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Game of Thrones

 

 

 

28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 08:23


Boouh, je suis toute chamboulée par la fin. Mais d'une étrange façon je crois. Je suis chamboulée parce qu'il a fallu que Charley me secoue par les oreilles pour que je me rende compte que... hum... je réagissais un peu comme le Docteur (mais moi j'ai une excuse, pour moi c'est le la fiction Embarassed ). J'aime bien C'rizz, ou plutôt il ne me dérange pas; mais il EST dangereux et l'avoir à tourner à bord du TARDIS, près de Charley, ça me faisait parfois peur. Et en fait en bout de course ça n'est que le regard de Charley qui rend C'rizz sympathique. Sans elle il est juste glauque. Donc c'est sûrement normal qu'il n'y ait qu'à travers le regard de Charley que sa... spoiler spoilery spoiler.

Et c'est aussi encore une fois à travers le regard de Charley que l'on comprend que le Docteur n'est pas humain, qu'il ne ressent pas comme un humain, et qu'il - et tout particulièrement cette 8e incarnation - n'aimera jamais comme un humain. Il peut parfois être si froid... Tellement que sur le coup, on n'y croit pas parce que le Docteur ne peut pas être si... careless. Et puis on se souvient de certains morceaux de l'histoire que Big Finish a écrite pour le 8e Docteur et... si, ça lui est déjà arrivé. Il peut à la fois aimer profondément, comme il aime Charley; et être aussi indifférent qu'il l'est aujourd'hui. Ce 8e Docteur est si attachant qu'on oublie cette contradiction qui fait partie de lui. Et c'est dans les yeux de Charley qu'elle nous revient, et qu'on se rend compte qu'il y aura toujours quelque chose qui ira à sens unique entre lui et nous (compagnons par subtitution que nous sommes :geek:), et ouille quoi!!


Mais enfin, avant la fin il y a le début, et je dois avouer que même si donc je ne m'intéressais qu'indirectement à C'rizz (plus aux conséquences de sa présence qu'au bonhomme lui-même, clairement. Les auteurs et le Docteur aussi à l'évidence vu comme il était régulièrement l'ustensile pratique et doué de parole xD), on peut dire qu'il aura eu un départ flamboyant (au sens strict aussi bien qu'au figuré d'ailleurs).

  

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:45

"The TARDIS has been stolen... by an ice cream man??!!!"

 


Pendant un brave moment, on se dit quand même que tout ça, c'est particulièrement crétin. Mais qu'est-ce que c'est drôle  : . La scène d'introduction notamment est une merveille de folie, et on ne se lassera pas de ce côté absurde et louffoque qui nous poursuivra tout le long de la pièce. Jusqu'aux "méchants du jour" qui sont... well... des présentateurs tv en galère de magnétoscope. Et si si, ça suffit pour en faire des vilains pendant 2h.
 

 

“I’ll find out by using my super Time Lord powers of looking out of the window!” 


On rit pas mal donc. Ce qui nous rend encore plus vulnérable au moment où on nous lance des petites piques au coeur. Charley remporte la palme avec une simple phrase, elle qui la pauvre se retrouve si souvent devant des ersatz de sa propre mère qu'elle ne reverra jamais. Lorsqu'à nouveau ça lui arrive et que C'rizz lui clame que ça n'est toujours pas la vraie... cette simple réponse, ces quelques mots  prononcés comme une évidence, comme si elle n'en avait jamais douté "of course it is an illusion. It always is."  Crying or Very sad


Quant à C'rizz, que l'on continue de pousser, je réitère ce que j'ai dit pour Something Inside: définitivement, je pense que c'est C'rizz le fusible qui va faire sauter cette TARDIS team. Ce que je continue à vouloir et à repousser puisque d'un côté ça promet d'être passionnant et d'un autre j'adore profondément le duo Eight/Charley, mais aussi cette nouvelle dynamique qu'ils ont construite à trois avec C'rizz. C'est extrêmement instable, mais c'est aussi tellement vivant. C'est si plaisant d'avoir une équipe qui est toujours en mouvement comme ça: on n'enchaîne pas les aventures dans lesquelles chacun garde son rôle préétablit (comme c'est un peu presque toujours le cas d'habitude xD). Ici tout évolue constamment, y compris et surtout nos trois héros et leurs liens. Et ça sonne bien plus vrai d'un seul coup... ou aussi vrai que ça puisse l'être quand ça implique une humaine, un Seigneur du Temps et un homme-lézard.

 


"- That's impossible"
- You should be used to the impossible now.
- Yes, but I still like to point it out. It helps me keep track." 



Enfin, encore une fois je me suis régalée, c'est une vraie bouffée de fraîcheur depuis que l'on est sorti de l'univers divergent (ou franchement on s'enlisait) et je suis à la fois très triste de dire au revoir à cette ère et tout excitée de découvrir ce que Big Finish cache encore sous son chapeau magique avec les autres Docteurs. Those guys rocks. Je vais finir par les aimer presque plus que la version TV  :face:  (dit-elle quand elle n'est pas assise devant sa tv. Mettez-moi 3 épisodes d'affilée et je rebascule dans le clan de l'Image  :geek: )

 

- Hello, have you seen me before?
- I don't think so dear
- And there isn't a Police Box in your front room?
- No.
- Thank you, you've been terribly  helpfull." 
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 07:40

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J'aime beaucoup la musique d'ambiance de cet épisode, tiens. Y a plein de violons dedans. Par contre j'aime pas la pochette.

Et donc on sort d'un univers où le temps n'existe pas pour atterrir dans un coin où il est mesuré à outrance. Ou l'art et la manière de retourner le gant, n'est-ce pas.

Ca partait drôlement bien, j'ai été prise dès les premières minutes et j'étais vraiment enthousiaste et... je sais pas pourquoi, mais c'est vite retombé.
Mais c'est peut-être ma faute. D'abord parce qu'il pleuvait donc j'étais distraite, ensuite parce qu'à la base, dès qu'on métaphysique sur le temps qui passe ça peut me mettre suffisamment mal à l'aise pour que je me mette inconsciemment à penser à autre chose. C'est mon angoisse, le temps qui passe, et cette manière de le dépeindre, et cet univers où on n'existe qu'au rendement... brrrrr!! Melyssa panique, Melyssa s'enfuit.

 

**********

 

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Et donc, le 8e Docteur est amnésique. Encore. Parce qu'il en a un peu fait sa spécialité quand même.

Et donc, McGann est superbe. Il est ce type qui n'est plus le Docteur, qui ignore qui il est et... qui s'en fout un peu en fait. IL ne s'intéresse pas à grand chose, et surtout pas à ceux qui sont sensés être ses amis. C'est curieux parce que fondamentalement il reste le Docteur mais sans aucun pillier affectif pour l'ancrer, pour le rendre .. (j'ai envie de dire humain, ce qui est certes tout sauf le bon mot dans son cas What a Face ). Il est mystérieux, fascinant... terrifiant. (Mais sérieusement, ils vont nous le rendre sacrément foutraque à force de lui faire semer des morceaux de mémoire un peu partout)

Et C'rizz continue d'être ce formidable couteau suisse dans lequel on peut injecter tous les outils dont on a besoin au fur et à mesure (je sais pas si il a été conçu pour être aussi pratique ce personnage mais c'est drôlement utile tout de même).
C'rizz bascule encore et toujours entre le très sympathique et le tout à fait prêt à redevenir effrayant. Il ne pourra jamais se poser en "gentil", mais il le veut tellement que ça ne peut que faire mal au coeur de le voir à se point lutter pour ne pas sombrer. Et ça nous fout une sacrée instabilité à bord du TARDIS: un jour C'rizz redeviendra un monstre, c'est inévitable. Et je sais que le Docteur s'en rend compte (on le sent au fil du temps, pas spécialement pendant cet audio en particulier). Et nous, auditeurs, nous en rendons compte; la seule à qui ça échappe, c'est Charley. Et parce que je sais que la fin est proche, je pense que c'est ici que va se jouer la rupture entre nos 3 personnages. Que ça risque d'être émotionnellement très violent. Et ça me fait peur. Mais j'ai hâte de vivre ça.

A part ça, être enfermés dans un cube pendant pas loin de deux heures, ça devient rapidement pénible. On finit par tourner... en carré (c'est nul, I know I know). Evidemment, pour une raison certaine, tout le monde finit par douter de tout le monde (après un temps remarquablement long cela-dit) et sans surprise on atterrit dans paranoland.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 08:05

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Doctor: C’rizz, say hello to the not very nice emperor.
C’rizz: Oh, it’s a pleasure to meet you! Is that the right expression, Charlotte?
Charley: Yes, but… I think that we’re actually supposed to be screaming. Or perhaps proclaiming “DALEKS ALL ALONG! WE SHOULD HAVE REALISED!”
Doctor: Charley, you stole my line.


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Cet audio aurait pu se classer parmi les "absolument géniaux" si ce n'est 1 souci contrariant: trop de détours et d'histoires parallèles lancées en même temps sans avoir assez le temps de s'installer et définitivement, entre a et b on se pert facilement.


J'adore Joseph Lidster, je le suis depuis des années, et je sais que c'est un problème qu'il est entrain de résoudre petit à petit : parfois il semble n'avoir pas assez confiance en lui et en ses idées, et il a tendance à s'arrêter sur sa lancée, de peur peut-être d'aller trop loin, je ne sais pas... et ici, on a ça: d'excellentes idées, un twist brillant, mais qu'il semble n'avoir pas osé exploiter complètement. Parce qu'en plus d'être excellent, c'est aussi très culotté, donc je ne sais pas, il ne s'est peut-être pas senti légitime pour aller plus loin. Reste que ce qu'il veut bien nous donner est délicieux.

Deux de ces idées brillantes impliquent Davros (rien que ça), une certaine Gemma et un certain Samson. Et il est très difficile d'en parler sans partir dans le spoiler. Disons que l'on se lance dans une fouille archéologique dans la psyché déglinguée de Davros, et que ce voyage est fascinant.

Et que pour Gemma et Samson on se fait, tout comme le Docteur, avoir en beauté. On vit le twist en même temps que le Docteur (et quand je dis qu'on le vit, c'est vraiment qu'on le ressent en même temps que lui) et tout comme lui on se rend compte qu'on s'est fait volé un morceau du gâteau et on se retrouve à fouiller tous les placards pour le retrouver (si si, ça prend sens quand on a écouté l'audio xD).

 

*********

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"Today, You're French!"

 

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(je ne sais pas si dorénavant ça va être le cas sur tous les CDs, mais c'est chiant les trailers au début en fait)

Je me suis beaucoup amusée en écoutant cet audio. Un petit loner qui ne se prétend pas hautement philosophique mais sait s'amuser sans se prendre le chou et nous offrir des personnages secondaires hauts en couleur. C'est frais, léger, et après pas mal d'épisodes un peu sombres ça fait le plus grand bien.
Et c'est bel et bien le 8e Docteur, mais ça a un petit goût d'une aventure du premier de temps en temps...

Encore une fois le Docteur et ses compagnons se retrouvent séparés et encore une fois ils vivent une aventure propre chacun de leurs côtés, et si d'habitude ça m'agace un peu, cette fois-ci j'ai aimé: parce que les 3 histoires parallèles (enfin, 2 et demi) sont intéressantes, parce qu'on évite les sempiternels apitoiement sur l'absence de l'autre, et parce que ça donne lieu à une scène de retrouvailles hilarante (je suis sûre que certains l'on trouvée lourdingue. Moi j'ai éclaté de rire).

Et donc, pendant que Charley et C'rizz apprennent à être français, le Docteur se découvre époux et père de deux.

Charley et C'rizz sont amusants comme tout, et définitivement j'aime leur complicité très fraternelle (amusant, j'adore C'rizz avec Charley, mais seul il m’indiffère complètement. Notez que ça va peut-être avec sa particularité de... spoiler the next life... qui fait que a) il est top avec Charley ou le Doc et b) il est juste complètement schizo quand il est tout seul).
J'adore voir par exemple que Charley et lui commencent à développer cette espèce de langage privé qui finit par apparaître chez ceux qui sont suffisamment proches suffisamment longtemps.


De son côté le Docteur passe un moment fort sympathique avec son épouse que j'ai trouvé tout à fait charmante même si pendant un temps elle nous passe un peu pour une tarée vu qu'il nous manque un morceau d'information. Georgina est touchante et le Docteur très délicat face à sa détresse: il sait très vite qu'il est sa bouée de secours, même si peut-être - comme l'auditeur - il se trompe pendant un temps sur la raison.


Et puis, hey, je sais qu'un francophone qui parle anglais avec l'accent, c'est tordant pour les anglophones, mais alors un anglophone qui essaye de parler anglais avec l'accent francophone, ça vaut son pesant de cahuètes lol!

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 13:37

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"- Not everyone believes in ghosts. The Doctor doesn't.

-The Doctor says that there's a logical explanation for everything. That's his belief. And, irritatingly enough, he's usually right" 

 

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Enfin on interragit un peu plus en profondeur avec Kro'ka, j'attendais ça avec impatience. Particulièrement cruel, l'oiseau: dès l'intro sa façon de renvoyer Katarina et Adric dans la face du Docteur fait mal au coeur mais évidemment, ça n'est là que l'échantillon qui présente les festivités à venir.

 

Et pour les gens qui comme moi adorent Charley, cet audio fait un peu mal aux dents. Même si pour être honnête, je ne l'ai pas toujours reconnue ici. Je l'aurais imaginée s'accrochant beaucoup plus férocement; elle n'aurait pas abandonné et... elle n'aurait pas demandé ça à C'rizz. Clairement, la vision qu'a Hopkins du personnage diverge de la mienne.

 

 

La planète en ruine, Excelsior (c'est au moins l'ancêtre de Cassandra celle-là), intéressant, certes, mais c'est la façon dont l'épreuve affecte le Docteur qui m'a plu dans cette histoire. Comme ce 8e Docteur devient glacial dès qu'il pert l'espoir, dès qu'il ne croit plus en rien. Il est tellement attachant , tout fou, toujours enthousiasme que de le voir comme ça d'un coup... c'est terrifiant. On aperçoit soudain celui qu'il pourrait devenir selon les circonstances et certes, c'est effrayant, mais c'est aussi fascinant. Et en fait, dans la mesure on chaque incarnation est influencée entre autres par les circonstances et l'état d'esprit du Docteur mourrant au moment de la régénération, découvrir cette route que pourrait emprunter le 8e Docteur commence à modifier très légèrement ma façon de percevoir le Nine des débuts, et c'est tout à fait cohérent.

McGann à nouveau fait des merveilles, et on sent que ce Docteur qui n'existe plus qu'entre haine et absence totale d'émotion est en fait brisé et désespéré.

Bref, j'en ai appris et compris plus sur le Docteur (le 8e, mais aussi Le Docteur de manière générique), et j'aime ça.

 

 

Mais à part ça, cet audio ne prend jamais tout à fait. Tous les ingrédients sont là mais... on s'ennuie un peu de temps en temps. Je ne saurais même plus dire pourquoi exactement puisqu'il m'a fallu pas loin de 10 jours avant de me pencher sur cette review (et que ça déjà c'est pas bon signe xD).

 

"The planet is about to explode, and when the planet explodes, Charley will have the most spectacular funeral in the entire universe."

 

*************

 

  Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven ½


Les choses s'accélèrent alors que l'arc des univers divergents touche à sa fin, et cette pénultinième aventure de l'autre côté du miroir se focalise à... nous faire marrer, essentiellement. Pas que l'histoire en elle-même soit tordante mais alors sur les dialogues, Lloyd Rose s'en donne à coeur joie.



Et pour changer, et avec toute l'objectivité que je peux y mettre, coup de chapeau à Paul McGann qui se retrouve avec 3 versions de son 8e Docteur sur les bras et qui, sans basculer dans le grotesque ou le caricatural a vraiment su donner une identité propre à chacun des 3. Il n'a certes que sa voix mais il n'a qu'à ouvrir la bouche pour qu'on sache aussitôt avec qui on est - pourtant rien n'est exagéré à outrance.



L'idée de séparer les différentes facettes de la personnalité d'un individu, on la connait bien; mais quand c'est un Docteur que l'on coupe en 3 tout de suite c'est plus fun . Charley va très vite rebaptiser les deux nouveaux Eights à sa sauce et moi à la mienne: ainsi Charley s'en va à l'aventure avec celui que je surnommai Grumpy Doctor pendant que C'rizz se farcit toutes les exentricités de Hyper Doctor. Et c'est un bon choix de combinaison: dans l'autre sens ils se seraient annulés les uns les autres.



Tout ça pendant que Doctor Doctor fond doucement les plombs dans la maison de fous des 12 traveaux d'Astérix dans laquelle tous les guichets sont tenus par un alien à l'improbable accent écossais.



Le hic c'est que du coup, alors qu'on est sensés entammer la conclusion d'un grand arc et avoir enfin une vraie grosse confrontation entre le Docteur et Kro'ka... et bien cette facette épique de l'histoire passe un peu à la trappe, mangée qu'elle est par toutes les idioties de nos mousquetaires.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:53

The-Natural-History-of-Fear-CD-Cover.jpg

 

 THIS IS THE VOICE OF LIGHT CITY.

WELCOME TO YOUR NEW WORK DAY.

TODAY IS HIGH PRODUCTIVITY DAY.

YOUR STATE LOVES YOU.

HAPPINESS THROUGH ACCEPTANCE.

 

 

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Donc, Quand Doctor Who décide de s'attaquer à la dystopie, on hérite de The Natural History of Fear.

 

 

1984. Dès les toutes premières minutes, ce sont ces 4 chiffres qui vous viendront en tête. Parce qu'on complètement dans l'esprit du roman d'Orwell, au point qu'on les soupçonne même de volontairement insister autant dans les premières minutes à renvoyer notre inconscient sur le roman: on assimile aussitôt les codes qui seront rigoureusement les même et on gagne un temps fou. Plus besoin d'exposition, on nous lâche directement au milieu de ce monde monstrueux dans lequel très vite on finit par perdre la raison.

 

 

Dans un monde où le simple fait de poser une question est un crime. Osez le "où tu as rangé le sucre"? et il vous en coutera (et alors, ne tentez même pas le "il se passe quoi dans le dernier épisode de Doctor Who?" vu que hey, dans ce monde, le Docteur EST un héros de télé ).

 

 

Tout est fait ici pour déstabiliser l'auditeur, et bon sang, c'est efficace.

Ici les noms, les titres sont interdits, effacés. Personne n'a d'identité. Les voix que l'on a appris à aimer deviennent ces étrangers, coquilles vides au mieux, êtres vils et malsains dans le pire des cas.  Le début arrive au milieu, rien ne tient assez longtemps pour s'y accrocher, et on finit par se perdre dans cet audio aussi bien que les personnages: ça n'est pas que l'on "décroche", c'est qu'on le vit assez intensément pour se sentir aussi déstabilisé qu'eux par ce que l'on va considérer très vite comme notre environnement. Et très vite on entonne le discours de la voix dès que résonne le cor, et on développe le reflexe de répondre productivity through happiness dès qu'on entend happiness through acceptance. Très vite on est nous aussi piégés.

 

L'ambiance sonore peut-être modifiée plusieurs fois au sein d'une même réplique, et la phrase lourde de menace va commencer d'une voix caverneuse pour finir sur le ton de la bande annonce avec la bossa d'ascenseur en fond sonore... là encore impossible de maintenir le moindre repère et de nouveau, l'immersion et les sensations sont décuplées, et l'expérience unique et fascinante.

 

 

Je suis vraiment très surprise de toutes les tentatives, de tous les risques pris par ces Audio Dramas. Ils ont le culot de ceux qui partent dans l'optique qu'ils n'ont rien à perdre, et ce sont nos oreilles qui en récoltent les fruits.

 

 

"A gun is not a weapon, a word is a weapon. An idea is a weapon."

 

***********

 

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"All right, Charley and I are members of the Tourists Faith . We worship C'rizz here. And we begin every day with a ritual cup of tea. Happy?"

 

 

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L'idée est brillante. De cette manière que les choses absurdes ont parfois d'être brillantes. Et arrive en plus à cogner de plein fers dans le sujet des différences culturelles et en particulier de la religion sans vraiment risquer de choquer qui que ce soit - ce qui est tout de même relativement compliqué dès qu'il s'agit de religions, quelles qu'elles soient.

 

Mais l'idée brillante n'est pas forcément exploitée de la façon la plus passionnante de tous les temps. C'est intéressant. Ca aurait pu l'être plus. On aurait pu avoir un peu moins de coups de mou.

 

On en apprend un peu plus sur C'rizz par contre, dans le genre qui te fait te poser encore plus de questions qu'avant... C'rizz adorable, qui se pose très vite en grand frère pour Charley et qui d'un seul coup d'un seul essaye de dézinguer tout le monde, et... on ne comprend pas. Il y a quelque chose chez C'rizz que l'on ignore et qui nous le rend inaccessible et un brin inquiétant (ok, plus qu'un brin). Je ne sais pas si ça n'a pas un rapport avec son côté caméléon: il doit éponger les émotions en même temps que les couleurs de son environnement, un truc comme ça.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 15:27

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"Listen to my voice, Charley, focus on my voice, it's the Doctor! Charley, I need you! without you, I'll just be a lonely old man, rambling around the TARDIS with no one to talk to. And you need me. You have seen the universe Charley, and you have made a difference to me. You must remember me. You must remember the Doctor!"

 

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  Ah, le voici le voilà, mon gros coup de coeur à moi. Il y a un phénomène qui m'arrive souvent avec les épisodes télé mais qui ne m'étais jamais arrivé avec les audios jusqu'à maintenant; c'est cette envie, une fois arrivé le générique de fin, de rappuyer aussitôt sur "play". Je l'aurais fait volontiers avec The Chimes of Midnight.

 

 

De bout en bout, j'ai adoré cette histoire, que l'on démarre en mode Agatha Christie, plongés au beau milieu d'une partie de Cluedo géante, avant de basculer dans le drame humain, mais avec une bonne grosse dose de Timey-Wimey et une abondance de "Gné" telle qu'on se demande comment tout va pouvoir être résolu en 2h (mais c'est le cas, promis).

S'entremêlent des twists particulièrement brillants et d'autres qui frappent avec une logique de l'absurde absolument implacable (et fort amusante - pensée pour Sherlock quand on en arrive à la conclusion que la seule personne qui a pu commettre le meurtre... c'est la victime elle-même (parce que "She's got shifty eyes")). Toutes les péripéties autour de la Chrysler qui est en fait une Bentley m'auront fait sourire plusieurs fois également.

 

 

L'histoire se centre principalement sur Charley, ce qui fait tout à fait mon bonheur vu que je l'aime de plus en plus. Sur Charley et sur le paradoxe qui l'entoure, ce qui place cette histoire en lien direct avec les évènements de Storm Warning, créant une continuité digne des grands arcs de la série télé que je rencontre pour la première fois dans les audios - ceux produits par la BBC pour la nouvelle série étant totalement indépendants les uns des autres.

Et son histoire est tellement touchante, petite Charley si courageuse et pleine de vie qui commence à comprendre...

 

 

"Please find out who killed me soon. I'm so tired of dying..."

 

Et par ricochet, touchante aussi est l'histoire d'Edith. Presque à la limite de basculer dans le pathétique parfois, mais la brillante lecture étragement atone de Louise Rofle nous permet d'y échapper, et de rester dans ce qu'il faut d'émotion pour s'arrêter à la larme à l'oeil.

 

 

Notons au passage que les fans de la nouvelle série ne seront pas dépaysés: de la phrase clé répétée en boucle pour être d'abord amusante, puis agaçante, avant de finir par être angoissante; aux petites comptines enfantines stressantes au possible; au personnage qui hésite entre l'état de vivant et celui de mort, au temps qui ne cesse de faire des bonds en arrière; à l'histoire qui n'est que prétexte pour creuser dans les personnages..et certaines des "brillantes idioties" que l'on croise dans cet audio drama n'auraient pas du tout détonné sous la plume du showrunner actuel.

 

 

"Christmas wouldn't be Christmas without one of my plum puddings!"

 

*******

 

Seasons-of-Fear-CD-Cover.jpg

"We are old acquaintances - in my past but in your future. I have waited through the generations for this meeting, so I can finally look you in the eye, finally allow myself to feel the satisfaction of your death.  I have killed you, Doctor"

 

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Il y a quelque chose de chouette à écouter cet audio drama avec 6 ans de retard: aujourd'hui on a des mots à mettre sur ce dans quoi le Docteur se noie. On est allés plus loin que la série classique - et que le Docteur lui-même sur ces sujets là. Le temps peut être réécrit. Les points fixes dans le temps. Le temps peut être désécrit. Pourquoi le Docteur a-t-il un tel droit d'aller modifier la time-line qui le lie à Sebastian Grayle alors que Charley doit... quelle morale permet ça, quelles lois, et pourquoi s'y plier? Comme un prélude aux idées qui attendront the Fires of Pompeii et surtout The Waters of Mars pour exister officiellement; mais l'aventure que l'on vit ici s'intègre tellement bien avec ce que l'on apprendra plus tard qu'on se demande presque si en fait, tout ça, c'est pas pour-de-vrai


Il faut dire aussi - j'en profite pour le recaser - que le 8e Docteur est presque plus proche de nos Docteurs nouvelle génération que des anciens. Tellement que je suis obligée de faire un travail sur moi-même toutes les 5 minutes pour me rappeler que non, il n'est pas encore le dernier des Seigneurs du Temps (parce que l'oublier commence à poser problème dans cet audio, et encore plus dans 2 audios de là). Enfin, Eight est principalement un produit des années 2000, il est né y a pas si loin!


Grayle est un formidable Baddie, qui attaque le Docteur là où il est le plus vulnérable: sur ses principes, sur son sens moral; et les ressorts classiques de la quête (que l'on fait à rebours d'ailleurs, ça met un peu de nouveauté dans la chose) sont ici très bien utilisés.


Et moi, j'adore quand on trifouille dans tout ça. Quand le Docteur doute, quand il est en ligne de mire, et quand il se prend tous ses beaux discours dans la tronche. Quand on mêle ce qui doit et ce qu'il ne faut pas, et qu'on pimente l'ensemble d'un soupçon de tragédie grecque.


Et quand en sous texte au milieu de tout ce tumulte, à la fois cause et effet de sa propre tragédie, il y a un être humain: Charley Pollard.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:31

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"You feel like pounding in your heart? That tightness in the pit of your stomach? The Blood rushing to your head? Do you know what that is? That's adventure; the thrill, and the fear, and the joy of stepping into the unknown.That's why we are here and that's why we're alive!"

 

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"After a dangerous encounter in the space/time vortex, the Doctor finds himself on Earth, October 1930. Or rather above it, aboard the British airship R101 on it's maiden voyage over France. Also on board is a young stowaway, Charlotte 'Charley' Pollard, seeking adventure and excitement away from her stifling family atmosphere. What Charley doesn't know but the Doctor does is that the flight is destined to end in tragedy, although no-one really knows why. Not even the Doctor, although maybe the passenger in Cabin 43 can help..."

 

*Note de moi: Gni! Le Doctor prononce le nom de ma ville natale! *baf*

 

J'avais très envie de découvrir le 8e Docteur pour de vrai - ailleurs que dans le film. Parce qu'il a quand même une classe folle, et en même temps un côté grand gamin complètement décalé avec l'allure, je voulais voyager avec lui.

Et je dois admettre que depuis un moment je suis aussi intriguée par Charlotte Pollard. Charley - prononcez Charlie - et ses 2 Docteurs, Charley dont la vie même semblait être un mystère, et je voulais savoir pourquoi.

 
Donc tant qu'à commencer quelque part, autant commencer par l'histoire de ce duo (faux - c'était pas tout à fait mes débuts mais disons qu'il y a eu quelques faux départs). Et même que ça tombait bien puisque j'ai souvent depuis croisé ailleurs la question "par quel Big Finish audio commencer quand on débute?" et la réponse de loin la plus souvent donnée était "la saison 27", soit le premier arc de Charley Pollard et du 8e Docteur. Dans le mille donc!

 

Bref, tout ça pour dire que ouaip, j'ai écouté Storm Warning. L'ai-je aimé? Oui. A quel point? Assez pour prédire dès lors que les aventures de Charley et du 8e Docteur n'allaient pas faire long feu avant de toutes passer par mes oreilles. En français moderne, ça veut dire que trop j'ai kiffé.

 

Je m'étais cantonnée jusqu'alors aux BBC Audiobooks de la nouvelle série et il faut reconnaître que certes, ça ne vise pas tout à fait le même public: le scénario, niveau finesse et complexité, se situe un bon cran au-dessus; et comme tout ce qui concerne la nouvelle série les BBC audiobooks sont faits pour être accessibles au plus jeunes, ce qui est un peu moins le cas des big finish. Ce n'est un reproche ni pour les uns ni pour les autres, j'aime les deux, mais la différence existe.

 
Et puis il y a le 8e Docteur que je connais un peu mieux maintenant, et dont il me reste tant à découvrir, et je suis aussi enthousiasme à cette idée que quand un nouveau Docteur déboule à l'écran.

J'adore son énergie, sa curiosité, sa façon de s'émerveiller devant tout, cette fraîcheur si inattendue de la part d'un alien de 800 ans et des brouettes (grosso merdo, je sais pas tout à fait quel âge est sensé avoir cet oiseau numéro 8 dans le ballon).

J'adore ce clic instantané que l'on ressent si fort entre lui et Charley.

Et, parce que je suis une fille, j'ai le droit de faire un commentaire de fille: j'adore la voix et les intonations si sexys de Paul McGann  :face: .

 

Et le rire de Charley. Parce que d'elle aussi je suis tombée amoureuse, petite tête brûlée que pas grand chose n'étonne et qui très vite sait qu'entre les mains du Docteur elle peut remettre sa vie sans hésiter. Et c'est d'autant plus fort et poignant maintenant que je sais quel secret entoure la vie de Charley, celui que l'on ne partage qu'avec le Docteur, dans une connivence dont Charley elle-même est exclue. Le secret en lui-même est fort, mais j'aime aussi beaucoup le fait que le Docteur nous le dise à nous, et à nous seul. Parce que c'est toujours sympa, ce genre d'intimité entre le Docteur et le public (enfin, de son point de vue à lui il se parle juste tout seul évidemment mais on s'est comprite).

Et pour l'un comme pour l'autre, les lectures de McGann et de Fisher sont excellentes, pleines de vie et d'enthousiasme, et on ne peut qu'y croire.


Quant à l'histoire en elle-même, elle est intéressante, mais assez inégale: la première partie nous lance dans l'aventure sur les chapeaux de roues, la 2e est riche en informations même si on n'avance guère. Mais la troisième est... hum, longue (ce qui est la version propre de rasoir).

Et la fin ne surprend qu'à moitié puisque évidemment on connaît le destin tragique du R101.... mais là, on sait dès le début que l'intérêt ne sera pas la chute mais la route faite pour y arriver. On retrouve cette impression d'être pris au piège par le destin que l'on peut avoir dans Fire of Pompeii ou The Waters of Mars, et comme dans ces épisodes le dilemme moral est là, bien que traité à chaque fois d'une façon peu différente.

Ces audio dramas promettent de laisser le champ libre à la réflexion personnelle, et j'adore ça.

 

 

"-You're... not human?

-Oh, yes, I was meaning to have a word with you about that."

 

 

 

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The_Stones_of_Venice_cover.jpg

 

"Nothing had to be played out, can't you people see? Don't you ever learn? There's no such things as prophecy or fate, There are true events, things that happen, and things that have to happen. And none of us can escape those."

The Doctor

 

Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven ½

 

(Si je ne vous le dis pas, vous ne le saurez pas, mais je saute joyeusement par-dessus une review, celle de Sword of Orion, vu que ça m'a tant passionné que j'ai rien suivi. Une histoire d'androïdes et de cybermen (mais sans Adric dedans xD), livrée avec tous les dilemmes moraux habituels. Mais définitivement , moi pas aimer les cybermen)



Venise. A l'époque décadente. Sur le point de sombrer, alors tant qu'à mourir, autant partir dans un feu d'artifice de fêtes, d'alcool et de... tout ce qui vient avec.

Et au milieu de tout ça, une prophétie concernant le retour de la Duchesse Pouet Pouet, et un tableau mystérieux que personne n'a jamais vu, celui de... la Duchesse Pouet Pouet. Ce tableau omniprésent nous donne un petit goût de Dorian Gray dans la forme (mais on en reste loin dans le fond).
Et surtout, nous revivons le conte d'un amour perdu et d'un homme brisé.



Une histoire un peu plus grossière, un peu plus classique, ça fait pas de mal de temps en temps. Sans casser trois pattes à un canard ça reste tout à fait sympathique. Ce Docteur tout fou tout content dans les rues de Venise reste un bonheur, et je suis définitivement en amour avec Charley et avec la relation Eighth/Charley. Un bon point aux dialogues très bien écrits, drôle parfois, élégants souvent.

Quelques regrets cela-dit, parce qu'il y avait là dedans de quoi faire plus que ça. Il y avait de quoi faire quelque chose de plus puissant émotionnellement, d'abord, et d'un peu plus fin ensuite: les personnages se retrouvent plusieurs fois à agir de manière particulièrement crétine, justifiée uniquement pour des raisons scénaristiques que, j'imagine, il y avait moyen de travailler un peu plus délicatement.


Mais hé, en bonbon pour la route, y a Mark Gatiss qui cause, là dedans.

 

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