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Game of Thrones

 

 

 

21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:34

* Note: puisque la série est bien moins connue ici qu'Outre Manche, tout le monde ne sait pas que Capaldi interprète Malcolm Tucker dans the Thick of It. D'où cette note qui fait que maintenant vous le savez. Sinon le gag tombe à l'eau xD

 

 

prodnotes  L'homme qui tient le futur de Doctor Who entre ses mains écrit exclusivement pour le DWM!

 

 

Ils se choisissent eux-même, vous savez. C'est la réalité du casting. Mais ça n'est pas toute l'histoire, je suppose, donc pourquoi je ne vous raconterai pas cette histoire depuis le tout début...

 

 

Chapitre Un

 

2005 (j'en suis à peu près sûr).

 

Donc Doctor Who est de retour, et vous vous souvenez de ce glorieux été? Nous les fans bondissant de partout comme des fous, nos pieds touchant à peine le sol, aussi fort qu'on essayait. C'était de retour, c'était bon, et ça ne s'en irait nul part. Parfois j'ai encore du mal à y croire. Au cours d'une soirée plutôt chaude (je crois, je suis vieux et saoul), j'étais à une fête à la BBC, avec de la musique un peu forte et un tas de gens d'âge moyen entrain de transpirer et de se plaindre que la musique était un peu forte. Je me sentais un peu fier de moi, parce que The Empty Child (qui est maintenant si loin, Quatermass est à l'intérieur) avait plutôt plu, et les gens pensaient que je pouvais écrire du drama. Et au cours de ce genre d'évènements les gens venaient toujours me parler de Doctor Who, et j'adorais ça. J'ai bien dit des gens, pas des Dieux de la Comédie.

 

Une sombre figure s'est détachée de l'ombre, et en quelques secondes Malcolm Tucker me dévisageait, insistant pour quelque raison sur le nom "Peter Capaldi".

J'adorais - et j'adore toujours - The Thick of it. J'étais aux anges. Parce que cet acteur extraordinaire, cette incroyable star connaissait mon nom! Ce genre de choses ne m'arrivait jamais, et je ne comprenais pas - mais très vite tout est devenu clair.

 

"Peter Capaldi est un fan de Doctor Who" ai-je dit à ma femme dans le taxi quelques heures plus tard.

"Tu veux dire qu'il regarde la série."

"Non, je veux dire que c'est un fan. Comme moi."

"Pas comme toi."

"Si, comme moi."

"Vraiment pas."

"Sérieusement."

"... Tu étais entrain de boire?"

"C'est pas le propos."
 

 

Chapitre Deux

 

C'est un peu du montage, ce chapitre - ça marchera mieux si vous vous fredonnez du Murray Gold.

 

De temps en temps, il m'arrivait de croiser Peter lors d'évènements absurdes - le propriétaire de Comedy Awards, de BAFTAs écossais, de BAFTAs Britanniques (et donc également écossais), et nous parlions toujours, et toujours à propos de Doctor Who. Même pendant ces mois où Sherlock venait d'arriver, et où tout le monde mentionnait d'abord l'Autre Série, Peter arrivait et me disait "je sais, je devrais parler de Sherlock, mais j'adore Matt Smith."

 

Et je suppose que ça a commencé à tiquer dans mon cerveau, que l'un de mes acteurs favoris, l'un des acteurs les plus fins du pays, était aussi amoureux du TARDIS que ceux qui lisent ce magazine.

 

Qu'en pensez-vous..?

 

 

Chapitre Trois

 

La première fois que j'ai été impliqué dans le casting du Docteur, Peter m'est venu à l'esprit. Mais d'une certaine manière ça ne semblait pas bien, et alors que je tape ceci je n'arrive pas à l'expliquer. C'est amusant cela-dit, comme chaque Docteur semble ouvrir une porte pour le suivant. On ne peut pas imaginer l'intriguant Patrick Troughton devenir ce drôle de fou de Tom Baker. Mais si on fait un détour par ce flamboyant homme d'action qu'est Jon Pertwee, tout fonctionne. De la même manière je ne peux pas imaginer le Docteur vif et sexy de David devenir Peter Capaldi. Comme si, si le Docteur avait son mot à dire sur le sujet ( et il l'a certainement), il n'irait pas par là. D'une certaine façon le Docteur de David respirait trop la jeunesse pour devenir ensuite cet homme.

 

C'est une contradiction, bien sûr, puisque le Docteur suivant - le ringard branché - était encore plus jeune. Mais d'une certaine façon, grâce au génie de Matt Smith, Numéro Onze n'était pas jeune du tout - il était de tous les âges à la fois. Aucun autre acteur dans le rôle n'a interprété l'entièreté de l'âge du Docteur aussi bien que lui.

 

La sagesse des siècles brillait dans ces grands yeux tristes - et alors que l'heure approche où ces yeux vont se fermer à jamais, je me retrouve à dire -

 

 

Chapitre Douze

 

"Peter Capaldi."

 

Il était sur la liste d'Andy Pryor, bien sûr. Il était au sommet de la mienne. Brian Minchin mordait un peu le bout de son stylo, parce qu'il avait travaillé avec lui sur Children of Earth et pour le moment il restait encore un grand saut à faire - mais le fantasme pour un moment! Capaldi! Capaldi! était soudain notre grande idée.

 

J'ai demandé à mon vieil ami Mark Gatiss de me faire une liste, et tout au sommet, encore une fois, Peter Capaldi.

 

A chaque moment son Docteur.

 

Vous n'avez pas d'idées - les idées vous font simplement savoir quand elles sont prêtes.

 

Aucune garantie qu'il serait partant, bien sûr. L'homme a une carrière sur scène et à l'écran, il est un authentique Comédien, il voudrait probablement -

" - venir nous voir" nous a annoncé Andy. Enfin, non, Andy ne nous a pas dit ça du tout. Il nous a envoyé un e-mail à 10h du matin, nous informant qu'il appellerai à 15h pour nous annoncer une nouvelle excitante. Puis il nous a dit ça.

 

Oh, comme ce jour est passé vite!

 

Nous étions sous secret, bien sûr, donc l'audition a eu lieu chez moi. Oh, et vous avez aimé notre Discrétion Absolue, au fait? Personne ne savait que ça serait Peter. A part les agences de pari, les journaux, et les gens. Il y avait autant de photos de Peter dans la presse la veille de l'annonce que le lendemain. Pour ceux qui n'étaient pas au courant  ça devait ressembler à l'histoire suivie d'un homme se rasant la barbe.

 

Mais peu importe, je m'égare. Revient au sujet, Moffat, assez de Timey-Wimey. L'audition: c'était l'un de ces moments - le Docteur était dans la pièce, et les recherches étaient finies. Ben Stephenson et Faith Penhale ont approuvé, et un coup de téléphone a été passé sur le plateau de Les Mousquetaires, pour informer le grand homme qu'une grosse boite bleue allait venir se refermer su sa vie à jamais.

 

Et c'est ainsi qu'en un jour très spécial à Prague, un fan de Doctor Who, déguisé en Cardinal de Richelieu, qui était certainement entrain de se demander qui serait le prochain Docteur, a découvert pour son plus grand bonheur que le Docteur, enfin, c'était lui.

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 08:56

prodnotes

 

   Pour ce numéro, Steven donne aux lecteurs du DWM un cadeau de Noël spécial - un survol de la prochaine saison...

 

 

Qu'est-ce que vous  voulez dire, novembre? Bon sang, comment est-on arrivé là - est-ce qu'on a sauté des mois? En fait, au moment où vous lirez ceci, on sera en décembre, voilà à quel point ça passe vite.

Les jours passent aussi vite que le paysage à la fenêtre depuis ma place de train. Fenêtre à côté de laquelle je ne suis pas assis, parce que tous les trains ont été annulés, et je me tiens devant les studios de Doctor Who à Cardiff, à me demander comment diantre me rendre à Londres pour récupérer mes enfants.

 

Tout n'est pas glamour, vous savez. Mais derrière moi, dans ces énormes pièces magiques que nous appelons studios, il y a tout le glamour dont on peut avoir besoin. Aujourd'hui nous triplons la mise. Oui, triplons!! Trois, non, quatre, en quelque sorte, épisodes en production en même temps. Dans le studio 3, Matt Smith affronte les Cybermen, et la dernière fois que je l'ai vu, il ne gagnait pas. Dans le studio 1, de vieux amis du Docteur affrontent un vieil ennemi et quelques nouveaux monstres, et les terribles évènements du final prennent forme. Dans une minute, Jenna devra les laisser, et foncer vers le plateau du TARDIS pour tourner un minisode (j'utilise ce mot, je n'ai aucune honte) pendant que les autres partiront en extérieur pour tourner une scène manquante du Christmas Special, juste parce qu'on aime parfaire le montage.

 

C'est toujours comme ça vers la fin - l'extase de la course! Chaque scène manquante doit être filmée, chaque moment laissé de côté, les derniers détails. L'arrivée est en vue, mais ça veut simplement dire que tout le monde commence à courir plus vite.

 

Et si je ne suis pas rentré à 7h, mes enfants se retrouveront abandonnés. Vous sentez la tension?

 

Donc comment se passent ces derniers moments frénétiques? Vous voulez une mise à jour? Quels cadeaux avons-nous pour vous sous le sapin de Doctor Who? (écrit-il dans une tentative maladroite de faire un lien avec Noël).

 

Ok, juste parce que vous l'avez demandé...

 

 

CHRISTMAS

Maintenant vous le savez, il s'appelle The Snowmen. Richard E Grand est le méchant, et franchement, il est né pour grogner devant le Docteur. Et dans quelques secondes maintenant (alors que je tape) nous aurons officiellement fini le tournage, ayant filmé cette scène manquante. Mais le reste est magnifique, grâce à Saul Metzstein, le réalisateur, et l'incroyable Michael Pickwoad (c'est vraiment son nom), notre décorateur de génie.

 

 

EPISODE 1

Un jour cet épisode aura un titre que j'aimerai, et ce jour là je le partagerai avec vous avec plaisir. Jusque là, sachez qu'il a été brillamment réalisé par le petit nouveau pour Who Colm McCarthy et qu'il est presque terminé. Nous avons chargé Colm d'une caméra pour aller tourner quelques scènes supplémentaires, parce que... et bien, vous verrez.

Celui-ci a commencé dans une voiture à New-York, avec Marcus Wilson disant "pourquoi est-ce qu'on ne fait pas un vrai thriller urbain?" Et bien, le voici, j'espère. Un vrai thriller urbain, avec en vedette un homme vêtu d'une redinguote et d'un noeud papillon et d'un mèche venue de l'espace!

 

 

EPISODE 2

Un jour cet épisode aura un titre... vous connaissez la suite. C'est le second script de Neil Cross, mais c'est le premier que vous verrez. Entièrement filmé maintenant et nous venons de voir le premier montage de Farren Blackburn, et je crois que vous allez rire et pleurer et bondir. Glorieux. Le résumé, pour Neil, disait "tu sais comme le Docteur promet toujours de l'incroyable, du merveilleux à ses compagnons, puis les coince dans un tunel, attaqués par des limaces mutantes. Faisons un peu d'incroyable et de merveilleux!"

 

 

EPISODE 3

J'adore ce titre. J'y pense en ce moment. Ooooh, super titre. Mark Gatiss est sur le point de briser les coeurs des fanboys - mais assez parlé de sa vie privé.  C'est un épisode éclatant, dans la grande tradition, brillamment dirigé par Douglas Mackinnon. Et vous savez quoi? Il est entièrement filmé, et monté et terminé. Il reste quelques petits FX et un peu de musique et d'effets sonores, mais disons qu'il est terminé pour cette colonne. C'est dans la boite, bon sang!

 

 

EPISODE 4

Le premier script de Neil Cross, mais le deuxième que vous verrez. Et vous comprendrez sans aucun doute pourquoi on l'a plaqué au sol alors qu'il se dirigeait vers la sortie pour extraire de lui une autre histoire. Effrayant et intelligent et même un petit peu romantique, avec un travail magnifique de notre nouveau réalisateur Jamie Payne, celui-ci est terminé. Non, attendez, il ne l'est pas. On a une scène à rattraper. Mince! Mince!! Je croyais qu'on était sur une bonne lancée!

 

 

EPISODE 5

Voyage au centre du TARDIS! CA, c'est un titre. Non, éloignez-vous de la fenêtre, ce bruit qui résonne est celui de VOTRE PROPRE COEUR. Ne vous inquiétez pas, Mark Gatiss n'a pas entouré votre coeur d'explosifs dans la nuit (il pourrait cela-dit, ne le laissez pas dans votre maison), ceci est le travail de Steve "le cerveau" Thompson et du génial nouveau réalisateur Mat King. Et oui, cet épisode va faire ce qu'annonce son titre. Ou il le fera quand on aura récupéré cette petite scène qu'il nous manque encore.

 

 

EPISODE 6

Un titre à mourir, et le second terrifiant voyage dans l'esprit de Mark Gatiss. Avancez avec précaution, il y a des dangers mortels là-dedans! Et oui, c'est dans la boite aussi. Juste l'autre jour, Saul a filmé une jolie petite scène et c'était fini et complet et adorable! Tout un épisode! Allez, la team Who, câlin de groupe. Faisons la danse du Yowzah!

 

 

EPISODE 7

Toujours en production, le nouvel épisode à frissons de Neil Gaiman, réalisé par Stephen Woolfenden. Vous savez déjà qu'il y a des Cybermen - ce que vous ne savez pas c'est qu'il y a autre chose. Un cyber-autre chose. Et, ooh, ils sont dégoûtants. Gaiman, qu'est-ce qu'il se passe dans ta tête?! N'arrête jamais de me le dire.

 

 

EPISODE 8

Toujours en tournage. Et oh, ça c'est un bon titre, je crois. Un qui va vous faire tressaillir un peu, et vous inquiéter encore plus. Oui, je pense que vous seriez un tout petit peu inquiet de savoir où on veut en venir avec celui-là. J'en dirais bien plus, mais alors vous seriez un peu moins inquiets, et franchement, quel est l'intérêt?

 

 

Et bien sûr, après tout ça, il y a plus encore à venir. Caro, ma co-exec bien plus intelligente et plus jolie, m'a fait m'asseoir à la cantine avec un morceau de papier (elle vient du nord, ils ont toujours ça là-bas) et un stylo fontaine (c'est comme un stylo normal mais avec une plume défectueuse) et a gribouillé quelques plans possibles pour l'an prochain.

Elle aime un morceau de papier avec un stylo, notre Caro - elle ne se fait pas vraiment à tous ces trucs modernes du sud, comme les emails et les téléphones et les stylos à bille. Elle croit dans les mots écrits sur des morceaux de papier - comme celui qu'elle me tendait avec l'instruction solennelle de ne pas le perdre où le poser n'importe où ou oublier les informations inscrites avec amour dessus.

Donc je l'ai photographié avec mon Iphone.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 09:00

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven nous permet de jeter un oeil sur une scène coupée de la dernière aventure d'Amy et Rory...


 

Nous nous sommes tous assis pour regarder ça - moi, Caro Skinner, Marcus Wilson et Andy Prior, notre brillant directeur de casting - je suis sûr que vous pouviez entendre nos battements de coeurs accélérer.

Parce qu'ils étaient là, juste devant nous, la nouvelle équipe et le nouveau show.

 

Ok, donc les Pond sont morts et enterrés maintenant. En même temps, ils ont vécus heureux pour toujours. C'est le truc avec Doctor Who - vous avez votre gâteau à manger dans tous les cas! Mais grâce au DWM il semble qu'il reste encore une chose à régler. Matt, dans la preview de l'épisode du dernier numéro, s'est plaint que j'avais parlé de ses cheveux gris dans le script. Vu que je suis responsable de la majorité d'entre eux, je m'y suis senti complètement autorisé, et parce qu'on a coupé la scène de la version finale je ne me suis même pas senti coupable. Mais dans le monde totalement découvert des coulisses de Doctor Who, l'histoire ne s'est pas arrêtée là. Oh, non, soudain tout le monde voulait savoir ce qu'était cette scène des cheveux gris.

 

Donc avec toutes mes plus plates excuses au Seigneur du Temps (qui même maintenant vérifie son reflet dans un miroir) la voici dans toute sa gloire.

 

Mais avant tout, un mot d'explication. Nous avons tourné cet épisode avant The Power of Three (dont le scénario était encore entrain de prendre forme) et l'intention était en partie d'établir ce qui se passait dans la vie des Pond et du Docteur au fil des ans. Je n'avais pas réalisé, même alors qu'on filmait, à quel point Chris Chibnall ferait ça mieux que moi. Franchement, ça devenait redondant.

 

Aussi, et plus important encore - je pense que vous serez d'accord - j'étais trop sentimental trop tôt. Comme vous être sur le point de le lire, le Docteur et Amy parlaient comme s'ils savaient qu'il s'agissait de leur dernier épisode. Une aventure qui devait commencer comme n'importe qu'elle autre aventure avant de basculer dans la tragédie vous faisait basculer bien trop tôt. Ce que Russell T. Davies appelle toujours "jouer le résultat".

 

Enfin bref. Nous sommes de retour à Central Park. Le Docteur vient juste de retirer les lunettes du nez d'Amy, se plaignant qu'elles faisaient apparaître ses yeux ridés - et puis il les remet en place, réalisant que ce ne sont pas les lunettes.

Et voici, pour la toute dernière fois, le Docteur, Amy et Rory en pleine conversation...

 

 

THE ANGELS TAKE MANHATTAN

(Scène coupée)

 

RORY: Ok, je vais aller nous chercher d'autres cafés. Qui veut du café, oui, moi aussi, j'y vais!

AMY: Rory, est-ce que mes yeux ont des rides visibles maintenant?

RORY: Non.

AMY: Tu n'as pas regardé.

RORY: Je les ai remarquées plus tôt. Je ne les ai pas remarqué. Je me rappelle spécifiquement ne pas les avoir remarqué. Donc, café? Je parie que oui!

 

Il commence à s'éloigner.

 

AMY: Tu m'aimes toujours malgré mes rides?

RORY: Voyons. "Non", c'est la mort assuré - "Oui", c'est dire que tu as des rides.

AMY: Tu marches au dessus des flammes, Centurion!

RORY: Est-ce que je dois m'approcher?

AMY: (flirtant) Tu peux si tu veux.

RORY: On a de la compagnie.

AMY: J'appellerai la Babysitter.

LE DOCTEUR: ...Oh, c'est tellement humiliant quand vous faites ça.

RORY: Café?

AMY: Café!

 

Il s'éloigne. Un temps de silence entre Amy et le Docteur. Finalement:

 

AMY: J'ai 34 ans.

LE DOCTEUR: Je n'ai pas demandé.

AMY: Non, mais j'entendais la phrase tourner dans votre tête. Quel âge vous avez en ce moment?

LE DOCTEUR: Aucune idée.

AMY: Oh, arrêtez.

LE DOCTEUR: Je ne sais pas. Je vis dans une machine à voyager dans le temps, je ne vieillis pas - il n'y a rien pour tenir le compte.

AMY: Excusez-moi, monsieur, vous avez sept cheveux blancs.

LE DOCTEUR: Tu as compté?

AMY: C'est un passe-temps.

LE DOCTEUR: J'essaye de suivre - instinct de Seigneur du Temps. C'est juste par politesse! Je peux essayer?


Il prend les lunettes d'Amy et les pose sur son nez.


LE DOCTEUR: En fait, c'est bien mieux. Je n'ai jamais su que j'avais besoin de lunettes, c'est excitant!

 

Plan sur Amy qui le fixe quelques instants - amusée mais troublée. Est-ce qu'il vieilli juste par sympathie?

 

AMY: Pendant combien de temps vous allez faire ça? Atterrir chez nous, nous emmener en voyage?

 

Le Docteur la regarde - juste un peu vulnérable, manquant un peu d'assurance.

 

LE DOCTEUR: ça te dérange?

AMY: J'adore ça, c'est juste... à chaque fois que vous vous envolez au loin, je me dis cette fois sûrement il va se lasser de nous. (Elle hésite, un rare moment de vulnérabilité). Mais j'espère un peu que non.

 

Pendant cette réplique, le Docteur écoutait tout en regardant distraitement quelque chose. Une famille se promenant dans le parc, un petit garçon en arrière. Il tient la ficelle d'un ballon bleu - et à ce moment précis la ficelle glisse de sa main et son ballon commence à s'envoler. Le Docteur le regarde s'élever encore et encore, plissant les yeux face à la lumière d'un ciel clair.

 

LE DOCTEUR: S'envoler au loin c'est bien. Mais il faut s'envoler de quelque part, sinon on finit juste perdu.

 

Il sort son tournevis, zappe le ballon à la dérive. Celui-ci redescend comme une pierre et rebondit aux pieds du petit garçon.

 

LE DOCTEUR: Perdu dans le ciel, imagine ça.

 

Le petit garçon a ramassé le ballon, il serre à nouveau la ficelle. Le ballon se renvole et flotte à nouveau. Le petit garçon regarde le Docteur - qui lui envoie un salut chaleureux et remet le tournevis dans sa poche. Amy a regardé la dernière partie de cet échange avec intérêt, se demandant ce qu'il avait fait.

 

AMY: Faites-moi la lecture!

 

LE DOCTEUR: Je croyais que tu n'aimais pas que je lise à voix haute.

 

AMY: Taisez-vous et lisez-moi une histoire. Juste, évitez les "Yowzah!"

 

LE DOCTEUR: C'est toi le chef....

 

AMY: Je suis le chef.

 

Il ouvre à nouveau son livre. Et maintenant, avec désinvolture, il arrache une page du livre et la pose dans le panier.

 

AMY: Pourquoi vous avez fait ça?

 

LE DOCTEUR: Je déchire toujours la dernière page d'un livre. Comme ça il n'a pas à finir. Je n'aime pas les fins.

 

AMY: Ouais. Moi non plus.

 

Elle sourit. Et nous restons avec eux un moment, tranquilles dans le parc, assis dos à dos, alors que le Docteur lit...

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:16

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven révèle son secret pour maintenir les surprises - mais shhht! Ne le dites pas à vos amis...


 

Et la voilà, sur vos écrans, dans une robe rouge sexy et armée d'un batteur à oeufs - tout le monde dit bonjour à Jenna-Louise Coleman. Étiez-vous surpris de la voir? Je pense que la plupart des gens l'étaient. Et franchement, j'étais surpris que vous soyez surpris, parce que je ne pensais pas qu'on pourrait cacher ça.

 

Et c'est le bon endroit pour en parler, parce que - en quelque sorte - tout a commencé dans les pages du DWM. Il y a un peu plus d'un an, Tom Spilsbury - le harceleur des Production Notes et l'éditeur du DWM - m'a raconté son plan pour lancer The Impossible Astronaut. "Quatre couvertures", a-t-il dit. "Le Docteur, Amy, Rory et River - lequel d'entre eux va mourir?" Ce qui, bien sur, était une si bonne idée qu'on la piqué pour la campagne publicitaire. Hourra pour le DWM!

 

Mais même alors que nous commencions à travailler sur cet angle, je souriais cyniquement pour moi-même. Parce que dans la (pas tout à fait) dure réalité des lancements presse et des reviews en ligne, avec tout un réseau internet qui twitte en boucle, vous ne pouvez pas garder un secret. Au moment où les téléspectateurs allaient s'installer devant leur télé, tout le monde saurait que c'est le Docteur qui va prendre la balle. Et à voir l'épisode diffusé au lancement presse - le sincère mouvement de surprise dans la salle alors que le corps du Seigneur du Temps brûle sur le bateau - je me suis senti un peu misérable. Parce que l'histoire ne marcherait jamais aussi bien sans l'onde de choc des minutes d'ouverture.

 

J'avais toujours ça en tête lorsque la session de Q&A a commencé, et je me suis retrouvé à faire quelque chose que je n'avais pas prévu. J'ai demandé à la presse de ne pas révéler le secret. Simplement. J'ai simplement demandé. Une simple demande polie.

Il y a eu un moment où l'audience m'a dévisagé en silence. Un silence peut-être un peu amer. Et alors que je partais, j'ai trouvé Caitlin Moran du Times assise sur le sol devant la salle de projection, déjà entrain d'écrire sa review. "Moffat, tu ne me laisses rien dont je puisse parler. RIEN!" Et il m'est venu à l'esprit, alors que je ramenais ma culpabilité à la maison, que nous venions de montrer 90 minutes de télévision à un public invité, et on leur a interdit de parler de quoi que ce soit au delà des sept premières.

 

Mais vous savez quoi? Contre toute attente, contre le sens commun... ça a marché. Ca n'a pas juste marché, c'est allé au delà de ce dont j'aurais pu rêver.

Parce que la presse a fait ce que la presse fait de mieux - ils ont tordus cette histoire jusqu'à ce que les têtes tournent. "Attendez de voir ce qui se passe sur cette image!" sous-titrait l'un d'entre eux, sous une photo de Matt au bord du lac. Et, bien sûr, Cailtin a noyé tout le monde avec brio.

 

Quelques mois plus tard, j'y étais à nouveau - à nouveau le coup de la demande polie - avec la régénération Mels/River. Et de nouveau cela a marché, et de nouveau la presse a dépassé nos attentes "Est-ce la nouvelle compagne?" demandaient-ils sous les images de Mels. Et bien, oui, en quelque sorte - bien joué!

 

Donc quand l'idée a germé d'introduire Jenna dans la série d'une toute nouvelle façon, ça a commencé à devenir irrésistible. Et si nous pouvions la glisser dans l'écran avant que quiconque ne s'y attende? Avant que quiconque puisse croiser les bras, et froncer les sourcils, et s'asseoir pour asséner son terrible jugement sur la "nouvelle fille", et si elle était déjà sur cet écran, à les faire rire et à les charmer - même alors qu'ils se grattaient la tête en se demandant "attends un peu, c'est pas elle?!"

Est-ce que ça, ça ne serait pas une formidable façon de raconter l'histoire?

 

Impossible, bien sûr! Une histoire bien trop importante pour espérer qu'un journaliste puisse l'ignorer. Bien trop de rumeurs pour que les membres des forums et les bloggeurs la laissent passer. De plus, il va y avoir quatre avant-premières - Londres, Edinburgh, New York et Toronto et il n'y aura pas moyen de garder le silence sur chacune d'entre elles.

 

Mais au diable, nous avons essayé quand même. A Londres au BFI - rougissant furieusement - j'ai demandé à la presse rassemblée de ne rien dire à propos de la plus grosse histoire de la soirée. Je suis allé à Edinburgh et j'ai recommencé. A New York, Matt et Caro ont supplié dans un théâtre bondé de ne pas éventer notre petit secret. Aucun d'entre nous ne pouvait se rendre à Toronto, donc j'ai envoyé une petite vidéo. Dieu sait de quoi ça avait l'air - toute la magnificence du travail de Nick Hurran sur Asylum, suivi de moi planté devant une webcam, pleurnichant à l'écossaise.

 

Et de nouveau, d'une façon ou d'une autre, contre tout sens commun et contre toute croyance populaire, le secret a été gardé.

 

Je ne suis pas entrain de m'en vanter, au fait - pas du tout. Parce que honnêtement, rien de tout ça concerne la demande polie. Tout ceci, en fait, concerne la réponse généreuse et unanime. Donc à tous les fans qui étaient là, et qui n'ont rien raconté à leurs amis, pour qu'ils puisse profiter de l'épisode correctement - merci. Et à tous les journalistes qui ont rendu leur vie de reporter juste un peu plus difficile, pour que notre série puisse être un petit peu mieux - merci.

 

Oh, et encore une chose. A propos d'Oswin, le Dalek explosé. Vous ne savez rien. Vous m'avez entendu? RIEN!!

 

Et il se met à rire d'un rire diabolique, et balance sa cape sur son épaule et s'éloigne dans un brouillard mystérieux sous le vacillement d'un improbable lampadaire...

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:09

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven dévoile la nouvelle saison de Doctor Who!


 

 

    Ca n'est qu'à un battement de coeur: enfin, la nouvelle saison arrive. Mais avant j'ai un devoir sacré - une tradition doit être honorée. Oui, arrêtez de regarder votre montre avec cet air impatient, l'heure est venue. Ce sont les Production Notes: rencontrez les auteurs.

 

Et nous voici devant vous, timides et rougissant, clignant des yeux sous le soleil, enchaînés ensemble pour des années de labeur.

 

Craignez-nous - puisque nous sommes les scénaristes de la saison...

Um.

Des idées?

Et bien, j'ai bel et bien ruiné la numérotation maintenant, n'est-ce pas? A appeler la saison 5 "saison 1", avant d'appeler la saison 2 "Saison 6", et puis ajoutant de la confusion sur le fait de devoir ou non compter les spéciaux de David comme une saison (pourquoi pas, je dis) et maintenant une nouvelle coupure. Saison 7a?

Nan, ennuyeux. Nous allons perdre deux grands héros, nous n'allons pas nommer le vaisseau de leur dernier voyage '7a', je l'interdis.

Donc, saison Pond ce sera. J'aime ça - ça sonne bien. Et voici donc un rapide tour d'horizon des scénaristes et de leurs Pondisodes (oui, j'en suis là, faites avec).

 

Pondisode Un:

Asylum of the Daleks par Steven Moffat

Ahh, Moffat, que reste-t-il à dire, à part "ferme-la, crétin d'écossais paresseux." Vous savez que j'adore les Daleks. Ouais, je sais, les Anges Pleureurs et tout ça, mais quant on en vient au top du top des monstres de Doctor Who, c'est toujours, toujours les Daleks. Déjà quand j'étais un petit garçon, je voulais écrire une histoire de Daleks. Et c'est presque arrivé sur la saison 3 (quel que soit ce à quoi ça correspond de nos jours). Julie Gardner m'a demandé d'écrire un double épisode à propos des Daleks à New-York! Je me suis presque mis à chanter. Et puis j'ai fondu en larmes - parce que je faisais une série appelée Jekyll (non, je ne m'en souviens pas non plus), et je n'avais pas le temps.Donc celui-ci m'est passé sous le nez (mais a lancé la carrière d'Helen Raynor, et m'a permis d'écrire Blonk, donc ça n'est pas si mal) et ça n'est que le jour où j'ai pris les commandes de la série que j'ai eu ma chance d'écrire une aventure de type Machine Temporelle Mark III.  Et la première chose dont j'étais sûr, alors que je déboulais dans le bureau de Doctor Who et choisissais de nouveaux rideaux, c'était que j'allais écrire pour les Daleks

Sauf que... Mince, sauf que je voulais Churchill avec les Daleks, et je savais sans l'ombre d'un doute qu'il y avait quelqu'un d'autre qui écrirait Churchill bien mieux que je ne le pourrais jamais.Et donc avec le coeur lourd j'ai laissé les Daleks aux mains de l'incroyable Mark Gatiss.

Mais maintenant mon heure est venue. Que les restrictions aillent se faire voir, c'est à mon tour - et j'avais un titre en réserve depuis bien longtemps. "Joshua", ai-je dit à mon fils de 13 ans, "tu veux connaître le titre de mon prochain scénario pour Doctor Who?"

"Bien sûr", a-t-il dit, en adolescent cool.

"Asylum of the Daleks!" Et bien sûr, par dessus ces mots, tout le cool a disparu et tout était tournoiement et sauts dans le vide et courses dans le jardin avec les bras tendus, à faire des bruits d'avion. "Chouette titre," a fini par dire Joshua, "Maintenant s'il-te-plaît sort du jardin, papa, les voisins nous regardent."

(J'ai aussi révélé le titre à David Tennant à ma fête d'anniversaire. Je suis content de dire qu'on a tous les deux courru partout en faisant des bruits d'avion).

 

 

Pondisode Deux:

Dinosaurs on a Spaceship par Chris Chibnall

A cette vague et lointaine époque où j'étais nouveau à ce poste, j'ai été frappé par le premier script de Chris Chibnall. Passimplement par l'écriture stellaire, devant laquelle mes dents ont grincé d'envie, mais parce qu'il avait inventé le Meilleur Monstre de Tous les Temps. Officiellement le meilleur. Je n'en pouvais plus d'attendre de le voir au script meeting pour le féliciter de son génie. Mais le jour venu, assis entre Piers Wenger et Beth Willis, je pouvais entendre Chris approcher dans le couloir, quand mes deux producteurs exécutifs ont chuchoté, "on ne peut pas se permettre de créer ces monstres, au fait - il vaudrait mieux prévenir Chris".

Chris est entré pour me voir assis là, le visage pâle, haletant et peut-être même pleurant.

Aujourd'hui ces monstres attendent toujours d'apparaître à l'écran (un jour, Chris, je suis sur l'affaire), mais après avoir convaincu le Chibnall de revenir sur la série, je savais que je devais faire amende honorable pour cette horrible coupe du budget de dernière minute.

Donc le jour où je lui ai donné le pitch, je l'ai regardé dans les yeux, et lui ai donné la totalité de son résumé - juste le titre. "Dinosaurs..." j'ai dit, "on a spaceship!!. Et avant que tu n'aies le temps de demander, oui, on peut se le permettre."

 

 

Pondisode Trois:

A Town Called Mercy par Toby Whithouse

De temps en temps, je vais à des cérémonies de remise de prix en tant que nommé. Et lors de ces occasions pleines de suffisance, j'entretiens toujours le fantasme que je pourrais gagner - gagner un prix, en fait, pour de vrai. L'antidote à cette désillusion est de jeter un oeil à Toby Whithouse de l'autre côté de la pièce. De là je soupire, jette mon discours de remerciement et lève un verre de vin vers le showrunner de Being Human.

"Un Western", ai-je dit à Toby. "Un Western Doctor Who! Qu'est-ce que t'en penses?"

Un mois plus tard nous avions A Town Called Mercy. Et c'est parfait, bien entendu - en tant qu'auteur, regarder un page de dialogue écrite par Toby,  c'est comme regarder en face vos propre défauts; je crois que vous allez adorer celui-là. Soyons honnêtes, il n'y a qu'à regarder les jambes arquées de Smith pour se demander qui a volé on cheval. Et bien, ce cheval a maintenant un nom, et je peux dire honnêtement que ce nom est mon moment préféré de toute la nouvelle saison


 

Pondisode Quatre:

The Power of Three par Chris à nouveau Chibnall

J'aime penser, quand Chris est rentré chez lui après la réunion des dinosaures, et en a finalement eu assez de courir dans la pièce en faisant des bruits d'avion, il a découvert qu'il avait écrit un premier jet parfaitement formé. Parce que de notre point de vue, ça a vraiment semblé aussi facile: l'un des meilleurs premiers brouillons que j'ai jamais lu de quoi que ce soit. Donc à la réunion suivante, je lui ai dit "on a environ deux remarques. Et elles sont toutes les deux très petites. Donc ne perds pas ton temps à écrire un deuxième brouillon tout de suite, écrit un deuxième script."

Il m'a regardé l'air un peu étonné, et a demandé

"Qu'est-ce que tu veux?"

"Le Docteur, du point de vue des Ponds"

"Je ne vois pas ce que tu veux dire. Qu'est-ce que ça veut dire?"

"Je ne sais pas. Montre-moi!"

Et bon sang, il l'a fait! Depuis que j'ai commencé l'histoire d'Amelia Pond, je voulais écrire la scène Docteur/Amy ultime: celle qui résumerait tout. C'est compliqué avec ces deux-là, de les faire simplement parler. L'un est un homme qui retient ses sentiments avec des milliers d'années d'amour et de pertes, et l'autre est écossaise. Mais il y a cette scène ultime, le parfait compte rendu ce ce qu'ils sont l'un pour l'autre et pourquoi. C'est dans la deuxième partie de l'épisode et vous ne le raterez pas, c'est brilliant. Franchement, le seul défaut que je peux lui trouver c'est que JE NE L'AI PAS ECRITE. Sois maudit, Chibnall - maudits soient tes yeux talentueux.

 

 

Pondisode Cinq:

The Angels Taje Manhattan par Steven Moffat

Je déteste les fins, dis le Docteur. Moi aussi. Mais c'est comme ça - le dernier acte d'Amy et Rory. La fin de la belle époque. J'ai l'impression d'avoir tourné dans le jardin en faisant des bruits d'avion pendant un long après-midi d'été - mais maintenant il commence à faire nuit, et c'est l'heure de retourner à l'intérieur. Au revoir, les Pond - il est l'heure de poser l'avion.

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 17:04

prodnotes

 

   Pour ce numéro, Steven prouve qu'il peut compter jusqu'à 14 (mais la couleur quitte son visage au fur et à mesure qu'il avance)...


 

    Donc où en sommes nous? Les moteurs du TARDIS grondent dans le ciel, mais d'encore assez loin - quelques semaines à parcourir avant que le Docteur ne revienne. Hier, à un concert à Chiswick (oh, ma vie!) a charmant monsieur m'a demandé combien d'épisodes de la nouvelle saison étaient maintenant terminés. J'ai émis ce genre de gloups qui peut jeter le silence dans un évènement plein air, et pousser un groupe à arrêter de jouer pour vérifier leur sono.

    "Aucun", ai-je dit. Et il y a eu des étranglements, des cris de désespoir et une femme s'est évanouie. Puis le téléphone de quelqu'un s'est éteint - mais ça arrive toujours.

 

    C'est vrai cela-dit. Alors que je tape ceci (7.51 du matin, 6 juillet 2012) je suis dans un train vers Cardiff qui lutte contre la pluie pour me rendre au premier doublage de la série. C'est quand toute la musique et les effets sonores sont ajoutés au montage fini, et pour la première fois vous voyez tout ça monté ensemble. Vous voyez un épisode effectif de Doctor Who. Oui, dans quelques heures - je l'espère de tout mon coeur - nous aurons en fait fini un épisode.

 

    Mais qu'en est-il des autres? Il y a un moment dans la production de Doctor Who, quelques mois de terreur absolue, quand chacun des 14 épisodes en sont à une étape de développement.

Donc voici un compte-rendu préci de l'endroit où nous en sommes - une mise à jour du train dans le train ( attendez-vous à plusieurs niveaux de résistance, quelques allusions pénibles, et un peu de numérotation erronée.)

 

    1. Asylum of the Daleks. Oh, vous connaissez tous le titre - nous avons accidentellement oublié de dire au BFI de ne pas l'imprimer. Oh, et bien! C'est tourné, et verrouillé ( c'est à dire que l'édition est bouclée). Le BBC Wales Orchestra a exprimé tous les tourments internes de Murray Gold et nous les a renvoyé puissance 11, les effets spéciaux sont peaufinés à l'extrême, sur les fabuleux écrans de The Mill, et je viens juste de voir le nouveau... laissez tomber.

 

    2. Tourné, verrouillé, et j'ai vu tous les effets spéciaux, mais qui ne sont pas encore ajoutés à l'épisode. Et, oh, quels effets! Vous allez déglutir et pointer du doigt et chanter. Vous allez vous asseoir dans la salle de diffusion de The Mill et leur demander de jouer un plan encore et encore parce que c'est juste TROP EXCITANT - ou bien c'est juste moi?

 

    3. Tourné, verrouillé et dans quelques heures doublé! Oui, c'est celui que je vais voir aujourd'hui! Oui, vous m'avez entendu, je vais voir un nouveau Doctor Who aujourd'hui et PAS VOUS. Nananère! (oh, c'était gamin - désolé, ça n'arrivera plus).

 

    4. Tourné (à l'exception d'une paire de scènes supplémentaires que nous bouclerons plus tard) mais toujours dans la salle d'édition. Oh, j'adore celui-là, si inhabituel - je me demande ce que vous allez en penser - et avec l'une des scènes les plus belles et les plus touchantes que l'on n'a jamais tourné. Magnifique écriture!

 

    5. Au revoir les Pond. Tourné, verrouillé et entrain de pleurer sur lui-même sur un disque dur quelque part. Il y a des émotions dans cet épisode, donc c'est une alerte Murray Gold - il pourrait vous tuer et danser en riant sur vos coeurs.

 

    6. Joyeux Noël! Je viens juste de rendre ma cinquième version, pas une seule image a été tournée, et nous somme toujours à un mois de la production. Probablement à vingt versions de la définitive à l'évidence, mais j'essaye d'y réfléchir.

 

    7. Il  a 22 pages sur mon ordinateur. J'ai promis de le finir pour la fin de la semaine prochaine, donc un petit câlin et un petit mot d'encouragement seraient appréciés. Peut-être un Kit-Kat.

 

    8. Il y a, j'en suis sûr, environ 10 pages de celui-ci, sur un autre ordinateur, très loin d'ici.

 

    9. Tourné et en cours d'édition en ce moment. Il y a un assemblage ( un montage grossier de l'épisode) que j'ai vu et je crois que c'est déjà un classique. Et oh, les décors pour celui-là. Incroyable! Michael Pickwoad s'est surpassé. Préparez-vous à frissonner de terreur, et à remâcher les mots "Oh mon Dieu, est-ce que c'est un -?" ... laissez tomber

 

    10. Tourné, et très près d'être verrouillé. Un nouveau réalisateur et un nouvel auteur, et ils ont tous les deux réussi leur coup dès la première fois. Maudit soit leur talent, enfermez-les dans un placard!

 

    11. En cours de tournage EN CE MOMENT! Depuis une semaine, Dame Diana Rigg et sa fille Rachael Stirling jouant ensemble dans un scénario de Mark Gatiss. Vous pensez probablement que ça sonne comme une combinaison de différentes folies, et Seigneur, vous avez raison! Mark, qu'est-ce qui se passe dans ta tête?! Tu n'as pas peur là-dedans, tout seul? Es-tu tout seul? Est-ce qu'il y a des gobelins et des ombres qui ricanent et un clown momifié?

 

    12. Quatrième version.

 

    13. Les deux tiers d'un scénario bourdonnent et caquettent dans l'ordinateur de l'auteur, qui est dans un pays lointain, et probablement un peu effrayé. Bien qu'il ait probablement l'habitude de tout ça.

 

    14. Oh, pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qui se passe avec celui-là? Je veux une mise à jour TOUT DE SUITE! Qui écrit ça? ... Oh. Saleté.

 

    Swindon. Non, ça n'est pas un titre (je ne pense pas que ça marcherait, et vous?), c'est un endroit. Mon train viens d'y passer, et ça veut dire que je suis environ à mi-chemin vers Cardiff. Et puisque nous avons commencé à filmer notre 8e épisode (dans l'ordre de production) j'ai décidé de croire que c'était symbolique - à mi chemin vers le nouveau Doctor Who!

 

 

    A ce stade, alors que je tapais, je me suis demandé si ça serait trop mielleux de mentir et de terminer sur les mots "Oh regardez, le soleil vient de sortir". Et à ce moment précis, le train est entré dans un tunnel... Symbolisme - ne faites pas attention!

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 09:50

prodnotes

 

Pour ce numéro, Chris Chibnall nous parle de ses deux nouveaux scénarios pour le Docteur, Amy et Rory...


 

    De nouveaux Doctor Who! Ils arrivent! Cinq épisodes plein de... et bien, de tout. Fou, sombre, drôle, haletant et émouvant - et ça c'est juste le pré-titre de l'épisode 1 de Steven Moffat!

    Écoutez, je ne dirige pas la série, donc je ne suis pas obligé de vous mentir comme Steven le fait tout le temps. Mais en l'absence de Steven - qui est soit (a) entrain de finir un scénario en retard, (b) à une cérémonie de remise de prix ou (c) les deux - ce prochain jet d'épisodes, clôturant l'histoire du Docteur et des Pond, est épique, ambitieux et comme toujours un peu dingue. Moffat ramène tous les Daleks ayant jamais existé. Un western Doctor Who de Toby Whitehouse, brillamment dirigé par Saul Metzstein (J'ai vu les premières coupes diffusées pour l'équipe et les acteurs dans le Blue-Box café aux maintenant disparus studios d'Upper Boat, le jour où Doctor Who a quitté les lieux pour toujours.) Des Anges Pleureurs à New-York, et les derniers jours des Pond.

 

    Et puis il y a mes deux épisodes: totalement différents l'un de l'autre. Ils sont nés début 2011 dans un club privé à Londres (en général quand vous rencontrez Steven Moffat à Londres, c'est dans un club privé. Ceci parce que, soyons honnêtes, il a perdu tout contact avec le commun des mortels maintenant qu'il possède les Deux Plus Grandes Séries De La TélévisionTM. Ou peut-être parce que le club est au coin de sa rue et qu'il n'a le droit de s'éloigner de son clavier que sur une courte distance.) On ne peut pas se rencontrer dans des cafés ou des pubs parce que les gens pourraient nous entendre et twitter en live les réunions pour les scénarios de Doctor Who. Cette fois nous sommes même dans une salle privée à l'intérieur du club privé parce que la dernière fois que Steven a rencontré quelqu'un dans la salle commune du club, quelqu'un a, euh.... twitté en live la réunion.

 

    La première réunion est l'une des meilleures parties du processus. Principalement parce que, en tant qu'auteur, on n'a encore rien à faire. Vous êtes là pour écouter et voir si le sujet vous attire. Cette fois, Steven a beaucoup dit le mot "blockbuster" et "une idée à mettre sur poster géant". Puis on est entrés dans les détails et il m'a annoncé le titre qu'il voulait donner à l'épisode 2. J'ai regardé par la fenêtre, pour faire croire que mon cerveau d'auteur commençait à travailler. Mais en fait, tout ce à quoi je pense c'est "C'est brillant! Comment on va faire ça? On ne sera jamais capable de faire ça. Est-ce qu'il est vraiment entrain de me demander de faire ça?" C'est une réunion étrange, Steven continue à utiliser le mot "Enorme" et "grandiose" et Marcus Wilson, au lieu de calmer Steven, semble approuver de la tête. Je m'en vais, avec juste le titre de l'épisode et un accord pour écrire celui-ci et un autre, avec une impression d'avoir été l-opposé-d-agressé.

    Elles sont super, ces premières réunions.

 

    De là tout ce que j'ai à faire c'est de transformer un titre en épisode. Facile! Euh, enfin, comme vous l'avez lu un million de fois ici, écrire pour Doctor Who n'est pas comme écrire n'importe quoi d'autre, que ce soit pour la télé ou autre. Beaucoup plus exigeant, sur le plan technique, de l'imagination et de la logistique, que quoi que ce soit. C'est impossible et excitant, douloureux et palpitant. Parce que vous écrivez pour Doctor Who et que pendant un temps, tant que ça correspond au titre de la série, l'opinion des autres, ce qui d'après eux doit ou ne doit pas être fait dans Doctor Who, n'a pas d'importance. C'est hors sujet: l'épisode appartient à l'auteur à ce stade. Vous pilotez le vaisseau, vous devez faire vôtre la série, définir le monde, les personnages, l'histoire, le ton. Quand tout va bien, c'est la meilleure des sensations. Mais d'autres jours feront fondre votre cerveau, alors que le Docteur comptera sur vous pour résoudre le problème dans lequel vous l'avez placé.

 

    Et pendant tout ce temps, dans un coin de votre tête, vous savez que pas si loin dans le futur, vous devrez vous asseoir en face des acteurs pour le readthrough. Un autre grand moment dans le processus: quelques uns des meilleurs acteurs avec qui vous pourriez espérer travailler, qui donnent vie aux mots.

    Mais encore une fois, les readthroughs pour Doctor Who - ils ne sont pas comme ceux des autres séries. Le cercle intérieur de tables au milieu de la pièce, avec l'auteur, les producteurs, le réalisateur et les acteurs. Mais c'est le cercle extérieur  qui rend un readthrough de Doctor Who différent. On y trouve 57 personnes différentes du service Marketing au service international en passant par les Comics et les Images (incluant le charmant Jason Baron, un homme que j'ai vu pour la dernière fois il y a plus de 10 ans alors qu'on participait tous les deux à une tournée dans les théâtres britanniques dans un spectacle incluant les deux managers d'équipes de foot Malcom Allison et Tommy Docherty. Aujourd'hui, 13 ans plus tard, on travaille tous les deux sur Doctor Who - il dirige la Campagne Photo, et je suis l'auteur. Pour moi non plus ça n'a aucun sens). Mais les yeux de ces 57 personnes sont braqués sur vous alors que le readthrough commence: tous se demandent: c'est un bon?

 

    D'autres chouettes moments: le premier jour de rushes. (Quel casting!) La réunion de la première semaine. Un edit dont les gens semblent satisfaits. Un sms de Caro Skinner (alors que j'écris ceci) disant qu'elle est dans le studio musique avec Murray Gold, et attends d'avoir entendu la musique. Un e-mail de Steven demandant qu'est-ce que tu en penses qui on a [EDITE] pour faire [EDITE]. Oui, s'il te plait!

 

    Et puis un autre épisode: totalement différent de l'épisode 2, rempli de Pond - le dernier readthrough des Pond, avec Matt et Karen et Arthur qui arrivent tout droit d'une séance photo, encore en costumes, mangeant des fish&chips tout en lisant. Et au beau milieu, Matt qui s'arrête pendant une petite scène pour dire "Attendez. On a vraiment [EDITE]?". Oui, vraiment.

 

    J'essaye de vous parler de ce qu'il y a de meilleur à être impliqué dans le processus. Mais en fait, c'est juste l'ensemble. Je pars écrire mes propres histoires, travailler avec d'autres gens. Mais cette équipe, ces gens, travaillant pendant un nombre d'heure fou, plaçant tout leur argent sur la série, faisant de ces colossales idées une réalité. Ils sont vraiment les meilleurs du milieu. Doctor Who revient sur vos écrans bientôt. Plus énorme et plus fou que jamais. Ca vaudra toute l'attente.

 

    Promis.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 08:58

Un jour, l'une d'entre elles a porté le numéro 1. C'était un jour de mars 2004; le neuvième Docteur n'avait pas encore de visage, Rose n'était qu'une idée, la nouvelle série qu'un rêve de tant d'années, sur le point d'enfin se réaliser. La main tenant la plume n'était pas encore écossaise, mais Galloise. Elle appartenait à Monsieur Russell T. Davies


 

341.jpg

 

 

     Vous allez détester cette page. Peut-être pas tout de suite, mais dans les mois à venir, oh oui. Parce que vous voulez savoir [a] qui joue le Docteur, [b] qui joue sa compagne Rose, et [c] est-ce que les Daleks reviennent? Et je ne peux pas vous le dire. Je dois être professionnel. Beaucoup de ces informations reposent sur des contrats, des négociations, de l'inspiration, et tout peut changer au sortir du chapeau magique du proverbe.


    Il y a suffisamment de spéculations sur internet ("Rose Tyler est une scientifique du 21e siècle qui découvre le voyage dans le temps!" Euh, non. "Mon ami s'occupe des prosthétiques!" Nan, définitivement pas. "Russell T Davies peut tenir toute la nuit!" oh, d'accord, pas faux.) Donc tout ce que je peux faire dans cette colonne est de maintenir les choses au calme. Dans les années à venir, cette période sera connue comme celle de la Grande Tergiversation. D'étranges limbes nébuleuses, ressemblant un peu à la spirale de la Mandragore mais sans les cailloux, construite sur des promesses et des possibilités, mais sans le moindre fait solide.

Mais les faits viendront. Je le jure. Pour toute la frustration actuelle viendra le temps - bientôt, j'espère - où vous ne pourrez plus vous dépêtrer des costumes et des vaisseaux spatiaux et des CV d'acteurs. Et alors que ce temps approche, j'espère que vous pourrez lire tout ça ici en premier, dans les pages du DWM.


    Parce que j'adore ce magazine. Vraiment. Je l'achète depuis le tout premier numéro. Il y avait un vendeur de journaux à Swansea, au nom merveilleux de Billy Hole, qui recevait le Doctor Who Weekly le mercredi au lieu du jeudi. Tous les mercredis, je traversai la ville pour l'avoir. Oh, il y a si longtemps. Ma mamie était encore en vie, ma maman était encore en vie. Il y a un million d'années.

J'ai gardé chaque numéro. J'en ai perdu une paire ou deux aux alentours du numéro 130, mais c'était une période très alcoolisée - vous auriez dû voir tous les amis que j'ai perdu, sans parler des magazines. Mais j'ai persévéré. J'ai même fait mettre une vitre à certaines étagères, parce que j'étais (heureux) fumeur, et je rendais les pages jaune vif.

Donc maintenant, en collaboration avec notre charmant éditeur (qui est comme une voix criant des coulisses, qui ressemble beaucoup à l'éditeur dans The Sparky People, ou suis-je le seul à me souvenir de ça?) nous espérons publier des infos inédites dans le DWM au cours de l'année à venir. Ne nous voilons pas la face, quand il s'agira des gros trucs, comme l'annonce du Docteur, ça sera une histoire de tabloïds et de grands formats. DWM devra faire la queue. Derrière un poteau, près des toilettes, probablement. Mais il y a certaines histoires que l'on peut préserver pour le DWM - l'annonce des scénaristes dans ce numéro pourrait, si nous avons réussi notre coup, être une exclusivité. Et ça n'est que le début. Avec un peu de chance, nous pourrons vous donner tout ce que le Mirror ne voudrait pas publier - le nom des artistes des effets spéciaux, le nombre de figurants déguisés en élans de l'espace, et peut-être le retour des Wolfweed. Lisez tout ça ici! Avec un peu de chance, et un peu de cache-cache et peut-être même un petit slalom, DWM sera même en avance sur internet. Impossible! Mais j'adorerais essayer.


    Bien sûr, j'adorerais proposer quelques choses à l'écran sans que personne n'ait été prévenu. Ni dans le DWM, ni sur internet, nul part. Est-ce que c'est possible, de nos jours? On va voir ça.


    J'espère aussi que dans les mois à venir, il y aura des moments où cette rubrique ne sera qu'un gribouillis rapide et énervé, parce qu'on sera trop occupé pour écrire quoi que ce soit. Ça sera marrant. Et puis-je être le premier à faire la remarque, j'en ai marre de voir mon nom s'étaler tout le temps. Non, vraiment, arrêtez de rire (merci, papa), je suis sérieux. Parce que je mesure 2 mètres et que j'ai une grande bouche, je peux sembler un peu possessif. Mais cette série magnifique, éclatante apparient aux millions d'entre nous qui l'ont aimée, et à tout ceux qui l'aimeront, et elle est maintenant aux soins d'une équipe de production dont le nombre atteint éventuellement la centaine. J'espère que, dans le futur, certains d'entre eux pourront utiliser cette colonne pour décrire la production de leur point de vue. (Oh, regardez-les courir. Jamais aussi vite quand il s'agit de venir travailler, n'est-ce pas?)


    En l'absence de faits, laissez-moi essayer de décrire la situation actuelle. Nous sommes dans les limbes parce qu'il nous faut encore caster un Docteur. L'étape du casting vient tout juste de commencer, et nous gardons toutes les options ouvertes. Jusqu'à ce que l'acteur soit bloqué, on ne peut pas fixer les dates de productions, et tant qu'elles ne sont pas fixées, on ne peut pas décider de la date de diffusion, ni proposer de contrat à qui que ce soit. Réalisateurs, costumiers, maquilleurs, tous dans les limbes. Je ne veux pas laisser penser que nous sommes désorganisés: tous les dramas du monde prennent forme de cette façon. (Sauf peut-être Lesley Joseph dans Rumble, je crois que ça a dû prendre une après-midi.) Sur base de suppositions, on se dit que l'on a encore deux mois, grand maximum, avant de pouvoir donner des noms.


   PN-1---341.jpg Mais il y a certaines choses que l'on peut fixer. Croyez moi, il y a certaines informations qui n'atteindraient jamais les pages d'un article de la rubrique Archives du DWM, ma favorite du moment étant: " si on choisit ce studio, on n'a qu'un parking temporaire, mais des places permanentes sont en cours de projet." Oh, si glamour! Mais toutes ces choses doivent être faites. La BBC parle déjà de "gestion de la marque" et un homme est entrain d'obtenir les copyrights pour le matériel dont j'ai besoin dans l'épisode 12. L'Associé de Production a élaboré un emploi du temps magnifique, complexe, toujours en changement, dépendant du fait que nous commencerions à filmer en Mai, ou en Juin ou en Septembre, ou en Janvier. Sur film ou sur cassette? Et nous parlons du casting tous les jours - pas juste celui du Docteur, mais aussi de Rose, et d'un personnage très important dans l'épisode 9. Dans le même temps, les scripts editors - oui, au pluriel -  organisent des rendez-vous avec Paul, Steven, Mark, et Rob.


    Et l'épisode un (ou bien est-ce l'épisode 697?) a été écrit. Il contient les mots "radial", "balcony" et "shunt".

 

Ca commence à commencer...

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 06:45

prodnotes

 

Pour ce numéro, Steven,  du bord de la route, regarde Amy et Rory disparaître de Doctor Who pour toujours...


 

   Cette fois je l'ai vu arriver. J'ai vu Amelia Pond et Rory Williams quitter le monde pour ne plus jamais y revenir.

 

   Comme vous le savez sûrement, la télévision se fait dans le désordre - rien n'est jamais filmé dans le bon ordre, et les premier et dernier moments d'un acteur dans son personnage ont rarement une grande signification. C'est toujours quelque chose d'absurde, sans importance. Quelqu'un crie "Hé, toi!" ou un gros plan d'une main. Je me souviens, il y a des années, avec Press Gang (jetez-y un oeil, c'était plutôt bon à son époque) et la toute première scène que nous avons tournée concernait deux de nos personnages principaux (Dexter Fletcher et Kelda Holmes) qui rentraient en trombe dans un bureau - ce qui n'était pas si mal puisque ce bureau était sur le point de devenir le lieu central de la série.

   Mais la fin, plusieurs années plus tard, a failli être bien mieux: nos deux personnages principaux (Dexter toujours et Julia Sawalha) interprétant la toute dernière scène de la série. Je me souviens m'être tenu là, à quelques mètres d'eux, entourré par presque toute l'équipe de production tous déjà prêts pour la fête de fin de tournage, écoutant les tous derniers dialogues que ces personnages prononceraient jamais.

Et alors, bien sûr - parce que c'est la télévision - nous avons tourné une scène de Dexter regardant par une fenêtre, gâchant toute l'affaire. La fête était chouette cela-dit, et j'ai très mal dansé.

 

   Ah, comme si ça vous intéressait, un vieil homme blablatant sur sa vieille série. Et bien, je suis d'humeur nostalgique, parce que juste l'autre jour toute une période de ma vie, et probablement de la votre, et certainement de Doctor Who, a achevé son dernier numéro autour de moi. Amy et Rory ont prononcés leurs derniers mots et pour une fois, c'était absolument parfait.

 

   La loi du désordre s'est appliquée comme toujours, bien sûr. Ça n'était pas l'épisode 5, celui dans lequel les Pond partent effectivement, il était déjà sur la bande (et il pleurnichait tranquillement dans sa boite, si vous écoutiez d'assez près). C'était l'épisode 4 de Chris Chibnall - qui, je suis ravi de vous le dire, est l'un des meilleurs scénarii à avoir jamais atteint mon bureau depuis que je fais ce boulot - et voici à quel point ces derniers instants étaient parfaits.

   Vous vous souvenez de The Eleventh Hour et de l'hôpital dans lequel Rory travaillait? Ou le prisonnier Zéro a eu sa dernière confrontation avec le dernier des Seigneurs du Temps? Quand le Docteur a trouvé son noeud papillon et a fait un peu de sa magie et a affronté l'oeil géant? Et bien, nous y étions de nouveau! De retour à l'endroit où nos trois héros se sont pour la première fois dressés tous les trois et ont sauvé le monde!

 

   Et c'est bien entendu là que les choses deviennent dingues. Parce que, oui, nous filmions quelques scènes de Rory au travail, mais parce que c'est de la production télé, et que rien n'a jamais de sens, c'était sensé être un hôpital différent. Ce qui marchait bien, puisque pour The Eleventh Hour nous avions utilisé l'extérieur de l'hôpital, mais pas l'intérieur, alors que cette fois nous utilisions l'intérieur, mais pas l'extérieur. Vous suivez? Non, moi non plus.

    Mais peu importe, en franchissant les portes j'ai été envahi par une vague de nostalgie. Leadworth à nouveau! L'infirmier Rory. La policière Amy. Matt dans le costume de David et un gros serpent effrayant qui sortait du plafond (d'ailleurs, comment il a fait ça, qu'est-ce qu'il y avait là au dessus, et qu'est-ce qu'il faisait quand y avait pas de plafond?) C'était une belle époque - et nous étions là, bien trop tôt, sur le point de la conclure.

 

   Je suis rentré dans Marcus Wilson dans le couloir. "C'est quoi la dernière scène?" demandais-je. "Que vont-ils filmer en tout dernier?"

J'étais assez certain que la réponse serait bonne, parce que comment pouvait-elle ne pas l'être? C'était le jour des couloirs et des courses poursuites et des dangers mortels! N'importe quoi ce jour là serait une façon iconique d'en terminer.

"La scène dans le jardin"

"... Pardon?"

"La scène dans le jardin, quand le TARDIS s'en va. A la toute fin."

"Mais on l'a faite l'autre jour!"

"On a oublié un plan."

"On n'est pas dans un jardin."

"On en a fait un."

Et là, dans le hall, se trouvait un petit morceau de jardin et la magnifique cabine de police bleue prête à avaler Amy et Rory pour toujours.

 

   C'est un drôle de moment, de regarder les acteurs dans leurs personnages pour ce que l'on sait être la toute dernière fois. Ça n'est pas comme si vous n'alliez plus revoir ces gens - vous les verrez très souvent, ce sont vos amis - mais cette magie particulière, ces gens, dans ces vêtements, faire cette chose que vous les avez vu faire des milliers de fois durant l'été sans fin du meilleur boulot que vous n'avez jamais eu... dans quelques secondes maintenant, ça n'arrivera plus jamais.

   Et Seigneur, un moment plus tard, quand ce moment est arrivé, il n'aurait pas pu être plus iconique.


   Aussi simple que ça. Gros plan sur le TARDIS. Nos trois héros flamboyants courant vers le TARDIS, se tournant un instant, faisant un salut d'au revoir de la main (oh, arrêtez ça) avant de disparaître à l'intérieur.

 

   Il a fallu plusieurs prises bien sûr, et puis "juste une dernière!" dit le réalisateur Douglas Mackinnon, mon vieil ami de Jekyll. Parce qu'il sait que l'on vient de dépasser l'horaire, il envoie un sourire joyeux au producteur. "On la refait juste un coup".

"J'ai entendu," dit Marcus, comme si tout le Yorkshire grommelait d'une seule voix.

   Et donc, en regardant cette fois, je savais que c'était définitivement la dernière prise. Dans quelques instants, Douglas crierait "Coupez", et Matt, Karen et Arthur sortiraient du TARDIS en riant et pleurant, je ferais quelques blagues hautement inapropriées en guise de discours, et quelques heures plus tard nous serions tous à une fête, et je danserais très mal. Mais c'est juste la vraie vie. Qu'en est-il de l'histoire?

   Qu'en est-il des Pond? Amy et Rory ne ressortiraient pas de la boite. Où vont les personnages quand l'histoire est finie?

 

   Je n'en sais rien, bien sûr - mais où qu'ils aillent, je les ai regardé partir. Douglas a crié "Action", nos trois héros on couru pour la toute dernière fois vers le TARDIS, et alors Amelia Pond et Rory Williams sont entrés dans la boite bleue et ont quitté le monde.

 

   Et je ne les ai jamais revus.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:57

prodnotes

 

Pour ce numéro, le Moff prévoit quelques améliorations sur l'Etoile Noire.Quoi? C'est l'autre Moff...?


 

"Moff!" dit la voix dans le téléphone. "Arrête d'écrire et viens ici!"

Soyons clairs: je n'ai jamais demandé à quiconque de m'appeler Moff. Je ne l'ai pas suggéré, encouragé, ou de quelque façon accepté. Et encore moins lorsque c'est LE Moff: J'ai pas mal de fantasmes, mais être Peter Cushing dans Star Wars n'est pas l'un d'entre eux. Pendant longtemps, j'ai refusé d'admettre que ça arrivait vraiment. Mais alors quelques journaux ont dit que j'étais surnommé ainsi, et Karen l'a dit en recevant son NTA, et quand j'ai mentionné ma perplexité à ma femme, elle a pris un air fuyant et a quitté la pièce: plus tard, j'ai remarqué que sur sa bio twitter, elle était "la femme du Moff". Est-ce que je ressemble à un Moff, est-ce que mon sourire a un reflet d'Etoile Noire, est-ce que je -

"Moff, ferme-la à propos de ton Etoile Noire et viens ici! Il faut que tu voies ça!"

 

Ok, donc la voix au téléphone était celle de Matt Smith, et à l'évidence je sais qu'il y a mieux à faire que désobéir à un ordre direct du Docteur lui-même. J'étais à ce moment là dans ma chambre d'hôtel à New York. La première chose que j'avais faite ce matin là avait été de me rendre à Central Park pour voir les premières prises du Docteur et des Ponds qui pique-niquaient sur un rocher. Une jolie petite scène sans monstre, juste quelques dialogues et un livre. Oh, mais c'est le début de.... enfin, peu importe. Tout ça est encore à venir, inutile de vous embêter avec ça pour l'instant.

 

Et bien entendu, puisque nous étions à New-York - du moins c'est ce que je m'étais dit - il n'y avait qu'un seul fan qui nous regardait. Juste un type avec un appareil photo, qui frissonnait des pieds à la tête en voyant que le Docteur s'était pointé dans sa propre ville.

"C'est pas notre foule habituelle", ai-je dit à Marcus accroupi devant le moniteur.

"Cinq semaines avant que nous ne filmions Noël. On n'a pas de script, " a-t-il répondu telle une lointaine tempête grondant dans le Nord.

"Je suppose qu'on n'a pas tant de fans que ça ici" continuai-je dans ma voix spéciale super joyeuse, pour lui remonter le moral.

"Cinq semaines. Pas une page," a-t-il entonné comme la cloche d'une église dans l'un de ces films sur les gens du Nord où un jeune enfant meurt et probablement un chien, aussi.

"Je me demande quelle sorte de fanbase on a ici, parce que les diffusions -"

"Semaines: cinq. Pages: aucune," suivi d'une série de voyelles pleurées.

"Tu sais", ai-je dit de ma voix spéciale changement de sujet, "je vais sûrement flâner jusqu'à l'hôtel et travailler un peu, en fait."

Il m'a jeté un regard qui aurait pu décapiter un passant par surprise, et a remarqué "flâner?"

 

De retour à l'hôtel, j'ai déjeuné (heureusement, il y avait quelques Pringles dans ma chambre" et j'ai essayé de trouver quelque chose de suffisamment intéressant pour l'écrire dans mon script. Quatre pages plus tard (et je veux dire quatre pages que j'ai coupées parce qu'elles étaient nulles) Matt était au téléphone, et j'étais entrain de retourner à Central Park. Et Oh mon Dieu!

Ma première pensée a été qu'il avait dû y avoir un accident - quoi d'autre pouvait expliquer cette ENORME foule. Je veux dire, Matt avait dit que quelques personnes étaient venues voir le tournage, mais certainement pas autant. Pas ces centaines de personnes, pointant du doigt et encourageant et riant. Bon sang, me suis-je dis, Central Park est un endroit cruel pour avoir un accident. Mais non. Là, au centre de toute cette excitation, avec l'air le plus étonné que je ne leur avais jamais vu, se trouvait l'équipe de Doctor Who.


Il y avait Matt Smith qui faisait des bonds pour aller aux toilettes - et qui obtenait d'énormes applaudissements pour ses efforts. Cardiff ne sera plus jamais la même pour lui!

Il y avait Arthur Darvill qui refusait d'aller aux toilettes après Matt, au cas où il aurait moins d'applaudissements.

Et il y avait Karen Gillan, qui fixait son téléphone, se demandant si elle devait rejoindre Twitter.

"Je ne pense pas que tu en aies besoin," ai-je dit, "je crois qu'ils nous ont tous suivis au travail".

Et il y avait Caro Skinner, qui elle aussi vient du Nord: "Fini Noël?" a-t-elle demandé.

"Il y avait quelques Pringles dans ma chambre,' répondis-je, choisissant de réinterpréter sa question comme une investigation sur mon déjeuner.

"Et bien, il y a de la vraie nourriture là-bas", a-t-elle dit en pointant la cantine.

 

Donc je me suis dirigé vers la grosse caravane avec toute la nourriture - mais ça impliquait de traverser la foule à nouveau. Et cette fois (en l'absence, soyons clairs, de quelqu'un de plus excitant) la foule a décidé de m'applaudir. Ils ont crié et m'ont applaudi jusqu'aux plats à choisir. Je suis resté planté là, paralysé par l'embarras et l'indécision, et ils ont émis des bruits d'encouragement ("vas-y, Moff!").

Un groupe de filles a émergé de l'autre côté de la caravane et a commencé à me prendre en photo. Plus embarrassé que je ne l'avais jamais été (et je suis timide et Écossais et je peux perdre mes mots devant un arbuste de taille moyenne) j'ai paniqué et attrapé le premier vieux truc qui me tombait sous la main.

"Des Pringles?" s'est étonnée Caro en me voyant revenir.

"Ils marchent vraiment bien pour moi".

"Combien de pages aujourd'hui?"

"Quatre"

"Pas mal"

"Ouais"

 

Quelque part entre ce moment et la nuit suivante - où plus de mille personnes se sont déplacées pour voir l'équipe du TARDIS entrer et sortir en courant d'un immeuble - j'ai d'une certaine manière trouvé le temps de commencer à aimer ça. C'était Doctor Who! La série avec laquelle j'ai grandi, la série que j'ai aimé toute ma vie - et elle était là, à New York pour deux nuits, entourée de foules hurlantes. Pensez-y un moment. Qui aurait cru que ça pouvait arriver? Souvenez-vous de ce hiatus de 15 longues années quand notre série a disparu? Si on vous avait raconté ça pendant ces longues et terribles années, vous y auriez cru? Doctor Who n'est pas simplement revenu, il est devenu énorme. Et, miracle parmi les miracles, il continue de grandir.

 

A la fin de la nuit, je me suis entassé dans un minibus avec Matt et Karen - et autour de nous, les gens criaient et les flashs crépitaient. "Matt, souris!" "Karen, veux-tu m'épouser?" "Moffat, tu peux pousser ta tête?"

Et alors que le bus démarrait, une jeune femme dans un T shirt Sherlock (oh, salut, l'Autre Type) cogna de sa main contre le bus "Mr Moffat! J'ai une lettre de fan! S'il vous plaît, Mr Moffat!"

Quoi, une lettre de fan. Pour moi? pour moi?!

"Une lettre de fan de Sherlock! S'il vous plaît, Mr Moffat, vous devez la prendre!"

Matt s'est tourné vers moi. "Tu veux que je la prenne pour toi?"

Pardon, quoi, QUOI?! Une lettre de fan pour moi, et Doctor Who se proposait de la prendre pour moi. J'ai des lettres de fans, et Doctor Who est mon facteur.

"Ouais, pourquoi pas", ai-je dit, l'air grand et important. Donc Matt a émergé de la fenêtre et a pris la lettre.

"Je peux la lire?" a demandé Matt. "Et si je la lisais à voix haute?"

Doctor Who allait me lire mon courrier de fans?! Ok...

"Comme tu veux," ai-je dis avec noblesse. Et oh, comme je pouffais. Pendant un instant j'ai osé croire que c'était vrai. Que je n'étais pas juste un simple bourru d'écossais avec des cheveux surréalistes, j'étais LE MOFF. Laissez entrer la foule! Laissez venir les adulateurs! Détruisez l'Alliance!

 

Matt a ouvert la lettre, a eu un petit rire, puis s'est éclairci la voix et a commencé à lire...

 

"Cher Mr Gatiss..."

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