elle ait l'air d'à peine connaître Rory. Et quand elle le voit au début de cet épisode, elle a l'air vraiment émue de le voir. Bien plus qu'elle ne l'a jamais été devant Amy. Comme si elle voyait quelqu'un qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps... comme si elle voyait quelqu'un qu’elle ne devrait pas pouvoir voir du tout. Comme si elle voyait quelqu’un qui est mort, en fait. Et vu que j’aime bien me faire paniquer moi-même, je note soigneusement que (spoiler teaser fin d'épisode, surlignez)  la main qui tient le tournevis dans le teaser n'a pas l’air de première fraicheur tout de même (j’ai l’œil laugh2). Et aux dernières nouvelles c’est Rory qui a le tournevis. Vi, c’est tirer un peu fort sur la ficelle, je sais, mais je suis en train de paniquer, vous dis-je.

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      Cela dit, aussi good qu’il soit, Rory n’est pas le seul homme qui s’en va-t-en guerre (mironton mironton mirontaine). Et je ne pense pas qu’il y ait eu besoin de pousser bien fort le Docteur pour qu’il décide de lever son armée : ça fait déjà un petit moment qu’Eleven est sur la pente savonneuse. Il prend clairement son pied sur le champ de bataille. Il commence à adorer ça. Jolie façade que de se cacher derrière un "pas une goutte de sang n'a été versée", et en effet, c'est assez glorieux. Mais le fait est qu'il s'éclatait déjà avant de pouvoir tirer cette conclusion là.

    J'ai trouvé absolument fabuleuse l'idée que le mot "docteur" nous venait du Docteur. Que c'était de lui qu'on avait gagné ce mot venu tout droit de Gallifrey, et que c'était lui qui par ses actions lui avait donné sa signification de sage, de celui qui guérit. Parce que ce Docteur-là est notre Docteur. Mais qu'à force de surfer sur la vague du Time Lord Victorious, il est tellement en train de se perdre lui-même que lorsque dans le futur il donnera de nouveau son nom à d'autres civilisations, d'autres planètes, ce sera pour signifier le grand guerrier. Celui qui anéantit. Et qui pour se faire n'hésite pas à sacrifier ceux, si nombreux, qu'il a arraché à leurs vies pour les transformer en soldats (entendez-vous le son de la cloche agitée par Davros dans le final de la saison 4? Elle tinte toujours. Et violemment).

    Dans ma dernière review, je m'étais demandée si on approfondirait un peu les violents pétages de plombs d'Eleven, qui étaient déjà présent dès son 2e épisode et qui commencent à se faire de moins en moins rare: on sait maintenant où cette voie le mènera. Ce grand dadais que l'on adore est capable non seulement de détruire l'univers, mais aussi de le terrifier assez pour que celui-ci s'en rende compte. Et se défende. POUR LA 2E FOIS (à moins que les ne 2 soient liées pour ne faire qu'une, mais whatever, ça fait bien des efforts quand même). Et ils ont une telle trouille de ce qu'il deviendra qu'ils sont prêts à sacrifier une enfant pour le faire chuter (alors certes, les chefs des opérations, ce sont pas des très gentils à la base donc ça limite un peu la pitié, mais quand même: ya pas de quoi faire le fier là, Doctor. Tu m'étonnes, que la chute t'as fait mal aux fesses). 
On se dirait presque qu'il a besoin d'être mis devant ce qui lui pend au nez pour se contrôler, même si j'en suis encore à me demander si ça sera assez... et je ne pense pas. La dernière fois qu'il a fait ça, on a fini par perdre Ten. Cette fois j'ai bien peur que ça ne soit soit Eleven, soit l'univers.


      Le souci c'est qu’en attendant se sont Amy et Rory qui trinquent (et Melody aussi, quand même (qu'est-ce qui a comme y dans cette famille!). Vu les galoches qu'elle roulera au Doc dans quelques années le plan des vilains a visiblement eu des ratés en route mais tout de même, si elle s'en sort sans un pèt au casque elle a de la veine). 
    A cause du Docteur, Amy a perdu sa fille : on pouvait lui faire quoi de pire, dites? Bien sûr personne ne l'a jamais obligée à monter dans le TARDIS, bien sûr elle connait les risques blabla... et bien sûr que pour commencer elle ne se le pardonnerait jamais à elle-même, si sa fille ne revenait pas. Mais elle ne le pardonnerait jamais au Docteur non plus. On lui a arraché des bras SON ENFANT. Jamais une mère ne pardonnerait. Et dans cet instant où il s'avance vers elle pour la prendre dans ses bras et qu'elle recule... voir cette peur - et cette haine - dans ses yeux à elle, et cette douleur mêlée de honte dans ses yeux à lui... (au passage, Karen est absolument bouleversante dans cet épisode. Well done lovely girl. Quant à Matt, le fait qu'il soit fabuleux n'est pas tellement nouveau). 
    Ce genre d'électrochocs semble être aujourd'hui la seule chose qui soit capable de lui ramener les pieds sur terre. Ca… et River. Toujours. Mais on ne sait que trop bien, nous, que River n'est pas éternelle ; et on ne va pas sacrifier un enfant à chaque fois que le Docteur fait fondre les fusibles…
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    On notera tout de même en passant que ça devient un peu une manie chez Amy de vouloir dézinguer sa progéniture par revolver interposé. Enfin, Mme Pond, un peu de décence nondidiou ! Met-toi en tête une fois pour toute que non, ça ne se fait pas de tirer sur sa fille.
Parce qu’il faut s’habituer à taper ça maintenant, tiens. Sa fille. Une si petite chose. Parce que cette review est bien obligée d’en arriver à la dernière chanson que nous chante cet épisode. Celle d’une toute nouvelle âme, que l’on connait pourtant depuis si longtemps. Une bien jolie mélodie.


      J'ai posté ailleurs un message à peine quelques heures après l'épisode, juste pour souligner qu'il me semblait qu'à la manière dont LA SCENE était présentée on sentait que c’était fait pour emmener même ceux qui savaient depuis longtemps, parce que Moffat se doutait bien que beaucoup devineraient. Et le fait est qu’il a plus ou moins confirmé l’idée sur twitter : bien sûr que bien des gens auraient deviné (et en particulier les mômes, et il était pas peu fier de voir le nombre de gamins de 8 ans qui avaient déjà compris: "A twist should ALWAYS be guessable - in this case by 8 year olds (Who were mostly way ahead!). Bless them. I hope they never found out it's to complicated for them" love) . 
    Il savait qu’ils sauraient, mais ça n'était pas un problème. Parce que dans le fond, l’arbre généalogique de River n’est pas exactement ce qu'il y a de plus important dans ce qu’on nous dit là: ça n'est qu'une amorce. Et c'est sûrement pour ça qu'il confirme dès le début la véracité de la théorie pour ceux qui l'avaient déjà en tête, histoire de leur éviter de passer à côté de l'épisode parce qu'ils seraient trop occupés à attendre qu'on leur donne raison (genre comme moi pour l'Amy Ganger xD). 
    Donc on apprend d'emblée que la môme s'appelle Melody, et comme ça fait un peu 2 ans qu'on fait une boucle sur Pond/River, il ne nous faudra pas trop trop longtemps pour sauter sur le Melody/Song qui vient à peu près définitivement confirmer la chose. Comme ça, ça c'est fait et vous pouvez vous concentrer sur mon histoire maintenant en attendant qu'on en revienne à la môme. (Mais au cas où certains auraient raté l'intro, on remet un petit coup de marteau quand même en nous glissant entre 2 bêtises que River est née grosso merdo le même jour que le premier rejeton Pond, ce qui serait quand même plus pratique pour elles deux s’il s’avérait qu’elles ne fassent qu'une). Donc non, cette partie de "la révélation" n'était pas le point le plus important, ni le plus inattendu, ni le plus original de toute l'histoire de la série.
    Et finalement on s'en branle, parce que quel que soit le chemin par lequel on est arrivé là, la magie de la scène ne tient pas qu’à l’effet de surprise. Elle repose tout d'abord sur la superbe Alex Kingston qui joue les virtuoses, et ensuite sur le fait que ce qui comptait dans le fond, ce n’était pas tant que le spectateur soit ou non au courant, mais que les personnages eux-mêmes l'apprennent, et plus particulièrement le Docteur qui lui comprend instantanément ce qui est important - et ça n'est pas simplement le nom des parents (d'ailleurs ça il le calcule qu'après coup en se retournant et ça a l'air de moyennement l'enchanter What a Face "hum, bopapa, bellemanman, hello!"). Et il comprend de façon tout à fait adorable : River nous aurait annoncé qui elle était en voix off y a 5 épisodes de ça que j'aurai quand même été toute tourneboulée par l'instant où le Docteur se met à gazouiller parce qu'il vient de percuter. Où il lui demande s'il est assez beau pour aller la rencontrer pour sa première fois à elle. Où il la regarde et que pour la première fois ses yeux s'illuminent "comme ça" en la voyant. Où ça n'est plus "cette bonne vieille River" qu'il voit, mais SA River. Cet instant où il commence probablement à tomber amoureux d'elle pour de vrai. Parce qu'il a compris ce qui comptait vraiment dans cette histoire. Et ça n'est pas qui elle est, mais ce qu'elle est.
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    Alors qu'on ne prend guère le temps de s'attarder sur les parents qui apprennent que devant eux se tient leur charmante enfant, vu qu'on est inopinément interrompu par un générique et que bizarrement, ça ne choque pas plus que ça. Ce qui montre bien que la révélation en elle-même ne vient pas tant du fait de la découverte de l'ascendance de River, mais bien des circonstances dans lesquelles elle a été conçue, et de ce que ça implique pour elle et le Docteur (et accessoirement pour le reste de l’univers). Et ça n'est pas grave qu'on ait ou non déjà deviné l’identité de ses parents, parce que ce fait là en lui-même est relativement accessoire. On a l’impression qu’il est vital sur le moment, parce qu’on connait les-dit parents, mais ça n’aurait pas fondamentalement changé grand-chose sur ce qui rend River unique si on n’avait fait que les croiser en début d'épisode. On découvre l'identité de River Song, qu'on croyait vouloir connaître depuis si longtemps, et on se rend compte finalement que ça n'est qu'un détail. C'est un effet 42 version Doctor Who: ça n'est pas la bonne question. Ce qu’on nous crie là, c’est « Réjouissez-vous, vous connaissez enfin l'identité River. Vous le saviez peut-être même déjà depuis longtemps. Mais vous n'avez pas la moindre idée de qui est River ». 
    Nope, effectivement. C’est que désormais River n’est plus une « simple » time-traveller qui en sait beaucoup. La vraie révélation de l'épisode, c'est que River a été promue au rang de fille du TARDIS. Et ça, c'est quand même un sacré saut dans l'inconnu pour tout le monde.

     Et avec le peu de morceaux qu’il nous reste de Gallifrey, c’est surtout de très loin ce qu’on pouvait offrir de plus proche d’une vraie famille à notre cher Docteur.
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      Tandis que pour nous, c'est une réponse qui dans sa chute provoque une avalanche de nouvelles questions. Ca ouvre aussi nombre de possibilités assez fascinantes cela-dit: comment ça fonctionne dans la "timehead" de River? (pas anodin tiens, qu'Amy ait parlé de Timehead baby y a pas bien vieux de ça What a Face). On sait que les Time Lord ne voient pas tout à fait comme nous: là où on ne voit que 3 dimensions, ils en voient 4. Que voit River?? Est-ce qu'elle aussi arrive à percevoir le temps?? Peut-être en un peu plus flou, peut-être que c'est pour ça qu'elle a besoin d'un journal comme on pourrait avoir besoin de lunettes. La régénération dans son cas ça marche comment? (Combien elle a de coeurs, River? C'est peut-être pas prioritaire comme question xD). A quel point River est-elle différente à la fois des humains et des Time Lord, ça m'intéresse rondement comme affaire. J'ai tellement hâte d'explorer tout ça!! On est entrain d'assister à l'écriture de l'une des grandes pages de la série quand même, c'est un peu la classe. (Et nous arrivons à la minute fille de la review: maintenant qu'on sait à quelle point River est spéciale, ça se tient beaucoup mieux que ça soit elle, l’élue du Doctor. Enfin c'était évident dès la bibliothèque qu'elle avait quelque chose de spécial : avant même de la connaître et de l'aimer il lui avait déjà offert la vie éternelle, cétroromantiiiik!! (non mais je ne shippe carrément jamais quelle que soit la série mais c'est plutôt une bonne chose parce que le jour où ça m'arrive c'est pas glorieux quand même shy))


    Et en vrac, avec tout ce qu’elle avait déjà laissé en plan, on ne sait toujours pas qui elle a tué, pourquoi-quand-comment, et on a toujours un tas de ses spoilers disséminés partout à résoudre, et on ne sait toujours même pas vraiment si elle est totalement de notre côté ou si elle n’a pas toujours été aussi "gentille" que ça... certes, au moins on comprend pourquoi les prêtres du 504 parlaient d’elle en disant « WHAT you are » et non pas « WHO you are », et pourquoi tous les baddies de l'univers on plutôt l'air de bien la connaître, mais sorti de ça on a juste plus de questions sur elle qu'avant du coup. Et on ne sait pas combien de temps bébé Melody va rester chez les curetons, et quelles brillantes idées ils auront eu le temps de lui coller dans le crâne avant que... quel âge aura-t-elle quand le Docteur la récupèrera ? (pendant combien de temps va-t-on priver ses parents de sa présence ? Ça craint un peu ça quand même. Ca leur fait une belle jambe là tout de suite de savoir qu’elle va devenir grandébelleétrètrèforte, si on leur interdit de serrer ses petites mains pour la retenir le jour où elle fera ses premiers pas. D’autant que sans vouloir les inquiéter elle a l’air d’avoir passé la plus grande partie de sa vie au 51e siècle, et c’est pas tout à fait le siècle d’Amy et Rory ça, aux dernières nouvelles). And by the way, est-ce que c’est vraiment elle ou pas dans ce foutu costume d’astronaute ? Parce que ça ne nous est jamais vraiment confirmé (ni infirmé) cette affaire. Si oui (c'est fort probable, mis à part peut-être dans le lac, mais sait-on jamais), comment s’est-elle retrouvée dans cette glauquerie d’orphelinat dans les années 60 et quel rôle venaient jouer Silence dans cette magouille? (et si non, c’est qui cette mioche qui peut se régénérer, bordel de nom? tap).
   C'est une montagne de questions, mais elles font du bien. Parce que c'est une vie que l'on nous raconte là, et une vie ne peut pas se raconter en une, deux ou trois saisons. S'il faut que ça dure des années, je les prend volontiers. Je veux des années de River.


      Et Hu, en bonus on comprend mieux pourquoi le TARDIS a toujours aussi bien veillé sur River (Et redirigeait les appels téléphoniques vers elle, ce qui était quand même un tout petit peu bizarre. Et qu'il l'a toujours laissée lui tirer les cheveux , lui faire des couettes et tous ces trucs adorablement casse-burnes que font les gosses à leur chère maman.): c'est que River c'est un peu beaucoup sa fillotte aussi, à notre boite bleue love (et quelque part, on peut même considérer que le dernier mot que Sexy a prononcé avant de claquer sur le sol de la salle de contrôle a été le nom de sa fille. Quoi j'en fait trop là? )


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Publié par Melyssa in the Attic - dans [Episodes] Doctor Who
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